23 mai 2012

Nancy Holt et le land art, Avignon Locators

Nancy Holt, une des figures emblématiques du land art, inaugurera le 14 juin prochain sa première œuvre permanente en France, "Avignon Locators" (1972-2012), dans le parc de l'Université d'Avignon( jeudi 14 juin 2012 à 17h30 dans les jardins du campus Centre-ville).
A cette occasion sont organisés une exposition Les Génies du Lieu : Land Art et art environnemental , et un colloque international "staging the land* l’enjeu de la perception dans la création contemporaine in situ", réunissant des spécialistes du Land Art et de l'art in-situ tels que Gilles Tiberghien, Anne-Françoise Penders, Ben Tuffnell ou Fabien Faure.
L'accès à la manifestation est gratuite.
Tous les détails sur le site: www.nancyholt.com

Photo: Jan Niks. ©The Estate of Robert Smithson / Pictoright Amsterdam.

 Avignon Locators est une œuvre de l'artiste américaine Nancy Holt, plasticienne, vidéaste et photographe de renommée internationale maintes fois récompensée (voir ci-dessous son actualité). Cet observatoire à l’œil nu, qui s'inscrit dans le courant du Land Art ou de l’art environnemental, est envisagé par Nancy Holt comme une réactivation d’une de ses œuvres majeures, Missoula Ranch Locators – Vision Encompassed (Montana, 1972), aujourd’hui démantelée. L’installation avignonnaise marquera le 40ème anniversaire de cette création. Il ne s’agit pas seulement d’une œuvre à voir mais aussi d’une œuvre pour voir, qui invite à une réflexion sur les phénomènes de perception sensorielle et sur la place de l’observateur dans son environnement, en même temps qu'elle met en valeur le patrimoine du campus. Avignon Locators sera la première œuvre pérenne réalisée en France par Nancy Holt, la seconde en Europe — l’autre étant implantée en Finlande.

 "Sun Tunnels: Sunset," 1976, Great Basin Desert, southeastern Utah. Photo: Nancy Holt.

Le colloque interdisciplinaire propose d’explorer le domaine particulier de la création artistique contemporaine in situ – Land Art, art environnemental, art public, performance – sous l’angle de l’analyse de la perception sensorielle, intellectuelle et esthétique, de l’étude de formes contextualisées / conceptualisées et de leurs modes de représentation.

"Missoula Ranch Locators – Vision Encompassed" (1972), Montana. Démantelée. (auteur photo?)
 

Nancy Holt, Missoula Ranch Locators: Vision Encompassed, 1972, Missoula, MT
Diameter: 40 ft.  Steel Locators 5 ft. x 1 ft.  Photograph: the artist 
Photograph courtesy Haunch of Venison Gallery, London and New York



Nancy HoltMissoula Ranch Locators: Vision Encompassed (Detail) 1972, Missoula, MT
Diameter: 40 ft.  Steel Locators 5 ft. x 1 ft.  Photograph: the artist
Photograph courtesy Haunch of Venison Gallery, London and New York

 L'exposition se déroulera dans les murs de la Bibliothèque Universitaire, organisée en partenariat avec le Musée Gassendi de Digne-Les-Bains et l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon. L’exposition propose une histoire en image de ce courant de l’art contemporain, depuis les précurseurs comme Brancusi et Noguchi jusqu’aux jeunes créateurs comme Cyprien Gaillard, Joan Fontcuberta, ou Andy Goldsworthy, en passant par les grandes figures révélées dans les années 1960 telles que Robert Smithson, Michael Heizer, Dennis Oppenheim, Walter De Maria, Robert Morris, Charles Ross, James Turrell, Christo et Jeanne-Claude, Richard Serra, Richard Long ou Herman de Vries. Une partie de l’exposition est entièrement consacrée à la série des Locators de Nancy Holt, de Missoula à Avignon, qui a engendré, entre autres, Sun Tunnels (1973-76), une icône du genre.

 © Nancy Holt, Sun Tunnels (detail), Great Basin Desert, Utah, 1976.

Informations trouvées en majeure partie sur le site dédié à la défense de la Spiral Jetty de Robert Smithson (que nous avons déjà évoquée à maintes reprises) : http://spiral-jetty.blogspot.fr/
Pour "approfondir" la question des Tunnels, voir sur wikipedia.
Découvrir quelques vues de "Up and Under" à Pinsio (Finlande).
Derniers jours de la souscription pour la réédition de "Land Art", le livre de référence de Gilles Tiberghien, proposée sur le site Crowbooks.
Un site de référence : OBSART | Blog du Land Art . Merci à Marc de Verneuil (Observatoire du Land Art) pour sa vigilance et son soutien documentaire.
Et n'oubliez pas notre liste de liens consacrés au land art dans la colonne de gauche de SCULPTURE...

La Spiral Jetty vue de Rozel Point. Photo: Soren Harward / wikipedia

15 mai 2012

Ahmet Ögüt, le château dans le ciel


Pour sa contribution à TRACK, ‘The Castle of Vooruit’, Öğüt prend comme point de départ l’histoire socialiste de Gand. Il se concentre sur le Vooruit, la coopérative de la classe ouvrière gantoise à partir de la fin du dix-neuvième siècle jusqu’au début des années 1970, qui gérait aussi bien une salle des fêtes qu’un quotidien. En référence au "Château des Pyrénées" (1961) du peintre surréaliste belge René Magritte, Öğüt fait flotter à proximité du centre artistique Vooruit un gigantesque ballon gonflé à l’hélium en forme du rocher flottant de Magritte. Il remplace le mystérieux petit château qui le surplombe par une réplique du Vooruit. Öğüt capte dans une seule image surréaliste les failles d’une philosophie sociale utopique.
Le site de l'artiste : http://www.ahmetogut.com/


Il était présent à la biennale de Venise avec l'installation "exploded city"; une maquette de ville bien anodine au premier abord, qui se révèle un assemblage de lieux marqués par la mort et la dévastation... comme le Madimak Hotel de Sivas, l' Europa Hotel de Belfast, l' HSBC Bank d'Istanbul, la Mosquée Ferhadija à Banja Luca, le pont de Mostar, la Water Tower de Vukovar, le TV building de Beyrouth, la National Library de Sarajevo, la poste de Prishtina, le Tikrit Museum, l'école de Beslan ...


TRACK est une expérience artistique unique dans la ville de Gand. 44 artistes du monde entier ont été invités à créer une œuvre originale dans toute la ville. Du 12 mai au 16 septembre 2012 à Gand (B)

11 mai 2012

ArcelorMittal Orbit tower, le mécano des jeux de Londres

 


Premières images vidéos de l'ArcelorMittal Orbit tower réalisées par des journalistes du Guardian, la sculpture/tour dessinée par Anish Kapoor pour les jeux olympiques de Londres (Olympic village à Stratford, east London). Des avis enthousiastes du côté officiel, plus mitigés de la part du public...

Nous vous avons déjà parlé de ce projet : 
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/anish-kapoor-lart-des-jeux.html

Et un "best of the making of", assemblage de séquences prises lors du montage de la tour (avec musique horripilante à désactiver...), qui, faute de révéler un chef d'œuvre plastique universel, rend hommage aux concepteurs de ce mécano géant; et ce ballet de grues géantes nous fascine malgré tout lors de ces vues prises en accéléré.

09 mai 2012

Daniel Buren, la couleur excentrique du Grand Palais


Le plasticien français Daniel Buren, fidèle à l'esprit de Monumenta, a créé une œuvre monumentale inédite dans la Nef du Grand Palais, avec sa somptueuse verrière qui culmine à 45 mètres de hauteur.

 
 (les photos du post proviennent du site Monumenta)

Un pari sur la lumière, comme l'avait déjà réussi son prédécesseur Anish Kapoor en 2011; Daniel Buren présente Excentrique(s), une installation composée de disques (de 2 à 6,5 mètres de diamètre) disposées à différentes hauteurs qui colorent (bleu clair, jaune d’or, orangé et vert tendre) l'environnement du visiteur. Des miroirs circulaires sont également disposés au sol (voir détails des dispositifs et un ensemble très large d'articles à propos de l’œuvre et de l'artiste ).


"Anish Kapoor avait rempli la nef avec une structure gonflable qui annulait le bâtiment. Là c'est l'inverse. L’œuvre de Buren révèle la monumentalité du lieu. Les miroirs renvoient à son architecture", souligne M. Bouchain. "C'est un hommage à la géométrie, à la construction métallique", dit-il.


  "Concevoir en mettant l'accent sur le lieu est aussi important que l’œuvre. Je montre que ce que je fais n'est pas une œuvre, mais dépend du lieu dans lequel elle va se trouver."Daniel Buren


La manifestation est ouverte au public du 10 mai au 21 juin 2012.

Le site de l'artiste :  http://www.danielburen.com/
Nous avons déjà parlé de Daniel Buren :
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/buren-paris-bruxelles.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/04/daniel-buren-dans-le-vent-beaufort03.html

Photo : Benoit Tessier/Reuters

Francesco Toris, bandit de l'art


Francesco Toris était interné depuis l’âge de 19 ans à l’hôpital psychiatrique de Collegno (dans la province de Turin). Souffrant de paranoïa, autiste, il consacra dès le début de son internement tout son temps à graver des os qui provenaient des ordures de la cantine de l’Institut et à façonner des objets surprenants. Il acquit ainsi une étonnante habileté et réalisa en l’espace de cinq ans, un curieux assemblage intitulé « Le Nouveau Monde ». En forme de pyramide inversée, monté sur trois roues, il se compose de visages humains, d’animaux fabuleux, d’idoles qui s’entremêlent, le tout étant assemblé sans colle ni clous ! Quelle est donc la signification de cette œuvre ? Elle représentait aux yeux de l’artiste, un monde nouveau appelé à se substituer au monde corrompu et pervers dans lequel il vivait. (In : http://nuitdesmusees.culture.fr/un-nouveau-monde-un-nuovo-mondo/)


Cette œuvre fait partie de l'exposition Banditi dell’arte

 Francesco Toris, "Panier à outils" © Musée d’anthropologie criminelle Cesare Lombroso

BANDITI DELL’ARTE, dans toute sa force poétique, est la première exposition majeure consacrée à la création hors norme italienne. Elle ouvre une porte sur l’univers particulier d’individus ayant créé en dehors de tout système artistique officiel ou d’instances culturelles reconnues.
Bien que le milieu de l’art soit maintenant familiarisé avec l’art brut, ce concept reste encore relativement étranger au public italien même si des artistes comme Giovanni Podestà et Carlo Zinelli jouissent d’une réputation internationale. Pendant plus d’un siècle, malgré les efforts et le soutien de quelques critiques d’art, en Italie la création “marginale” reste aujourd’hui souvent oubliée l par la culture officielle.
L’exposition BANDITI DELL’ARTE à la Halle Saint Pierre est un pas de plus vers une reconnaissance institutionnelle et critique des pratiques artistiques jusqu’ici pensées comme marginales, l’occasion de découvrir ces formes d’art oubliées par les institutions.

Présentation de l'exposition sur le site de la Halle Saint Pierre.

Exposition du 23 mars au 6 janvier 2013. Halles St Pierre , Paris 18ème.


08 mai 2012

David Weiss, Der Lauf der Dinge ou Le Cours des Choses

 

   

 
L’artiste suisse David Weiss, du duo Fischli/Weiss, est décédé le 27 avril 2012, à l’âge de 65 ans. David Weiss et Peter Fischli ont produit des films, des sculptures, des photographies monumentales, ainsi que des installations vidéo, montrant le monde à travers les prismes du populaire, de l’humour et du cliché...
... la plus emblématique de leurs œuvres, Der Lauf der Dinge (Le Cours des Choses - 1987), est aussi l’un des films d’art les plus visionnés de tous les temps. Ce film expérimental d’une durée de 30 minutes met en avant le déséquilibre des choses, par une accumulation de catastrophes, prises dans une réaction en chaîne. Ainsi des objets glissent, roulent, tombent ou prennent feu sur une distance d’environ quarante mètres, dans une halle industrielle.
Extraits de l'article paru sur le site du Journal des Arts

Ci-dessus, la vidéo telle que trouvée sur YouTube et découpée arbitrairement pour ne pas dépasser 10 minutes par séquence.



Fischli et Weiss, Le Cours des choses, 1986-1987. 
Film 16 mm transféré sur DVD. 30 min. T & C Film, Zürich (Copyright Fischli et Weiss)


Voir aussi l'article de Libération

 Une des "machines" employée dans "Le Cours des Choses" (+/- 20ème minute)


Le site de la production de leurs vidéos : http://tcfilm.ch/home/?page_id=10&language=en

04 mai 2012

Marinus Boezem, Guiliano Mauri, Marcel Kalberer, Patrick Daugherty, cathédrales vertes


La cathédrale verte (De Groene Kathedraal) est située à proximité d’Almere aux Pays-Bas. Cette plantation de peuplier prend la forme et la taille de la cathédrale Notre-Dame de Reims; elle mesure150 mètres de long et 75 mètres de large, et les 178 peupliers ont à ce jour environ 30 m de haut. C'est une création de l’artiste Marinus Boezem. C'est un projet en évolution perpétuelle : certains arbres ont du être remplacés en raison de dommages occasionnés par les animaux, et les peupliers arriveront à maturité en une trentaine d'année avant de s'éteindre progressivement, provoquant ainsi la "ruine" de la construction. On observera à quelques centaines de mètres, le négatif du bâtiment taillé dans le bois voisin. Plus d'informations (en néerlandais) à propos du projet sur le site : http://www.depaviljoens.nl/page/286

De Groene Kathedraal (1978-1996) ©Jannes Linders, Museum De Paviljoens
Sur un thème comparable, découvrir aussi à Bergame (I), la cathédrale de Guiliano Mauri,terminée peu après le décès de l'artiste en 2009. (15 x 82 mètres, 42 colonnes de branches dans lesquelles sont plantés des hêtres). (auteur de la photo non identifié).
Voir aussi les recherches de l'architecte Marcel Kalberer qui a eu l’idée de réaliser à partir de 1984 des structures végétales souples obtenues à partir de branches de saules plantées dans le sol, selon des techniques ancestrales. (photo du site Sanfte Strukturen).
Plus récemment, le travail de Patrick Daugherty et ses nombreuses installations de par le monde. Ici dans une de ses dernières réalisations au Domaine de Chaumont sur Loire.
Voir : http://www.domaine-chaumont.fr/index.php?page=Patrick-Dougherty




Et pour les amoureux des cathédrales (de pierre), le très impressionnant travail d'étude des voûtes (entre le 12 et 16ème siècle) du photographe David Stephenson

27 avril 2012

Beaufort04 : la côte de Magdalena Abakanowicz, Marco Casagrande, Jannis Kounellis, Hans Op de Beeck, Jaume Plensa, Arne Quinze, Bernar Venet, Erwin Wurm...


Magdalena Abakanowicz, "Two Corten Armours"

Après les trois éditions d'art contemporain précédentes, le littoral présentera une nouvelle édition baptisée Beaufort04.
La Triennale est devenue un événement artistique et culturel d'envergure à ne pas manquer. La côte flamande et l'art contemporain se retrouveront une fois de plus dans des installations monumentales et d'œuvres fascinantes implantées dans le biotope naturel des villes dynamiques du littoral.
Suite de la présentation sur le site de la manifestation : http://www.beaufort04.be/fr
Y revoir des documents sur les triennales antérieures et planifier votre visite du 31 mars au 30 septembre 2012.

Paolo Grassino, "Analgesia / Temi Perenni (Cani)"


Et en grande première (visible sur le site de l'artiste), le making of de l'oeuvre d'Arne Quinze "Rock Strangers", qui sera installée à Ostende sur la ‘Zeeheldenplein’ (la Place des Héros de la Mer) récemment rénovée, le 30 juin 2012.



Artistes participant à Beaufort04 (liens vers les sites personnels) :
Magdalena Abakanowicz (Pologne), Norbert Francis Attard (Malte), Marco Casagrande (Finlande), Les Frères Chapuisat (Suisse), Claire Fontaine (France), Isaac Cordal (Espagne), Melita Couta (Chypre), Folkert De Jong (Pays-Bas), Ivars Drulle (Lettonie), Nick Ervinck (Belgique), Martine Feipel ; Jean Bechameil (Luxembourg/France), Michal Gabriel (République tchèque), Adrian Ghenie (Romanie), Dalila Gonçalves (Portugal), Paolo Grassino (Italie), Jeppe Hein (Danemark), Michael Johansson (Suède), Flo Kasearu (Estonie), Zilvinas Kempinas (Lituanie), Jannis Kounellis (Grèce), Hans Op de Beeck (Belgique), Jaume Plensa (Espagne), Arne Quinze (Belgique), Nedko Solakov (Bulgarie), Stefan Sous (Allemagne), Bernar Venet (France) et Erwin Wurm (Autriche).

Les frères Chapuisat, "Erratique"

Petite précision : pour les non-initiés aux particularités du vocabulaire régional, la côte flamande est la côte belge; une appellation qui ne manque jamais d'interpeler les habitants des Ardennes wallonnes et de la capitale bruxelloise...

Nous avons déjà parlé (parfois à plusieurs reprises) de certains de ces artistes :
http://acasculpture.blogspot.com/search?q=Magdalena+Abakanowicz
http://acasculpture.blogspot.com/search?q=Les+Fr%C3%A8res+Chapuisat
http://acasculpture.blogspot.com/2009/03/slumberland-jaume-plensa.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/05/bernar-venet-nice-sculpture.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/arne-quinze-bruxelles-rouen.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/12/erwin-wurm-one-minute-sculpture.html

18 avril 2012

Sarkis, traceur de lumière


Parmi les nombreuses expositions et installations présentées à Chaumont-sur-Loire cette année, la présentation de 72 vitraux créés par Sarkis "AILEURS, ICI". Une commande spéciale de la Région Centre exposée dans le Château de Chaumont-sur-Loire, du 08 avril 2011 au 31 décembre 2014. Lumineux, somptueux, merveilleux...


Les vitraux ne racontent pas une histoire, ils sont ouverts à l’histoire de notre monde, à des milliers et à des milliards d’images. Sarkis


Plus de détails et plus d'images à propos de cette réalisation sur le site du domaine :  http://www.domaine-chaumont.fr/can/2012/fr/sarkis2.php
 

Et si vous êtes dans la région, Sarkis est également au château d'Angers dans le cadre de Songe d'une Nuit d’Été, un parcours art contemporain et patrimoine dans la Vallée de la Loire (juin à octobre).

Nous avons déjà parlé de cet artiste :

Voir aussi le site de l'artiste :  http://www.sarkis.fr/

16 avril 2012

Raphaël Zarka, la clef du géomètre

"Forme à clés", sculpture (Galerie Michel Rein)

Plusieurs questions centrales à la pratique de Raphaël Zarka se rejoignent dans son exposition Les Prismatiques : son intérêt pour la géométrie, la transposition d’éléments empruntés au champ de la peinture vers celui de la sculpture, la constitution d’un corpus de formes développé sur le modèle de la collection. Déjà présente dans plusieurs œuvres qu’a réalisées l’artiste ces dernières années, la forme autour de laquelle s’articule l’exposition – un prisme dont la base s’apparente à un triangle rectangle tronqué – est directement reprise d’un petit objet en bois, la clef de châssis, utilisé par les peintres au dos de leurs toiles pour en ajuster la tension. Elle est ici abordée comme un module à partir duquel se déploie, sur le mode la permutation, une série de sculptures et de dessins. 
Extrait de la présentation du sculpteur par Christophe Gallois sur le site de la galerie Michel Rein, 42 rue de Turenne à Paris.
Raphaël Zarka, "LES PRISMATIQUES", du 14 avril au 26 mai 2012. 

 "Forme à Clefs" (2009).  150(h) x 181 x 175 cm

Se réfèrant à Borgès (d'après le site Evene) :
"C'est presque insulter les formes du monde de penser que nous pouvons inventer quelque chose ou que nous ayons même besoin d'inventer quoi que ce soit."

 
 "Mystery Board #2" (2007)

A lire également, l'article amusant(?) : "N’achetez pas Raphaël Zarka"

"Les prismatiques" (2011) Série de six sculptures, chêne. Dimensions variables.
 Production le Grand Café. (Courtesy galerie Michel Rein). Crédit : Marc Domage.

Nous avons déjà parlé de ce sculpteur :  http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/raphael-zarka-le-constat-du-curieux.html

Jean-Paul Laenen, le Fil d'Ariane

Le sculpteur Jean-Paul Laenen, à qui l'on doit notamment la dernière pièce de 5 francs belges, est décédé samedi à l'âge de 81 ans, a fait savoir dimanche sa famille.
De 1947 à 1953, Jean-Paul Laenen a suivi des cours à l'Institut supérieur d'architecture Saint-Luc à Bruxelles ainsi qu'à la Slade School of Fine Arts à Londres. L'artiste obtient ensuite des bourses d'études et se rend à Rome, Oslo et Carrare (Toscane).
En 1963, il reçoit le Prix de la "Jeune Sculpture Belge", après quoi il propose, en 1965, sa première exposition solo au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Durant sa carrière, le sculpteur a participé à deux reprises (1970 et 1976) à la Biennale de Venise. Dans les années 70, il fonde avec deux autres architectes, Bob Van Reeth et Marcel Smets, le groupe de travail "Krokus" qui se charge de revaloriser et restaurer des anciens quartiers du centre de Malines et d'autres villes de Belgique. En 2006, une exposition est organisée à Malines à l'occasion de son 75e anniversaire.
Jean-Paul Laenen est notamment connu pour avoir réalisé les statues du "Fil d'Ariane", postées sur la passerelle du Parlement européen rue Belliard à Bruxelles, mais il restera surtout dans nos mémoires comme le créateur de la dernière pièce de 5 francs.
Communiqué de Belga sur le site de la RTBF

 Photos de la fonderie De Kunstbronsgieterij.
Voir l'article d'Annick Henrotin sur le site du quotidien Le Soir (1991) à propos de l'installation du "Fil d'Ariane" . Extraits :
Fils dorés tenus par deux Ariane surplombant l'arc, symbole de l'union européenne. La passerelle de la rue Belliard s'enrichit d'or et de bronze... Elle symbolise Ariane qui dévide le fil destiné à Thésée, prisonnier du labyrinthe crétois, explique le sculpteur, Jean-Paul Laenen. Le labyrinthe, c'est la complexité du monde. Le fil d'Ariane, le symbole de l'Europe qui se cherche et doit rester vigilante pour sauver la démocratie face à une menace toujours présente...




Découvrir également son intervention dans le métro bruxellois (station Aumale) sur le site de la STIB (compagnie des transports bruxellois).


Et pour l'anecdote, les malheurs de sa sculpture en hommage à Ludwig Van Beethoven dans la ville de Mechelen(B), vandalisée pour la Nème fois; récit du journal Gazet van Antwerpen, en néerlandais, à déguster éventuellement dans une traduction google...

15 avril 2012

Urs Fischer et “Madame Fisscher” à Venise

Le sculpteur allumant son autoportrait (Photo Stringer/Italy/REUTERS)

Madame Fisscher retrace l’ensemble du parcours artistique de Urs Fischer des années 90 à aujourd’hui. Son œuvre, marquée tout à la fois par le sens de l’humour, le goût du paradoxe, la virtuosité d’exécution, fait appel à une extraordinaire diversité de média et de techniques pour mettre en question l’histoire de l’art et de la sculpture, le rapport au corps, la notion du temps, le statut de l’objet.
L’art de Fischer, qui privilégie la polysémie et la complexité, échappe à toute forme de pesanteur académique ou d’interprétation univoque.Son univers créatif, qui mélange illusion et réel, violence et humour, apparaît à la fois logique et absurde. L’artiste y établit des équilibres instables, dont le sens semble toujours mouvant. Le titre même de l’exposition, « Madame Fisscher », d’après l’œuvre qui investit l’atrium de Palazzo Grassi, témoigne de ce refus de figer toute interprétation. Renvoie-t’il à l’artiste, à sa compagne, à sa mère, ou bien peut-être à Madame Tussaud et à son célèbre musée de cire? Jouant tour à tour - et parfois simultanément - sur la surprise, le doute ou l’inquiétude, le parcours de l’exposition s’inscrit précisément dans cette logique de l’indétermination et du mouvement.
Présentation de l'exposition sur le site du Palazzo Grassi (à voir : visite de l'expo salle par salle).
Madame Fisscher”, Palazzo Grassi (Venise), du 15 Avril au 15 Juillet 2012.

AFP.com/Gabriel Bouys


Nombreux articles, qui se ressemblent bizarrement...
http://www.liberation.fr/depeches/2012/04/13/francois-pinault-invite-lartiste-urs-fischer-a-suspendre-son-vol-a-venise_811522
http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/l-artiste-urs-fischer-suspend-son-vol-a-venise_1104235.html

Vue de l'atelier de l'artiste reconstitué dans le cadre de l'exposition.

Nous avons déjà parlé de Urs Fischer à l'occasion de la dernière biennale :  http://acasculpture.blogspot.com/2011/07/voir-venise-etun-peu-de-tout-i.html
D'avantage de vues de cette installation :  http://www.designboom.com/weblog/cat/10/view/15021/urs-fisher-at-venice-art-biennale-2011.html

Le site de l'artiste : http://www.ursfischer.com/images/77137


Et pour le plaisir des yeux, une photo issue de la performance de l'artiste dans l'exposition du Palazzo Grassi, mettant en scène un modèle nu (Madame Fisscher?) reprenant des poses emblématiques de l'histoire de l'art.

12 avril 2012

Evan Penny, mégaréaliste

11 avril 2012

José Luis Torres, Autoconstrucciones

Le sculpteur José Luis Torres vient de compléter le montage de l’exposition Autoconstrucciones, une installation en trois temps présentée à la Thames Art Gallery, à Chatham en Ontario, jusqu’au 6 mai prochain.


Du 26 au 30 mars dernier, l’artiste a élaboré son imposante exposition devant le public, dans la galerie principale de la Thames. Le résultat propose trois expériences distinctes : à travers le parcours suggéré, les participants transitent des modules où, tour à tour, ils observent, se déplacent et se réfugient. Pour le sculpteur, ce sont là trois états liés au nomadisme, thème phare dans sa pratique.
D'après le site tintamarre.

Le site de l'artiste : http://www.joseluistorres.ca/installations/info.php?id=70 ; y découvrir d'intéressantes installations à base d'assemblages de bois qui invitent le spectateur dans des parcours de découverte.
Ne manquez pas de faire un détour par les "paysages portatifs". Un projet qui donne du contenu au contenant... en associant les techniques de moulage mettant en œuvre bois et pisé (mélange terre/paille).



"Les sculptures ont la forme de caisses-moules faites de panneaux ouverts de diverses manières et à divers degrés. Conçues comme des jeux de constructions, chacune des caisses-moules est une œuvre itinérante chargée des souvenirs personnels de l’artiste. En se déployant, elles dévoilent des paysages fictifs basés sur la réinterprétation d’espaces réels que l’artiste a fréquentés."
Extrait de la présentation sur le site du sculpteur.

06 avril 2012

Marcela Armas, viva Mexico

 

Marcela Armas, "I-Machinarius" (2008). Chaîne et engrenages, moteur, système de lubrification, huile,réservoir. Cette machine dessine la carte renversée de Mexico.


Découvrir d'intéressantes installations (complétées par des vidéos) sur le site de l'artiste :  http://marcelaarmas.blogspot.com/

Cette installation est visible dans le cadre de "Resisting the Present. Mexico 2000/2012", du 9 mars au 8 juillet 2012 au MAM
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente à l’ARC l’exposition « Resisting the Present. Mexico 2000/2012 », composée d’une cinquantaine d'œuvres (installations, vidéos, dessins, photos et films). Elle rassemble une génération fortement engagée dans l’évolution sociale et politique de son
pays. Nés pour la plupart après 1975, ces 24 artistes sont actifs au Mexique depuis les années 2000... ...Les artistes réunis dans cette exposition viennent d’horizons différents (arts visuels, cinéma, documentaire…). Ils utilisent diverses stratégies qui peuvent prendre le chemin de l’activisme poétique, du détournement de problématiques nationales (guerre des narcos, criminalité, corruption, identité, immigration, frontières). Chacune traduit plus ou moins explicitement la prise de conscience d’un modèle économique en crise et le climat d’inquiétude que traversent aujourd’hui les sociétés soumises aux enjeux de la globalisation...

Extraits du communiqué de presse.
La page sur le site du musée n'existe qu'en cache???

L'avis de Télérama (Laurent Boudier):
Programmée, puis déprogrammée pour cause de brouille diplomatique, l'exposition du musée d'Art moderne de la ville de Paris sur la jeune scène artistique contemporaine mexicaine, enfin révélée en ce moment, est au final une fort bonne surprise. D'installations en vidéos, de dessins formats XXL en sculptures éclatées, on découvre une vingtaine d'artistes nés après 1975 : le dessinateur Bayrol Jimenez, le cinéaste Carlos Reygadas ou encore Marcela Armas qui propose une étrange sculpture suintant le pétrole sans fin… De bonnes découvertes.

03 avril 2012

Élise Morin et Clémence Éliard, un océan de mémoire


 
600 m², 60 000 CD assemblés... Un projet visible durant l'été 2011 dans la Halle d'Aubervilliers (F), appelée "Le Centquatre". Waste Landscape, une installation d'Élise Morin et Clémence Éliard. Ces deux artistes avaient déjà collaboré dans le cadre de la Nuit Blanche 2009 avec Nuage Cinétique, à l'église orthodoxe des Saints Archanges : une même alchimie de rêve entre lumière et matériaux du quotidien...

Mark Handforth, l'éclairage du public

© Agence APC + AIA / ARTER

"Cette commande publique d’œuvres d’art est la plus importante d’Europe. Un projet énorme!", se félicite Christophe Girard (PS), adjoint au maire chargé de la Culture. Budget: 11,2 millions d’euros pour dix-neuf œuvres, dont deux transversales et deux éphémères. Toutes spécialement conçues pour le T3 par des artistes venus des quatre coins du monde. La première sculpture monumentale du programme sera installée dès la semaine prochaine, porte de Bagnolet (20e) : le lampadaire rose de l’Américain Mark Handforth (Twisted Lampost Star) ne devrait pas passer inaperçu. Imaginé comme un "signal d’entrée dans la ville", il illuminera le rond-point d’un halo rosé.
Extrait de l'article du JDD du 31 mars 2012 consacré au projet.

Le Twisted Lampost, de Mark Handforth, sera installé à la porte de Bagnolet. 
 (Copyright Agence Grumbach / APC + AIA ARTER


Un avant goût de la future création de Mark Handforth avec ce "Lamppost" (2003) (Gavin Brown's enterprise)


 
Tous les détails sur le prolongement du T3 et des autres projets grandioses... : http://www.tramway.paris.fr/e_upload/pdf/t3mag10.pdf
Et on attend avec curiosité la Grande Fontaine de Katinka Bock (Porte d' Aubervilliers; trémie ), ou "Les poings d’eau" de Pascale Marthine Tayou (Porte de Montreuil).
Sous la direction artistique de Christian Bernard, directeur du Musée d’art moderne et contemporain de Genève.
"Nous avons voulu, autant que possible, que les citadins s’approprient simplement les œuvres associées au tramway. Notre souhait est qu’elles s’installent dans la vie des riverains et des usagers du tramway par la justesse de leur présence, de leur rapport au territoire, et aussi par l’agrément qu’elles proposent. C’est pourquoi la plupart des œuvres ont une valeur d’usage (bancs, fontaines, grilles, etc.) qui devrait les rapprocher des usagers du tramway et des habitants."