27 septembre 2012

Pascal Bernier, la chasse aux cauchemards

"Éléphanteau"(2000).Animaux naturalisés, bandages, acrylique. 
C'est certainement cette série des accidents de chasse que le public associe immédiatement à l'artiste.

Cet automne, avec une exposition consacrée au plasticien Pascal Bernier, le Botanique met à l'honneur une des figures majeures de la scène artistique belge contemporaine.
Adepte de la pensée paradoxale et de la purge par le rire - qui «aide à réfléchir en évitant de déprimer» -, cet héritier de la culture de masse des années 80, dresse depuis une vingtaine d'années le portrait d'un monde désenchanté.
Extrait de la présentation de l'artiste sur le site du Botanique.

 "The morning after the evening before (2008);153 x 150 x 150 cm. 
Bois, miroirs, sable, confettis. 
La version présentée sur le site de l'artiste est différente de celle du Botanique. 
© RTBF – Françoise Brumagne – 2012
Ce dispositif de mise en abîme a déjà été utilisé à plusieurs reprises par Pascal Bernier, 
avec par exemple des billets (In God we trust - 2009), ou des cochons (Farm sets, 1997-2000) .

" Finalement, retables, ruines, charniers, dérives de la violence, on est toujours dans le même délire à travers le capitalisme actuel. La base de mon travail est toujours extrêmement sentimentale et affective. Je suis un narratif. Quand je dessine les insectes en train de copuler, l'apparente violence du rapport sexuel n'arrive même pas à la cheville de la violence mentale ou sexuelle que peuvent infliger les adultes. L'engagement, ce n'est pas ma tasse de thé. Comme un cancer, j'espère que mon travail induise une petite réflexion philosophique chez le spectateur."
Extrait de l'interview "Accidents de chasse au Botanique"de Pascal Bernier, par Dominique Legrand dans lesoir.be de ce 27 septembre.

"Bipolar perversion"(2001).190 x 250 x 100 cm. Ours polaire naturalisé, ours en peluche.

Toutes les photos de l'expo : http://www.rtbf.be/culture/galeries/detail_a-pop-nightmare-pascal-bernier-au?albumId=5792476066419584497

« A Pop Nightmare », Botanique, 236 rue Royale, 1210-Bruxelles, jusqu'au 18 novembre 2012.

Nous avions déjà parlé récemment de Pascal Bernier, toujours au Botanique, dans le cadre de l'exposition Wunderkammer http://acasculpture.blogspot.be/2011/12/wunderkammer-et-cabinets-de-curiosites.html

Le site de l'artiste : http://www.pascalbernier.com/ 

23 septembre 2012

Livres sculptures et sculptures livres

Installation de l'artiste brésilien Marcos Saboya pour le London Festival, événement culturel qui se déroulait simultanément aux jeux olympiques de 2012.

Nous consommons et nous jetons, plus que jamais; ces multiples matériaux, dits de rebuts, parfois les plus improbables, sont une véritable mine d'or pour tout créateur contemporain digne de ce nom! Qui ne s'est pas aventuré un jour dans ces contrées inexplorées, et c'est sans doute un signe de bonne santé... Cependant, qu'à force de passer au même endroit, ça s’appelle les sentiers battus... Et le livre coupé, disséqué, pigmenté, rongé, empilé, arc-bouté... n'échappe pas au cycle inéluctable : primitif, classique, anecdotique et rabâché; ce qui ferait penser à une théorie d'un certain Henri Focillon, bien oublié aujourd'hui...

Voici quelques exemples dans le désordre et sans hiérarchie.


Certains s'interrogent sur l'origine du papier. Ainsi Jacqueline Rush Lee avec ses compressions disposées telles les coupes de l'arbre qui a produit la matière.


Les "découpeurs" sont nombreux, du cutter au laser en passant par le pop-up et l'origami. Si vous aimez les arbres et les petits oiseaux, Kylie Stillman ; http://www.kyliestillman.com/index.html



Le désormais classique Olafur Eliasson. Découpé au laser (commanditaire : Museum of modern Art New York ). 450 pages, au format : 27,3 cm x 43 cm x 10,7 cm .
La firme "Kremo"qui a réalisé le travail : http://www.kremo.de/html/home.htm
Voir : http://acasculpture.blogspot.be/2008/08/livre-sculpture-en-papier-olafur.html



Les "dissections" raffinées de Georgia Russell, une artiste écossaise qui utilise le scalpel pour transformer de manière spectaculaire de vieux livres, d'anciennes partitions, des cartes, des journaux, des photographies et même des billets...

Les très décoratives "autopsies" de Brian Dettmer. "Amerigo", (2007); voir : http://briandettmer.com/



Les paysages "plus vrais que nature" de Guy Laramée, travail de sculpture dans la masse et coloration par pigments et encres. Voir : http://www.guylaramee.com/



On notera également les superbes recherches de Caroline Léger réalisés dans le cadre de sa bourse au Centre de recherche du textile à Tournai, "TAMAT". Des végétaux colonisent de vieux livres... Voir ses photos : http://www.carolineleger.be/galerie/index.html



Découvrir aussi, le livre interactif de Jonathan Safran Foer “Tree of Codes”. Édité par Visual Editions et imprimé par Die Keure. Voir : http://bookreport.nothingspaces.com/2010/12/the-age-of-exaggerated-hopes-jonathan-safran-foers-tree-of-codes/



Plus monumental et intégré dans la nature, Steven Seagel avec des créations comme "Like a hive, like an egg?" (2002). Arte Sella, Italy. Bois, papier (revues empilées). Voir le site de l'artiste : http://www.stevensiegel.net/



Les cascades spectaculaires d'Alicia Martin. Quelques images de ses autres installations à base de livres : http://www.galica.it/ing/artista.asp?id=33



Vision du futur, Olivier Charles avec son projet pour la nouvelle bibliothèque de Stockholm (2009); image de synthèse. Voir : http://www.cgsociety.org/index.php/CGSFeatures/CGSFeatureSpecial/stockholm_library_interior



Depuis des années Matej Kren empile les livres de par le monde, au travers de son "Book Cell Project". Voir : http://www.matejkren.cz/cs/book-cell/ ; voir également ces couloirs et autres mises en abimes à l'aide de miroirs. Nous avons déjà parlé de cet artiste : http://acasculpture.blogspot.be/2011/10/de-lautre-cote-du-miroir-kapoor.html



A découvrir dans le cadre de l'exposition Babel au Palais de Beaux-Arts de Lille, "La Tour des Langages", une œuvre participative de Gilles Barbier en évolution constante (venez déposer votre pierre à l'édifice; 15000 livres à ce jour) à découvrir au cœur de l'exposition; le thème traité comme une allégorie de la richesse des échanges inter-langagiers.
(460 x 400 x 386 cm). Photo JFD.
Dans le même esprit, l'installation de l'artiste colombien Miler Lagos.


Quelques sites consacrent des pages à ce type de créations :
 http://www.darkroastedblend.com/2007/08/unusual-books.html
 http://www.darkroastedblend.com/2008/09/bittersweet-art-of-cutting-up-books.html
 http://playingwithbooks.com/
 http://pinterest.com/bindery/bookish/
......... Et beaucoup d'autres!

24 août 2012

Sites en Ligne 2012, promenons nous dans les bois...

"Après avoir failli s’évaporer du calendrier à la suite d’un rabotage budgétaire, Sites en Ligne et ses prodigieux tailleurs de bois sont de retour. Durant toute cette semaine, 42 artistes-plasticiens issus de 12 pays européens (re)prennent possession du bois de Ligne, dans l’entité de Silly, à l’occasion du 7e symposium international d’intégration en milieu naturel.
A l’origine de cette biennale qui transforme une zone forestière en un vaste atelier-musée à ciel ouvert, se cache un sculpteur de grand talent. Enseignant depuis 1986 cette discipline à l’académie des Beaux-Arts de Bruxelles, Mario Ferretti, 42 ans, se souvient de la genèse de cet ambitieux projet rayonnant désormais bien au-delà de nos frontières. « A l’époque où j’étais étudiant, nous avions l’habitude de prendre part à une expo en plein air dans les Ardennes. Ce rendez-vous n’existant plus, je me suis inspiré du concept avec un copain de classe en l’associant à la tradition du Mai », raconte-t-il."
Extrait de l'article de Bruno Deheneffe "En août, on sculpte l’arbre du Mai", 20 aout 2012.

Ne manquez pas de visiter SITES EN LIGNE 2012, artistes au travail (voir quelques photos d'ambiance), sculpture, nature, animations pour enfants, nourritures terrestres et spirituelles, concerts, feu d'artifice... c'est jusqu'à dimanche! Avec une participation très importante d'étudiants et anciens étudiants de l'option sculpture de l'Académie Royale des beaux Arts de Bruxelles.

Pour accéder aux photos de Sites en Ligne 2012 hébergées sur PICASA, cliquer sur : https://picasaweb.google.com/106175267213208852542/201208SitesLigne1 et https://picasaweb.google.com/106175267213208852542/201208SitesLigne2

La page facebook du symposium:  https://www.facebook.com/symposiuminternational.sitesenligne









22 juillet 2012

"Babel" , de la construction à la destruction, en passant par la confusion, au Palais des Beaux-Arts de Lille

Très belle et bien construite exposition à découvrir au Palais des Beaux‐Arts de Lille. Un ensemble d’œuvres récentes de qualité : des BD, des dessins, des vidéos, de nombreuses photos et quelques belles sculptures ou installations. Parmi celles-ci, cette superbe termitière de John Isaacs, "The Architecture of Aspiration" (2003). Polystyrène, bois de balsa, plasticine, sable et PVA (résine); 120 x 90 x 90 cm.  (détail). Photo JFD. 
Nous en avons déjà parlé : "John Isaacs, de chair et d'utopie".

Le Palais des Beaux‐Arts de Lille a choisi de mener à bien en 2012 une exposition d’envergure internationale “Fables du paysage flamand au XVIe siècle ‐ Bosch, Bles, Brueghel, Bril ”. En correspondance avec cette exposition, "BABEL" est la première exposition exclusivement contemporaine sur le thème de la Tour de Babel, la plus célèbre allégorie architecturale. 
"BABEL" présente un ensemble de 85 œuvres (peintures, photographies, sculptures, installations, films et planches originales de bande dessinée) qui illustrent les multiples facettes du mythe babélien dans l’art contemporain. Respectant l’évolution du récit biblique, cette sélection compose avec la symbolique de la Tour, de son édification à sa destruction. Du peintre allemand Anselm Kiefer aux artistes anglais Jake et Dinos Chapman, les allégories présentes illustrent les épisodes de la Genèse en résonance avec notre monde d’aujourd’hui. Le chantier de la Tour, le châtiment divin, la confusion des langues et la dispersion des peuples sont revus sous l’angle de l’histoire contemporaine. L’exposition se présente ainsi en 4 sections, «la Tour comme montagne organique», «La Tour des langages», «Les fictions de Babel» et «Le tragique de Babel».
Extrait du dossier de presse de l'exposition sur le site du Palais des Beaux-Arts de Lille.


Voir -ou revoir- la gothique allégorisation de Wim Delvoye, flamboyante et vivante dentelle. 
"Concrete Mixer (scale modele 1:4)" (2011); 
acier corten (découpe au laser). 81 x 60 x 35 cm. Photo JFD.

"La Tour des Langages", une œuvre participative de Gilles Barbier en évolution constante (venez déposer votre pierre à l'édifice; 15000 livres à ce jour) à découvrir au cœur de l'exposition; le thème traité comme une allégorie de la richesse des échanges inter-langagiers.
(460 x 400 x 386 cm). Photo JFD. Pour découvrir d'autres œuvres, le site de la galerie Vallois.


Jake and Dinos Chapman, "No Woman No Cry" (détails)(2009). Technique mixte et figurines en résine. 215 x 127.5 x 127.5 cm. Photos JFD. Les plasticiens londoniens sortent ici des provocations qui ont fait leur célébrité, pour nous bouleverser avec cette théâtralisation de l'horreur nazie.
Le site des artistes :  http://www.jakeanddinoschapman.com/ à visiter absolument pour le making off des installations. Voir en complément d'information : http://elisabeth.blog.lemonde.fr/2009/06/22/art-basel-suite-4/

Voir aussi la très belle installation photographiée "WWW (World Map) Pictures of Junk" (2008) de Vik Muniz, et les mystérieuses archives de Marjan Teeuwen (Photos , ou photos d'installations?).
Et en entrant dans le bâtiment, n'oubliez pas de lever le nez pour découvrir "L'Homme qui mesure les Nuages" (1998) de Jan Fabre (bronze poli; doré?).

Exposition du 08 Juin 2012 au 14 Janvier 2013. Catalogue de qualité à prix démocratique...

30 juin 2012

John Isaacs, de chair et d'utopie

 L’apparente franchise et la simplicité de l’œuvre de John Isaacs laissent transparaître une sensation de malaise et d’anxiété, indiquant que notre vie moderne et ses conceptions ont quelque chose de faussé, de disjoncté, de déséquilibré. à l’instar du surréalisme de David Lynch dans « Blue Velvet », maints travaux de John Isaacs semblent suggérer que si l’on gratte un peu la surface de la réalité conventionnelle, on tombera sur des vers grouillants – un monde de vérités sordides et inconfortables, refoulé sous la pellicule plastique recouvrant notre monde pré-emballé et édulcoré...
 Extrait de la présentation de l'artiste sur le site de la galerie aeroplastics.

 "I can´t help the way I feel" (2003), cire, résine, polystyrène, acier; 220 x 150 x 170 cm. 


  "We hide from ourselves the way we hide from each other" (2004), cire, résine, peinture; 82 x 148 x 130 cm.


 " Everyones talking about Jesus " (2005), cire, résine époxy, polystyrène; 200 x 150 x 150 cm



"Things that can be are that which we know" (2011), 
cire, peinture à l'huile, polystyrène, bois, acier, latex, 94 x 128 x 120 cm.

Sur le thème, un article (octobre 2000) à propos d'une exposition "Spectacular Bodies" présentée à The Hayward Gallery : Bodies of Evidence

Dans un autre style, John Isaacs présente une tour de Babel fort réaliste (dans une perspective breughelienne) accueillie par l'exposition Babel du 08 Juin 2012 au 14 Janvier 2013 au Palais des Beaux-Arts de Lille.
 Voir le communiqué de presse de l'exposition : http://www.palaisdesbeauxarts.fr/IMG/pdf/DP_Babel_ok.pdf

"The architecture of aspiration" (2003) 
polystyrène, bois de balsa, plasticine, sable et PVA (résine); 120 x 90 x 90 cm. 
Il existe une version en bronze patiné (2006).

... C’est dans ce sens – la créature assujettie à sa nature humaine – que la tour de Babel de « Macrocosmographia » fait apparaître les similitudes et les différences entre l’humanité et une colonie de termites. La tour de Babel d’Isaacs implique l’idée que les ingénieuses termites ayant édifié cette construction ont quitté la voie de l’évolution naturelle et développé une idée collective – une idée que nous connaissons tous par expérience et qui, en dépit de la beauté de son architecture classique, se soldera par l’effondrement de la tour. Pourtant c’est un bien merveilleux spectacle à contempler...
Extrait de la présentation de l'artiste sur le site de la galerie aeroplastics.


La page facebook de l'artiste : http://www.facebook.com/pages/John-Isaacs/139536249391125
La galerie de l'artiste : http://isaacs.aeroplastics.net/artworklist.php?year=2003
Le site de l'artiste (beaucoup de photos) : http://johnisaacs.net/

29 juin 2012

Anthony McCall, "Five Minutes of Pure Sculpture"



La Hamburger Bahnhof expose sous le titre "Five Minutes of Pure Sculpture", du 20 avril au12 Août 2012, une rétrospective des œuvres d'Anthony McCall créés depuis 2003, après une pause de 20 ans.
Alors que les premières œuvres sont présentées sur pellicule 16 mm, les plus récentes sont des projections numériques conçues par informatique. Les travaux "horizontaux" de McCall seront exposés pour la première fois aux côtés de ses œuvres verticales les plus récentes.
L'ancienne gare a été plongée pour la circonstance dans l'obscurité, où se dessinent les cônes de lumière caractéristiques de l'œuvre de l'artiste; les premiers travaux -des performances dans un premier temps- de ce vidéaste anglais remontent aux années 70 , et parmi ceux-ci, les plus connus, les fameux "solid light" , déjà évoqués ici : http://acasculpture.blogspot.be/2011/04/anthony-mccall-et-la-lumiere-fut.html
Une création à la croisée du dessin, du cinéma et de la sculpture...

Source: Sean Gallup/Getty Images Europe

Le site de l'artiste, peu "généreux" en images : http://www.anthonymccall.com/

28 juin 2012

Jimmie Durham, en chantant la vie et la mort

"Jesus es geht um die wurst" 
 (que l'on pourrait traduire par "Jésus, c'est de la saucisse"...)

« Je suis un idiot dans mon amour de n’importe quel matériau. Cela doit être évident pour qui voit mon œuvre. Ce n’est ni l’origine, ni l’objectif de mon œuvre, ni la méthode. »
Jimmie Durham, 2012


Jimmie Durham dans l’Atelier Calder, Saché (2007)
Crédit photo : Guillaume Blanc, Atelier Calder

 Jimmie Durham est l’un des artistes contemporains les plus influents. Depuis vingt ans, son œuvre suscite l’intérêt dans le monde entier. Elle est profonde et accessible, politique et personnelle, actuelle tout en transcendant les tendances courantes. Au fil des années, son œuvre a touché différentes générations et Durham exerce une influence sur des artistes, des commissaires d’expositions, des théoriciens et des amateurs d’art à travers ses expositions, ses ouvrages et son activité de professeur aussi.
Extrait de la présentation de l'artiste et de son exposition sur le site du MUHKA (Museum van Hedendaagse Kunst Antwerpen)
 Jimmie Durham.  Une question de vie et de mort et de chanter , exposition au MUHKA du 23 mai au 18 novembre 2012.
Nombreuses photos de l'exposition sur ce site : http://ludwigdelatter.wordpress.com/2012/05/30/jimmie-durham-in-het-mhka/#


  "Still life with stone and car". Dawes Point, Sydney, Australie. Photo the ferret.

 Nombre de ses actions d'iconoclastie violente, dont les vidéos montrent les procédés et les œuvres les résultats, mettent en scène la revanche du naturel — minéral — ou de l'historique sur les objets courants des sociétés occidentales contemporaines. 
Extrait de la critique de parisART à l'occasion de son exposition "Pierres rejetées…" (2009) au Musée d´Art Moderne de la Ville de Paris.

Cette œuvre était exposée dans le hall du Musée d'art Moderne de la Ville de Paris

Nous avons déjà parlé de cet artiste :  http://acasculpture.blogspot.be/2009/04/jimmie-durham.html


Et sa venue en Belgique est prétexte à quelques citations...

12 juin 2012

La Pierre Bleue Belge mise en espace par les sculpteurs

 
L'exposition "Ce n'est qu'un début !" au Dexia ART Center (Ancien bâtiment Vanderborght) marquera certainement un des temps forts des manifestations du 300ème anniversaire de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles/ École Supérieure des Arts. Au cœur de cet événement, les visiteurs auront l'occasion de découvrir une œuvre spectaculaire d'Adam Weiner, étudiant de Master 2 de l'option sculpture; cette installation a été rendue possible grâce au soutien des Carrières de la Pierre Bleue Belge qui ont fourni et débité le bloc de petit granit "mis en espace"... A découvrir à partir du 21 juin !



Les Carrières de la Pierre Bleue Belge sont parmi les leaders de l’extraction, du sciage et du façonnage de pierre bleue en Europe et les trois sites d’exploitation -situés dans la région de Soignies en Belgique- produisent plus de 50 000 m3 de blocs de Petit Granit-Pierre Bleue de Belgique® par an. Ils soutiennent également  les artistes,  sculpteurs, mais aussi photographes, amoureux de cette pierre, de ses sites et de ce métier. Certains sculpteurs viennent travailler sur à Soignies. Ainsi Martin Hollebecq, Pol Perneel et Benoit Luyckx.

 Benoît Luyckx. Palais de Justice d’Évreux, salle des pas perdus. Pierre bleue belge.

L'entreprise soutient aussi dans le cadre de sa politique artistique le symposium de sculpture qui a lieu tous les 2 ans à Soignies. Le prochain se déroulera en août 2012 et les blocs de pierre nécessaires aux artistes seront fournis et dégrossis en carrière. (Nous en avions parlé en 2008 : http://acasculpture.blogspot.be/2008/08/sculpture-monumentale-la-pierre-bleue.html )

Et lorsque l'on parle de ce matériau, comment ne pas citer ce chantre de la pierre bleue qu'est Eugène Dodeigne, qui éclate le petit granit plus qu'il ne le taille, pour révéler "une énergie et une tension insoupçonnées selon le rapport que sa surface entretient avec son volume" (wikipedia)

Eugène Dodeigne, "Les Pleureuses" (1979); Lieu d'Art et d'Action Contemporaine (LAAC) à Dunkerque.

05 juin 2012

Tape, scotch et autres bandes adhésives : Monika Grzymala, Rebecca Ward et Numen/For Use

Quelques réalisations font bande à part(?) dans la cohorte des "tape sculptures" qui buzzent sur le net et dans les couloirs d'écoles d'art... Voici quelques exemples.

 "AERIAL EINZELAUSSTELLUNG" (2012), Galerie Crone Berlin. Photo site artiste.

Monika Grzymala est une artiste d'origine polonaise qui travaille à Berlin. Ses installations se tissent à l'aide de milliers de mètres d'adhésif noir... Informations complémentaires et autres installations sur le site de l'artiste : http://www.t-r-a-n-s-i-t.net/projekte.html


Avec le même matériau, une approche plus géométrique et plus colorée, par l'artiste new-yorkaise Rebecca Ward. Informations complémentaires et autres installations sur le site de l'artiste : http://www.rebeccasward.com/installation.html

"Seventeen is sharp"(2009), Charolotte Street Foundation/urban culture project, Kansas City

"Rip and pull" (2007), Finesilver Gallery Houston

  
Dans un autre style, cette très arachnéenne installation (qui est praticable) réalisée à Vienne par les designer Numen/For Use. Voir lien pour d'autres photos.