31 août 2010

Sillage, la qualité de l'éphémère

Les installations de Jacques Vandamme,

Fabrice Pierot,

Xavier Michel,

Alexis Remacle,

et Mario Ferretti, lors de leur exposition à Ath en 2009.



L’objectif du collectif SILLAGE est de concevoir une intervention in-situ dans un lieu en friche ou en attente d’un projet de réhabilitation. Les artistes, Mario Ferretti, Xavier Michel, Fabrice Pierot, Alexis Remacle et Jacques Vandamme, développent un concept d’exposition au départ d’un thème choisit en fonction des caractéristiques d’un lieu laissé en l’état, en rapport avec son architecture, sa fonction, son histoire, son projet de reconversion. Pour cette nouvelle exposition, ils investissent le château Gilson à La Louvière; un lieu culturel marquant de la région, qui a connu de nombreuses affectations. Ce passé "mouvementé" et sa nouvelle destination provisoire d’espace d’exposition ont induit le thème de l’impermanence pour guider la quatrième intervention de SILLAGE: interactions, glissements, greffes spatiales, cinétisme, modifications, projections fugaces, points de vue variables sont les notions développées par les artistes pour transfigurer d’anciens bureaux en espace qui laisse la part belle à la perception sensorielle, au mouvement, à l’imaginaire.
Vernissage le samedi 11 septembre 2010 à 15 heures au château Gilson, rue de Bouvy, 11 à La Louvière (B).
Exposition accessible jusqu'au 17 octobre du mardi au vendredi de 10 à 12 heures et de 14 à 17 heures, le samedi et le dimanche de 14 à 18 heures. Fermé les lundis.
Nous vous avons déjà parlé des expositions remarquées de ce collectif. Voir : http://acasculpture.blogspot.com/2008/10/dans-le-sillage-de-la-sculpture.html

Le bonheur est dans "Le Vent des Forêts"

Thomas Lanfranchi, "Structure volante" - VdF (2010); photo : Estelle Chrétien


Vincent Lamouroux, "Aire 23", VdF (2010); photo : Guillaume Onimus

"Au cœur du département de la Meuse, les six villages du Vent des Forêts ont choisi de partager depuis quatorze ans leur patrimoine et leur art de vivre en invitant des artistes en résidence de création. De ces séjours naissent des œuvres, autant d'audace, d'étonnement et d'aventure à voir, à écouter et à rêver. 90 oeuvres sont aujourd'hui visibles le long de 45 kilomètres de sentiers accessibles à tous de mars à septembre."
Présentation de la manifestation sur le site qui lui est consacré : http://www.leventdesforets.com/ ; et sur la page facebook : http://www.facebook.com/pages/Le-Vent-des-Forets/159842426058

30 août 2010

Art à la Biennale d'architecture de Venise I , Transsolar Klimaengineering & Tetsuo Kondo Architects

La 12e Biennale d'Architecture de Venise s'ouvre à de nombreuses installations artistiques : ici "Cloudscapes", des Allemands Transsolar & Tetsuo Kondo Architects; une passerelle perdue dans les brumes en suspension dans l'Arsenal.

Le site consacré à l'installation : http://www.cloudscap.es/

Cette installation rappelle fortement le concept d'une oeuvre d'Olafur Eliasson " The mediated motion" réalisée à la Kunsthaus Bregenz en Autriche (2001). http://www.olafureliasson.net/works/the_mediated_motion.html

Art à la Biennale d'architecture de Venise II, Philip Beesley

Le pavillon canadien présente l'installation Hylozoic Ground de Philip Beesley; il s'agit d'une salle sombre remplie de petites composantes d'acrylique transparent, de lumières colorées, de globes de verre et de fils telle une forêt synthétique plutôt étrange, de laquelle se dégagent des sons semblables à ceux d'une respiration profonde. Interactive, cette installation prend vie au contact des corps humains, s'ouvre et se ferme à intervalles réguliers. Réalisée avec le concours de Rob Gorbet, directeur de l'ingénierie, et Rachel Armstrong, spécialiste en chimie expérimentale.


"La Biennale d'architecture de Venise fête cette année son trentième anniversaire. Pour l'occasion, une double première: une femme, asiatique de surcroît, (NDLR : Kazuyo Sejima, studio d'architecture japonais SANAA : http://acasculpture.blogspot.com/2010/03/sanaa-architecture-sculpture.html) dirige la prestigieuse exposition qui se tient depuis hier et jusqu'au 21 novembre 2010 dans divers lieux à travers la ville de Venise...
People Meet in Architecture est le thème de la 12e Biennale de Venise. Un peu général comme entrée en matière. Selon certains, il faut y voir une forme de provocation; pour d'autres il s'agit d'un thème fourre-tout permettant aux architectes de partout à travers le monde d'exposer ce que bon leur semble. Cette année, l'immense exposition thématique comporte 46 participants. À cela s'ajoutent 53 pavillons nationaux. C'est le Royaume de Bahreïn qui a remporté le prix du meilleur pavillon, alors que la super star de l'architecture Rem Koolhaas a eu droit au Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière..."

Extraits et illustration repris de l'article du journal Le Devoir : http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/295245/12e-biennale-internationale-d-architecture-de-venise


"Endothelium", de Philip BeesleyCNSI, University of California Los Angeles. (2008)
Le site du projet de Venise : http://www.hylozoicground.com/
Pour découvrir les environnements spectaculaires de Philip Beesley : http://www.philipbeesley.com/

Le site de la biennale : http://www.labiennale.org/en/architecture/

28 août 2010

Murakami, sacrilège à Versailles

Une oeuvre de Murakami bientôt visible dans le salon d'Hercule. "Tongari-Kun" (2003 - 2004). Fibre de verre, acier et huile, acrylique et peinture uréthane - 700 x 350 cm
© Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Ltd. All right reserved. Photo: Florian Kleinefenn


L'exposition de la rentrée? En tout cas la polémique est déjà ouverte... Du 14 septembre au 12 décembre 2010 à Versailles.
Pétitions, manifestation, menace d'action judiciaire: deux ans après la polémique autour de Jeff Koons au château de Versailles, le scénario semble se répéter peu avant l'ouverture mi-septembre de l'exposition du plasticien pop japonais Takashi Murakami. L'idée que cet artiste-star de l'art contemporain, inspiré par les mangas, puisse installer ses oeuvres dans les appartements royaux du Château, situé près de Paris, apparaît sacrilège à certains.
Découvrir la suite dans l'article du monde : http://www.lemonde.fr/depeches/2010/08/28/france-mobilisation-croissante-contre-murakami-au-chateau-de-versailles_3246_88_43258147.html
Le site officiel (voir le diaporama consacré à l'artiste) : http://www.chateauversailles.fr/news-/events/expositions/murakami-versailles-en

Copie originale, la photographie de la sculpture

"Endless Column in Voulangis" (1947) de Constantin Brancusi; Musée National D'Art Moderne, Centre Pompidou, Artist Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris



Une exploration de ces liens puissants tissés entre ces deux médium artistiques, bien au delà des évidences et du "sens unique", une "pollinisation croisée", comme formulé sur le site DLK Collection http://dlkcollection.blogspot.com/2010/08/original-copy-photography-of-sculpture.html .
Dix sections structurent cette présentation de 340 oeuvres de 110 artistes dont : Brassaï, André Kertész, Cindy Sherman, Eugène Atget, Constantin Brancusi, Marcel Duchamp, Man Ray, Henri Cartier-Bresson, Anselm Kiefer, Josef Koudelka, Christo,
Michael Heizer, Richard Long, Gordon Matta-Clark, Bruce Nauman, Dennis Oppenheim, Robert Smithson, Rachel Whiteread, Marcel Broodthaers, Fischli/Weiss, Hans Bellmer, Max Ernst, Robert Mapplethorpe, Sophie Taeuber-Arp, Joseph Beuys, Jim Dine, Gilbert & George, Yves Klein, Ana Mendieta, Robert Morris, Claes Oldenburg, Dennis Oppenheim, Erwin Wurm …



"The Three Sisters" (1984) de Fischli/Weiss;
Photo credit Courtesy the artists and Matthew Marks Gallery, New York



Une exposition à découvrir par son catalogue "The Original Copy: Photography of Sculpture, 1839 to Today", par Roxana Marcoci (que vous trouverez par exemple sur amazon.com : http://www.amazon.com/Original-Copy-Photography-Sculpture-Today/dp/0870707574) ;
au travers du site très illustré qui lui est consacré : http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2010/originalcopy/ ;
ou tout simplement "in live" au MoMA de New York ( http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/970 ).
Voir également l'article du New York Times : http://www.nytimes.com/2010/07/30/arts/design/30original.html?_r=1

Sur ce thème, découvrir absolument la réflexion de Charles Auquière consacrée à l'oeuvre de l'artiste majeur du land art qu'est Andy Goldsworthy et de sa relation à la photographie.

"S’inscrivant au cœur du travail sculptural d’Andy Goldsworthy, la photographie ne peut y être considérée comme un simple médiateur. Nécessaire à l’accomplissement de l’œuvre, elle implique en effet la transformation d’un art in situ, éphémère, unique et naturel en un produit ex situ, pérenne, multiple et chimique. La relation entre ces deux états antithétiques a pu être perçue comme paradoxale, mais elle reflète la logique de toute la démarche de l’artiste : voir, et donner à voir. Comprendre ce rapport ambigu, c’est comprendre la véritable nature de son travail."

Présentation du livre sur le site de l'éditeur.


"La Nature photographique d’Andy Goldsworthy" par Charles Auquière ; collection Palimpsestes à La Lettre Volée (ISBN 2-87317-153-7 ).

Et les artistes contemporains qui associent la photo à leur médium de prédilection sont nombreux. Voir par exemple : http://artsplastiques.blogs.liberation.fr/participatif/2010/08/georges-rousse-une-question-de-point-de-vue.html

26 août 2010

Lethal studios, inspiration et frustration...

Mandarin Ball,"Mercedes Gray" ; aluminium anodisé découpé au laser et assemblé; Ø 46 cm.


"Lethal studios, Laboratory for art, craft and design", une exposition de la galerie "Espace Blanche", qui ne manquera pas d'intéresser les amateurs de structures. Une "petite" galerie par la taille, avec une programmation de qualité, faisant une large place aux jeunes artistes; elle est située idéalement dans le centre ville, à quelques pas de la Grand' Place de Bruxelles (rue Marché au Charbon, 3 à 1000 Bruxelles). Exposition ouverte du 2 au 29 septembre 2010.


"The sky is the limit could be a starting point to explain the ambition of
the creative minds at Lethal studios
."
Pour en découvrir d'avantage, le site de Lethal studios : http://www.lethalstudios.eu/index.html

24 août 2010

Ianchelevici : une vie à l'oeuvre 1909-1994

Le sculpteur Ianchelevici (1909-1994) au travail dans son atelier.
Cliché Acta, non daté.



"Voilà plusieurs années qu'il était en projet, le film Ianchelevici, une vie à l'œuvre est à présent finalisé. Sa sortie clôture la célébration du centième anniversaire de la naissance de l'artiste en 2009. Bernard Balteau, journaliste-réalisateur à la RTBF signe un documentaire sensible à la fois original et rigoureusement documenté." (présentation sur le site internet du musée de La Louvière consacré à l'artiste : http://www.ianchelevici.be/news.php )
Voir aussi le livre (si vous le trouvez encore) "Ianchelevici ou la matière transfigurée" du même auteur, en collaboration avec Luc Norin et Helmi Veldhuijzen; en découvrir quelques extraits (l'ensemble n'est pas accessible pour des raisons de droits d'auteur) : http://books.google.be/books?id=Cb9KjOlu0kAC&printsec=frontcover&dq=Ianchelevici+ou+la+mati%C3%A8re+transfigur%C3%A9e&source=bl&ots=ODr4nEtmv-&sig=kMGHXrwZrJD0Pf_S7gEnt-qC_P0&hl=fr&ei=os5zTILrAoyTjAeSz7CRCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CAYQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false
Projections organisées dans divers lieux culturels. Par exemple, ce vendredi 17 septembre 2010 à 20 h, à la Bibliothèque-Médiathèque d'Uccle LE PHARE, 935 chaussée de Waterloo à Uccle (B). Entrée gratuite, réservation souhaitée.
Nous vous avons déjà parlé de cet artiste à l'occasion d'un autre article : http://acasculpture.blogspot.com/2009/01/le-cube-au-carr-au-muse-ianchelevici.html

04 août 2010

Dimitri Xenakis, sculptures au long cours

"Le Long Cours", (2010) dans le cadre de "Chemin(s) d'eau". Organisé par la ville de Toulouse.
Hauteur maximum 6,50 mètres, longueur 656 mètres. (Photos de l'artiste?)


De ce que j’en ai vu de sa portion urbaine, le Canal du Midi est un site extraordinaire. Un ballet incessant de cyclistes et de piétons redonne vie aux anciens chemins de halage. Des péniches fendent lentement les flots avec à leur bord des citadins bien décidés à jouir du spectacle. Des platanes improbables ponctuent le grand serpent d’eau. Alignés tels des colonnes, ils se rejoignent par delà les rives et semblent former un édifice gigantesque. Chaque virage est comme la promesse d’un voyage. Les Toulousains ont bien compris que cet élément de leur patrimoine est une précieuse percée de la trame urbaine ; une rupture du rythme de la ville, un pas vers l’ailleurs. A la fois une culture et un lieu à vivre. Mon projet se nourrit de ce site. Il se soumet à son échelle et à sa logique longitudinale. Il est ici question de mettre l’accent sur l’étendue et la circulation. Des marques blanches sur les arbres forment sous un certain angle des signes, sortes de grandes flèches, comme un balisage non répertorié au code de la signalisation fluviale.
Présentation du projet sur le site de l'artiste : http://dimitri.xenakis.free.fr/installations/canal%20du%20midi/chemins%20deau.htm


Cette installation ne fait pas que des heureux... Voir la polémique de l'été sur le site de La Dépèche.fr : http://www.ladepeche.fr/article/2010/08/04/883896-L-art-menace-t-il-les-platanes-du-Canal.html

« Cette œuvre dégrade un tronçon d'un site qui appartient au patrimoine mondial. Le plastique pourrait asphyxier les platanes surtout en période de fortes chaleurs. Certains spécialistes évoquent le risque de développements microbiens », alerte Alain Ciekanski. Du côté de la Mairie de Toulouse, il s'agit d'une « petite polémique militante ». « Nos services des espaces verts ont donné toutes les garanties, il n'y a aucun danger », souligne l'adjoint Jean-Paul Makengo. Interrogé, l'artiste Dimitri Xenakis n'a pas souhaiter « alimenter cette polémique. Je fais bien évidemment attention. Personne n'est assez fou pour abîmer un site classé ».

Nous avions déjà évoqué cet artiste à l'occasion du Festival International des Jardins de Chaumont sur Loire en 2009. Nous apprécions certaines de ses réalisations; ainsi : "Ondes et Lumières" (2009) au Parc du Manoir de Cugnaux. 72 x 50 mètres, avec une hauteur maximum de 1mètre 20.

29 juillet 2010

Bohyun Yoon, sculpteur de l'ombre





"Structure of Shadow", une oeuvre de Bohyun Yoon, artiste coréen très marqué par son passage à l'armée; l'oeuvre se veut une métaphore de l'emprise des pouvoirs sur les populations. (2009). Silicone, fil de fer, ampoule, détecteur de mouvement, moteur. Dimensions : 228 x 152 x 152 cm .
As soon as I entered the military in Korea, my superiors tried to brainwash all the new soldiers in regards to who our enemy is, why we have to obey them and so on. This training methodology and military law were very well structured and very effectively organized to control new troops. I was reading Michael Foucult’s “Discipline and Punish” in the military and this book is all about how Western governments have historically developed all kinds of punishments and penalties to control citizens in a very intellectual way. I could analyze the military system better through actually experiencing it. In the end, I felt that humans are weak and fragile, spiritless animals under certain rule, certain harsh conditions.
This work is an installation piece in which I present a mix of male and female toy-like rubber figures hung with strings marching in one direction, one after another. Hanging like puppets, the figures portray the idea of a group as opposed to an individual. A simple light and shadow trick is key in this work and becomes a metaphor for invisible power or tricks of politics in our society. When the viewer approaches the work, their weight makes this structure shake and all the figures dance.
Texte et photos de présentation de l'oeuvre sur le site de l'artiste : http://www.bohyunyoon.com/

26 juillet 2010

Laurette Atrux-Tallau, for summer

Narbonne, Chapelle des Pénitents bleus ; du 27 juin au 31 octobre 2010. Installation de Laurette Atrux-Tallau; voir le site de l'artiste : http://www.laurette-atrux-tallau.com/

Laurette Atrux-Tallau réalise des sculptures précieuses. Avec des matériaux simples (clous, épingles, etc.), elle produit des pièces très élégantes, évoquant la nature et suggérant de multiples émotions esthétiques. Une pièce spectaculaire sera montrée dans la Chapelle des Pénitents bleus : elle reprend l’idée des modules dupliqués (chers à l’artiste) qui s’enlacent, s’enchevêtrent et envahissent le cœur de la chapelle en s’agrippant à l’architecture : un rassemblement tendre de curieux oursins. « L’œuvre découle d’une patiente expérimentation de formes ou de matériaux communs, qui, par leur multiplication et leur accumulation, perdent leurs identités propres. Ce qui n’était qu’une boule en polystyrène et des piques en bambou devient une masse, un volume, un tissu. Au départ d’un module unique dupliqué, l’artiste parvient à créer une forme envahissante, une coulée, un flux. » (Christophe Veys, 2009)


Dans le cadre de la manifestation CASANOVA FOR EVER; du 19 juin au 24 octobre 2010; voir tous les détails, les artistes, les lieux d'exposition (33), sur le site du FRAC Languedoc Roussillon : http://www.fraclr.org/

Envisager de réaliser des expositions d’art contemporain à partir de la figure de Casanova consiste moins à retrouver des thèmes qui auraient été particulièrement liés à sa vie (le sexe, le jeu, l’argent, le voyage, la magie…) qu’à donner à voir dans la création artistique contemporaine des « parcours singuliers » témoignant de cette même liberté enfantine, cette innocence du jeu qui provoque surprise, étonnement et bonheur. Extrait de la présentation de l'exposition.


Avec la participation de : Laurette Atrux-Tallau, Jean-Luc Brisson et ses invités (Anne-Sophie Perrot-Nani, Caroline Lucotte, Claire Guezengar, Hélène Despagne, Marie Denis, Vincent Le Texier et Donatienne Michel-Dansac), Victor Burgin, Jacques Charlier, Cyril Chartier-Poyet, Nina Childress, Nicolas Daubanes, Simone Decker, DN (Lætitia Delafontaine et Grégory Niel), Aude Du Pasquier Grall, Emmanuelle Etienne, Geneviève Favre Petroff, Tom Friedman, Dominique Gauthier, Paul-Armand Gette, Delphine Gigoux-Martin, Grout/Mazéas, Marie-Ange Guilleminot, Cécile Hesse et Gaël Romier, Eugène van Lamsweerde, Inez van Lamsweerde/Vinoodh Matadin, Natacha Lesueur, Claude Lévêque, Frédérique Loutz, Anna Malagrida, Stephen Marsden, Audrey Martin, Maurin et La Spesa, Piet Moget, Jacques Monory, Didier Morin, Vincent Olinet, Laurina Paperina, Alicia Paz, Guillaume Poulain, Jean-Jacques Rousseau, Vladimir Skoda, Didier Trenet, David Wolle, Karim Zeriahen

23 juillet 2010

Dynasty, nouvelle génération?

Vue de l'exposition 'Dynasty' (Palais de Tokyo) (c) Evene

Une exposition, 2 lieux, 40 artistes, 80 propositions : Dynasty résulte d’une collaboration inédite entre le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris/ARC et le Palais de Tokyo. Les artistes investissent la totalité des espaces d’exposition et présentent chacun, dans un mouvement stéréophonique original, une oeuvre dans chaque lieu. À travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, Dynasty révèle le dynamisme d’une génération et la diversité de ses préoccupations, du devenir de l’homme-machine à un réalisme intime, politique et social. Les matériaux fragiles font l’objet d’une utilisation qui les revalorise, tandis que le développement des modèles informatiques transforme l’appréhension de l’espace et des objets. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un travail de prospection mené par l’ARC au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris avec les Ateliers dès 1977, et par le Palais de Tokyo notamment avec les Modules. Posant un regard sur une jeune scène française au sens large (jusqu’aux Français vivant à l’étranger ou étrangers vivant en France), l’exposition témoigne de l’essor artistique des écoles et des centres d’art, des FRAC et des lieux alternatifs, à Paris et en région.
Avec : Gabriel Abrantes et Benjamin Crotty / Farah Atassi / Laëtitia Badaut Haussmann / Gaëlle Boucand / Mohamed Bourouissa / Guillaume Bresson / Pierre-Laurent Cassière / Yuhsin U. Chang / Stéphanie Cherpin / Pauline Curnier Jardin / Mélanie Delattre-Vogt / Alain Della Negra et Kaori Kinoshita / Dewar et Gicquel / Bertrand Dezoteux / Rebecca Digne / Antoine Dorotte / Julien Dubuisson / Vincent Ganivet / Fabien Giraud et Raphaël Siboni / Camille Henrot / Louise Hervé et Chloé Maillet / Armand Jalut / Laurent Le Deunff / Benoît Maire / Vincent Mauger / Robin Meier et Ali Momeni / Théo Mercier / Nicolas Milhé / Benoît-Marie Moriceau / Jorge Pedro Núñez / Masahide Otani / Florian Pugnaire et David Raffini / Jean-Xavier Renaud / Raphaëlle Ricol / Bettina Samson / Alexandre Singh / Oscar Tuazon et Eli Hansen / Cyril Verde + Mathis Collins / Duncan Wylie / Chen Yang /

Présentation de l'expo sur son site : http://www.dynasty-expo.com/d/fr/exposition/

Dynasty, Au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris/ARC, 13 avenue du Président Wilson à Paris . Du 11.06 au 05.09.2010.

Nous avons particulièrement apprécié les sculptures de Vincent Gavinet (illustration ci-dessus, à l'avant plan) qui pratique de manière aérienne les matériaux les plus "ordinaires" (parpaings); point commun qu'il partage avec Vincent Mauger dont nous vous avons récemment parlé (casiers); les héritiers de Richard Deacon ? : http://vincentganivet.fr/





Lire à propos de l'exposition : http://www.fluctuat.net/7189-Dynasty ; voir également : http://lucileee.blog.lemonde.fr/2010/06/14/dynasty-au-palais-de-tokyo-et-au-musee-dart-moderne-de-la-ville-de-paris-2/; ou encore l'avis mitigé de Evene : http://www.evene.fr/arts/actualite/exposition-dynasty-palais-tokyo-musee-art-moderne-paris-2790.php


Tant d'efforts déployés par deux grandes institutions pour un résultat aux allures d'examen de passage bâclé. Un coup dur pour des artistes pas totalement responsables de cette accumulation sans joie, ce parcours qui s'étire artificiellement en longueur, répétant ses rares rapprochements intelligents entre des oeuvres naturellement éloignées. Vides et trop-plein s'enchaînent sans nuances et les salles exiguës assomment par leur redondance plus que par leur esprit. A n'y rien comprendre ; quand le musée d'Art moderne alterne les espaces monographiques sans inspiration à son rez-de-chaussée (à peine sortis des peintures hyperréalistes de Guillaume Bresson, nous voilà plongés dans le minimalisme lacanien de Benoît Maire…), le Palais de Tokyo, un peu plus inspiré, confronte les oeuvres entre elles. Mais difficile d'y déceler une intelligence globale, un parti pris sur cette génération décidément insaisissable.

Stéphanie Cherpin, le Nirvana du recyclage

"Daddy’s little girl ain’t a girl no more" (2009).
Bois, peinture. 350 x 250 x 250 cm.
Courtesy Cortex Athletico, © Stéphanie Cherpin.


"Les sculptures de Stéphanie Cherpin semblent davantage représenter des matières que produire une quelconque figuration. Dans une économie de moyens recherchée, elle travaille à partir d’objets récupérés ou achetés, objets standards, usuels, industriels, qu’elle désosse puis remanie, modifie et assemble sans hiérarchie. Son travail de sculpture passe par une phase de reconstruction particulièrement physique qui consiste en une domestication des matériaux et que l’artiste assimile à une transe. Elle donne lieu à des sculptures sans concession dont l’esthétique produit à la fois un effet d’attraction et de répulsion.
Qu’ils soient identifiables ou non, les différents éléments s’animent dans ces sculptures anthropomorphes ou culturellement marquées. Comme dans les peintures abstraites, chacun peut y voir ce qu’il souhaite : un personnage, un animal, un objet décoratif ou utilitaire… À partir d’une caravane ou d’une cabane pour enfants, elle réalise des habitacles inquiétants, délités et impraticables."

Extraits du texte de présentation de l'exposition sur le site de 40mcube : http://www.40mcube.org/www/index.php/expositions/9/use-once-and-destroy-stephanie-cherpin
Exposition "Use once and destroy", du 24 septembre au 18 octobre 2010 (Vernissage le 24 septembre). Rennes, "40mcube".
Aussi au Spot (Le Havre) à l'automne 2010. http://www.le-spot.org/

Voir le dossier de presse très illustré d'une précédente exposition "Cortex Athletico" (y découvrir également, si vous avez le temps, d'autres artistes comme Pierre Clerk) : http://www.cortexathletico.com/images/documents/stephaniecherpindoc.pdf

22 juillet 2010

Vincent Mauger, le Topologiste

"Sans titre" (2010). Sculpture en bois peint. Courtesy Fondation Zervos, © Vincent Mauger



« Les agencements plastiques de Vincent Mauger développent des fictions comme l’on déploie des espaces. Les installations de l’artiste ne sont pas des images arrêtées, elles véhiculent.
Zones d’autonomie temporaires, ces sans titre procèdent par glissements, déplacements, tels des matrices ou des surfaces de projections. Édifice constitué de boulettes de papier, objets en bois à l’armature héliotrope, aplat confectionné à partir de briques, ils constituent autant de topographies manufacturées. Une des caractéristiques de la pratique de Vincent Mauger réside
dans l’équivalence que celui-ci induit entre conception formelle et réalisation technique, usage d’un matériau simple et jeu avec l’espace d’exposition. A la fois architecte, maçon ou menuisier, l’artiste aime à osciller entre dessin et mise en volumes, de la même façon que l’on représenterait des endroits d’une virtualité, feinte ou concrète. Entre high tech et gros oeuvre, il manie l’artifice et l’artefact avec plaisir, à l’exemple de ses vidéos, véritablement « construites » à partir de maquettes. A l’aune d’une modélisation interlope, ses pièces élaborent une cosa mentale neutre et impersonnelle.»

Extrait du texte de présentation de l'artiste par Frédéric Emprou (2007) sur le site de la Maison Zervos : http://www.fondationzervos.com/actualites/images/afficheVM.pdf et http://www.fondationzervos.com/actualites/actualites1.html

Nous vous avons déjà parlé de cet artiste (nantais) à plusieurs reprises : http://acasculpture.blogspot.com/2008/09/sculpture-urbaine.html
Documents à découvrir sur l'excellent "Territoire des Sens" : http://territoiredessens.blogspot.com/2009/10/vincent-mauger.html
EXPOSITION VINCENT MAUGER, Lauréat du prix Zervos, du 17 juillet au 20 septembre 2010
à la Maison Zervos de la Goulotte à Vezelay (F)


"Le théorème des dictateurs", Vincent Mauger (2009). Dans le cadre du "Vent des Forêts"

Le Prix Zervos : attribué pour la première fois en 2007, le prix Christianet Yvonne Zervos permet tous les deux ans à un artiste ou à un architecte de concrétiser un projet, lors d’une résidence de création à La Goulotte. Le lauréat est désigné sur dossier par un jury composé de différentes personnalités, critique et historien d’art, artiste, philosophe, architecte, galeriste et collectionneur. L’artiste dispose également d’un appartement-atelier afin de préparer une exposition personnelle. Elle a lieu dans la Maison Zervos, l’année suivant l’attribution du prix. Un catalogue d’exposition est par ailleurs édité par l’association. Ce prix reçoit le soutien du Conseil régional de Bourgogne.

21 juillet 2010

Tony Tasset, Big Brother is watching you


A l'initiative du Chicago Loop Alliance (sorte d'office de promotion de la ville de Chicago), une sculpture de Tony Tasset faisant 10 mètres de diamètre et représentant l'oeil de l'artiste, vient d'être installée au Pritzker Park, au centre de Chicago; il s'agit d'une réalisation en résine stratifiée peinte, supportée par une armature d'acier (une fabrication de F.A.S.T. Corp. de Sparta, Wisconsin). Le titre "Eye" se veut ouvert à la lecture...

Voir le site bien documenté de la galerie Kavi Gupta de l'artiste : http://www.kavigupta.com/artist/tonytasset

Voir aussi le catalogue de présentation de l'exposition de l'artiste en 2007 sur le site du Laumeier Sculpture Park de St Louis (Missouri, USA) : http://www.laumeiersculpturepark.org/ckfinder/userfiles/files/Tony_Tasset_Exhibition_Catalog.pdf Voir l'ensemble des articles consacrés à ce sujet dans le Chicago Tribune (prioritairement la vidéo " Is Eye the next Bean?", pour les détails techniques; le titre faisant allusion au surnom de la sculpture d'Anish Kapoor "Cloud Gate" installée également à Chicago) : http://www.chicagotribune.com/search/dispatcher.front?Query=Tony+Tasset&target=article&sortby=display_time+descending
Et si vous souhaitez en apprendre d'avantage sur les intentions de Tony Tasset, une interview de l'artiste sur YouTube.



Découvert sur le blog "Sculpture News" de la Galerie Nicolas Plescoff : http://sculpturenews.wordpress.com/

17 juillet 2010

Maurizio Cattelan, le repos du boucher


Maurizio Cattelan, WE, 2010. Installation à la Menil Collection, Houston. Photo: Zeno Zotti
Longtemps, Maurizio Cattelan a eu la réputation d'un artiste essentiellement loufoque, avec son pape écrasé par une météorite ou son déguisement en Picasso vieux. Ceux qui verront son œuvre la plus récente, WE, auront de lui une idée un peu différente.
Pour voir WE, il faut se rendre sur l'île grecque d'Hydra, au large d'Athènes, et marcher jusqu'à l'ancien abattoir... Dehors, c'est la mer, le soleil, les voiliers qui suivent la côte. Dedans, c'est le ciment gris, le fer rouillé. Cattelan a perçu la contradiction et décidé de l'aggraver. Au centre de la salle, il a placé un joli lit ancien, réduction de moitié d'un lit normal de style Empire, du genre de ceux où il dormait, enfant, dans sa Vénétie natale - il est né à Padoue, en 1960. Sur le drap, deux mannequins de cire sont couchés côte à côte. Tous deux ont été modelés à échelle un demi, celle du lit, et revêtus de chemises blanches et de costumes sombres à leur taille anormale...
Le site de la Fondation Deste : http://www.deste.gr/en/index.html et aussi (en pdf) : http://downloads.deste.gr/activities_83-09.pdf
Nous vous avons déjà parlé de Maurizio Cattelan :
"WE", Deste Foundation, Project Space, Hydra (Grèce). Jusqu'au 30 septembre 2010

16 juillet 2010

Les classiques du XXe siècle en liberté

Picasso, Centaure phallique II (1960), or coulé;old cast, tirage n°10. H:15,2 cm

Plus de 80 sculptures des "maîtres du XXe siècle", dont le Penseur de Rodin, la Vénus hystérique de Dali ou le Char de Médée de Braque, sont réunies pour la première fois dans une exposition à Saint-Dié (Vosges), visible jusqu'au 10 octobre.
"L'exposition est née de la volonté de rapprocher les sculpteurs qui ont marqué de leur génie le siècle, de Rodin à Arman", explique l'initiateur de la manifestation, Armand Israël, ayant-droit du sculpteur Georges Braque et principal prêteur des oeuvres exposées.
Du modeste "Centaure phallique" de Picasso au monumental "Ours" de François Pompon, les 84 sculptures sont exposées à la "Tour de la liberté" de Saint-Dié, une dizaine d'entre elles prenant place dans le parc du site ou dans un bassin extérieur, dont "Le baiser" de Rodin.
Extrait de dépêche AFP : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gZqhb4J68HQLWM7x6JlluqgBPVCg

La "Tour de la liberté" dont il est question plus haut, abrite une prestigieuse collection de bijoux nés de la rencontre de Georges Braque, et d'un maître lapidaire, Henri-Edouard Heger de Loewenfeld (Armand Israël en étant l'héritier). Elle se compose de cinquante-deux bijoux, dont treize pièces uniques au monde. Cette tour a été érigée à Paris pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française, pour ensuite être installée à Saint-Dié.


Tour de la liberté à Saint-Dié-des-Vosges par les architectes Nicolas Normier et Jean-Marie Hennin

12 juillet 2010

Eduardo Chillida, sculpture à l'horizon

"Elogio del Horizonte", Chillida. Photo Llara


Si vous passez par là, sur la route des vacances... Non loin de Gijón au Pays Basque espagnol, "Elógio del horizonte", du sculpteur basque Eduardo Chillida. La particularité de cette œuvre monumentale, placée au bord de la falaise, est son acoustique : il faut y pénétrer pour écouter les sons de la mer et du vent.
Voir aussi dans la région : "Les Peine del viento" ensemble monumental de 3 sculptures installé à San Sebastian (Baie de la Concha), et le Museo Chillida-Leku http://www.museochillidaleku.com/Musee-Chillida-Leku.3+M5c50842c46a.0.html
Voir aussi : http://acasculpture.blogspot.com/2007/12/sculpture-de-vents-eduardo-chillida.html

11 juillet 2010

La censure de l'art sot

L'une des oeuvres présentées lors de l'exposition "Art interdit 2006" qui a soulevé la polémique.


"Un tribunal russe doit prononcer lundi son jugement dans le procès des organisateurs d'une exposition d'art détournant des symboles religieux et attaqués en justice par un mouvement ultra-orthodoxe, une affaire qui laisse craindre un retour en force de la censure dans l'art.
Le parquet russe s'est montré très sévère dans son réquisitoire, demandant trois ans de prison contre Iouri Samodourov, alors directeur du musée Sakharov qui accueillait les oeuvres, et contre Andreï Erofeïev, commissaire de l'exposition, tous deux accusés d'avoir "attisé la haine".
L'exposition datant de 2007 et baptisée "Art interdit-2006" avait été organisée pour présenter des oeuvres que les directeurs d'autres musées avaient jugées trop choquantes pour être montrées.
Outrée, une organisation ultra-orthodoxe et nationaliste russe, "le Concile du peuple" a déposé une plainte. Son représentant, Oleg Kassine, a affirmé à l'AFP qu'il était "indigné" par les tableaux de l'exposition.
Selon lui, certains étaient "des tableaux anti-chrétiens". "Par exemple, à la place du visage du Christ, il y avait une décoration à l'effigie de Lénine", dit-il. Une autre oeuvre montrait le Christ dans une publicité pour la chaîne de restauration rapide McDonalds ou encore Mickey Mouse dans un tableau religieux."
Extraits et photo de la dépêche AFP : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jpiLGbz-VFtKOIVcrZs6sA2qbOCQ


Rappelons que l'exposition "Art interdit-2006" (printemps 2007, au musée Sakharov à Moscou) rassemblait des oeuvres d'artistes qui avaient été censurés par des musées russes. Cette exposition sur le "sots-art" (mouvement artistique soviétique né dans les années 1970 pour railler la propagande officielle), a également été présentée à Paris fin 2007. Voir le site : http://www.sotsart.com/ ; lire par exemple : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/DENIS/15503


Une des oeuvres caractéristique de ce mouvement, "Hero, Leader, God" d'Alexander Kosolapov. Et si vous êtes d'humeur polissonne, découvrez "Mickey Kamasutra" et ses déclinaisons sur la page : http://www.sotsart.com/projects/mickey_kamasutra.html

A compléter par la dépèche du 12 juillet :

Les organisateurs d'une exposition d'art détournant des symboles religieux, organisée en 2007, ont été reconnus coupables lundi par un tribunal de Moscou d'incitation à la haine, au terme d'un procès très critiqué par des défenseurs
des libertés publiques. Iouri Samodourov, alors directeur du musée Sakharov
qui accueillait les oeuvres, et Andreï Erofeïev, commissaire de l'exposition, "ont commis des actes visant à attiser la haine", a indiqué la présidente du tribunal Taganski à la lecture du jugement cité par les agences Itar-Tass et RIA Novosti.
Le jugement qualifie d'"intention criminelle" l'idée de ces artistes d'organiser une telle exposition. Celle-ci, baptisée "Art interdit-2006", avait été organisée pour présenter des oeuvres que les directeurs d'autres musées avaient jugées trop choquantes pour être montrées.Le tribunal a également décelé dans ces oeuvres un vocabulaire grossier, selon l'agence Interfax.

06 juillet 2010

Estuaire : la biennale ou la triennale?

Tatzu Nishi, “Villa cheminée” (Cordemais). Photo Thierry Weber http://www.estuaire.info/010/html/fr/artistes/nishi.html


La troisième édition de la biennale d'art contemporain Estuaire de Nantes à Saint-Nazaire, qui devait se tenir en 2011 a été repoussée à 2012 pour l'intégrer dans une "année exceptionnelle" sur la culture à Nantes, a-t-on appris mardi auprès de la ville de Nantes.
Nantes souhaite faire de 2012 "le point de départ d'un nouveau cycle culturel et dynamique pour la métropole qui doit prendre une place éminente et singulière en France et en Europe", explique la ville dans un communiqué.

Le site de la manifestation (voir le diaporama très complet) : http://www.estuaire.info/