30 avril 2011

Ai Weiwei, du bronze à la tôle...

Ai Weiwei présentant, lors d'une visite de fonderie, l'un des 12 éléments de son œuvre.
Image : AW Asia/The New York Times




Inauguration ce 2 mai 2011 à New York de la sculpture Circle of Animals/Zodiac Heads, première grande commande publique du sculpteur Ai Weiwei (Fontaine Pulitzer au Grand Army Plaza, près de Central Park) (Cette œuvre est promise à une tournée mondiale; elle a déjà été présentée à la biennale de São Paulo)
Lire par exemple : http://www.zodiacheads.com/?page_id=17
Lire article : http://www.orserie.fr/art-design/article/tous-avec-toi-mais-sans-toi-la-11561


L'artiste, qui dérange depuis longtemps son gouvernement (par exemple, un épisode récent très médiatisé autour de la destruction de son atelier et un dîner de soutien trop"populaire"), est lui accusé de «crimes économiques»; il a été arrêté il y a près d'un mois alors qu'il s'apprêtait à s'envoler pour Hong Kong. On est sans nouvelles de lui...
Pour signer la pétition demandant la libération de l'artiste : http://www.change.org/petitions/call-for-the-release-of-ai-weiwei
Le site de l'artiste (très sobre) : http://www.aiweiwei.com/
A propos d'un film en train de se réaliser : http://www.aiweiweifilm.org/en/

Pour réaliser les 12 têtes monumentales de sa sculpture, l'artiste s'est librement inspiré des pièces originales rescapées de la fontaine de Yuanming Yuan (voir l'affaire autour de la vente Yves Saint Laurent chez Christie's en 2009): http://www.chinadaily.com.cn/china/2009-02/22/content_7500076.htm

Une gravure représentant l'ensemble de la fontaine Yuanming Yuan (également horloge hydraulique) qui était décorée des douze figures du zodiaque, avant son saccage par les troupes anglo-françaises, lors de la destruction du Palais d'été en 1860 (2ème guerre de l'opium).



Plus de détails : http://en.wikipedia.org/wiki/Haiyantang

28 avril 2011

Vive l'art brut


100 000 cure-dents, 35 ans de travail, "Rolling through the Bay" est l'oeuvre de Scott Weaver visible actuellement jusqu'à la fin du mois de juin 2011 au Tinkering Studio à San Francisco.
Le site du créateur pour découvrir les détails : http://www.rollingthroughthebay.com/sf1.html
Plus près de chez nous, à découvrir d'urgence : le LaM, autrement dit Musée d'art moderne Lille Métropole qui a rouvert il y a peu ses portes après extension, sous cette nouvelle identité, et qui met en valeur une collection d'art brut exceptionnelle (ne pas oublier cependant de visiter les collections d'art contemporain fort intéressantes au demeurant).
André Robillard, collection de fusils. Technique mixte. Bois, rubans adhésifs, boîtes de conserve, tubes en plastique et métal, clous, éléments de robinetterie, couvercles en plastique, câbles, stylos-feutre. Donation L’Aracine en 1999. (photo JFD). 

Actuellement, une rétrospective passionnante consacrée à Adolf Wölfli (du 9 avril au 3 juillet 2011)
Interné dès 1895 à l’hôpital psychiatrique de la Waldau à Berne,Adolf Wölfli (Bowil, 1864 – Berne, 1930) est l’auteur d’une oeuvre incroyable, une autofiction, répartie en 45 cahiers d’un total de plus de 25 000pages. 1 600 dessins, 1 640 collages, des récits en prose, de la poésie, des calculs mathématiques et de la musique lui permettent de réinventer sa vie et le monde, en se construisant un univers propre, une enfance fabuleuse et un avenir glorieux.
(extrait du dossier de presse sur le site du musée : http://www.musee-lam.fr/ )
Et pour les passionnés, il y a bien entendu La Collection de l’Art Brut à Lausanne : http://www.artbrut.ch/

27 avril 2011

Lille 3000, vive la Paranoïa!

Gregory Lasserre & Anais met den Ancxt Scenocosme "Fluides". Photo JFD.



Boris Petrovsky, "The Nixie Matrix" (partie de l'installation). Photo JFD.



Hiroaki Umeda, "Holistic Strata Installation". Photo JFD.







"Paranoïa" : 29 installations interactives et immersives, plates-formes éducatives au carrefour des arts, de la science et des technologies, présentées dans le cadre de la programmation de lille3000.


L'exposition propose un panorama d'installations empruntées au répertoire de la science-fiction : installations visuelles et sonores, machines, vidéos 3D, robots, jeux vidéo. En croisant recherche scientifique et création artistique contemporaine, certaines œuvres ont développé une vision "paranoïaque" du monde contemporain qui fait à la fois écho à son évolution, mais aussi à la société imaginée par les "Cyber-Punk", dont William Gibson est le précurseur. Cette exposition dressera une vision imaginaire, drôle et effrayante d'une société futuriste en perpétuel questionnement. A travers les nouvelles technologies, des artistes français, allemands, américains, belges, canadiens ou encore hollandais vous inviteront à entrer en dialogue avec les machines, par le biais d'œuvres qui feront appel à tous vos sens.
Présentation de l'exposition sur le site de lille 3000 : http://www.lille3000.eu/lille3000/fr/event.php?id=30&nom=SPRING-IN-SAINT-SAUVEUR


Liste des oeuvres et des artistes:

MARNIX DE NIJS : PHYSIOGNOMIC SCRUTINIZER
ADAM BRANDEJS : GENPETS
GRÉGORY CHATONSKY : LIBERATION
FELICIE D’ESTIENNE D’ORVES : SUPERNOVA
FREDERIK DE WILDE : EOD 02
PASCAL DUFAUX : FONTAINE_SCULPTURE VIDEO-CINETIQUE#3
HARUN FAROCKI : SERIOUS GAMES 1 : WATSON IS DOWN / SERIOUS GAMES 3 : IMMERSION
ANAÏSA FRANCO : EXPANDED EYE / PARANOÏA
EDUARDO KAC : NATURAL HISTORY OF THE ENIGMA
RYOICHI KUROKAWA : GROUND
BERTRAND LAMARCHE : REPLIQUE
MARTIN LE CHEVALLIER : VIGILANCE 1.0
LAURENT PERNOT : LE MONSTRE
BORIS PETROVSKY : THE NIXIE MIXIE MATRIX
NIKLAS ROY : MY LITTLE PIECE OF PRIVACY
FELIX LUQUE SANCHEZ : CHAPTER 1 / NIHIL EX NIHILO
KEIICHIRO SHIBUYA & TAKASHI IKEGAMI : FILMACHINE
ANTOINE SCHMITT : TIME SLIP / PSYCHIC
CHRISTIAAN ZWANIKKEN : SCORCHED EARTH / THE GOOD, THE BAD AND THE UGLY
HIROAKI UMEDA : HAPTIC (VERSION INSTALLATION) / HOLISTIC STRATA INSTALLATION
GREGORY LASSERRE & ANAIS MET DEN ANCXT, SCENOCOSME : FLUIDES
YRO YTO : PYANO / AKUERY
LYCEE E. BRANLY • CRÉTEIL : LE MUR

A découvrir d'urgence à la Gare Saint Sauveur, Boulevard Jean-Baptiste Lebas, Lille; du 13 avril au 15 août 2011, du mercredi au dimanche de 12:00 à 19:00.


Expositions en parallèle, dans le même lieu : Paranoïa SFR JEUNES TALENTS PHOTO et GAME ART dans le cadre de la Fête de l'Animation (limité au 22 mai). Découvrez également l'HOTEL EUROPA et ses chambres délirantes que vous pouvez réserver pour une rencontre entre amis ou en famille (la bike room, la voodoo vibe, la monster lounge ou la delirioom )...

16 avril 2011

Anthony McCall, et la lumière fut...


L’artiste britannique Anthony McCall a choisi d’installer une oeuvre lumineuse de la série «solid light films» dont la forme et le sens répondent à l’architecture gothique du Collège des Bernardins. Deux cônes de lumière, formés par le halo des projecteurs vidéo, dessinent sur le sol des figures qui, se déployant en un mouvement perpétuel, construisent dans l’espace une architecture immatérielle. L’oeuvre de McCall, inspirée du cinéma et de la performance, permet au visiteur d’assister à l’expansion d’un dessin et d’éprouver la puissance de ce simple motif qui, porté par la lumière, devient une géométrie structurant le vide apparent de la sacristie.

Présentation de l'exposition sur le site du Collège des Bernardins : http://www.collegedesbernardins.fr/index.php/art/arts-plastiques.html

Né en 1946, Anthony McCall, installé à New York, a une pratique pluridisciplinaire où se chevauchent films, sculptures, installations, dessins et performances. Aujourd’hui célèbre sur le plan international, il a été exposé ces dernières années, entres autres lieux prestigieux, au MOMA de New York, à la Tate Modern et à la Serpentine Gallery de Londres, au Moderna Muséum de Stockholm, au Musée de Rochechouart et à l’IAC de Villeurbane.


L'exposition que vous n'avez sans doute pas vue : du 3 février au 16 avril 2011, dans l'ancienne sacristie du Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy à Paris.
L'article du journal Libération : http://next.liberation.fr/culture/01012331085-mccall-fait-tourner-les-cones
Le site de l'artiste : http://www.anthonymccall.com/

15 avril 2011

Voina, érection monumentale...




"C'est le prix que personne n'attendait : le collectif artistique Voina, plus souvent au centre de controverses que des honneurs, a remporté un prix* tout à fait officiel en Russie, pour une œuvre qui consiste en un phallus de plus de six mètres de hauteur, installé en face du siège des services secrets russes à Saint-Pétersbourg. Les artistes activistes de Voina ont peint l'an dernier l'immense biroute sur un pont mobile, une érection géante régulière devant le siège du FSB, le successeur du KGB, à Saint-Pétersbourg. Il a fallu plusieurs heures avant que les autorités ne s'en rendent compte et ne l'effacent. (Regardez le pont en action sur ce reportage d'Arte)."


Voir suite de l'article très complet sur : http://www.rue89.com/2011/04/10/la-russie-honore-le-phallus-geant-des-artistes-farceurs-de-voina-199335


Lire aussi : http://observers.france24.com/fr/content/20101130-russie-art-voina-activistes-police ; et bien sur le site de soutien "Free Voina": http://fr.free-voina.org/


*NDLR : prix de l’Innovation décerné sous le patronage du Ministère de la culture de la Fédération de Russie.

13 avril 2011

L'appel de la nature


L’association Grandeur Nature anime un festival en pleine nature se déroulant dans le parc Régional du Queyras depuis 2005, tous les étés de Juillet à Août. Il se compose d’un volet de programmation cinéma en plein air et d’un volet de résidences artistiques donnant lieu à la création de parcours d’œuvres originales dans la montagne. Ce projet vise à sensibiliser le public du parc naturel à la culture artistique contemporaine.

A partir de la session 2009, les résidences d’été Grandeur Nature ont mis en avant les spécificités du Festival depuis cinq ans et se sont orientées en faveur des étudiants des écoles d’art, des écoles d’architecture et des écoles du paysage de la deuxième à la cinquième année et post-diplômes. L’écologie, le développement durable, l’art environnemental sont autant de notions au cœur des activités de Grandeur Nature. Le but des résidences d’été est de réfléchir ensemble à ces notions, par une compréhension des problématiques et des enjeux de plusieurs disciplines (art, sociologie, économie, philosophie, architecture, poésie…) , de différentes échelles (de l’essayiste au berger, du représentant politique à l’architecte, etc.) par des réponses plastiques. Attention , les candidatures sont reçues jusqu'au 6 mai 2011.

Plus de détails sur le site de l'association : http://www.festivalgrandeurnature.com/


Rappelons également d'autres initiatives dont nous vous avons déjà parlé et qui proposent des interventions en milieu naturel, comme Sites en Ligne, avec qui notre école entretien des relations privilégiées : http://www.sitesenligne.be/


Et pour suivre dans l'ambiance, signalons plusieurs expositions, dont « L'idée de nature », du 21 avril au 22 mai 2011 à la Kunsthalle de Mulhouse : http://www.kunsthallemulhouse.com/actualites/exposition-l-idee-de-nature.php ; et aussi, du 23 mars au 24 juillet 2011, "La Ville fertile" à La Cité de l'architecture & du patrimoine au Palais de Chaillot (Paris) : http://www.citechaillot.fr/exposition/expositions_temporaires.php?id=161 .


Avec La Ville fertile, il s’agit pour la Cité de traiter en détail l’un des sujets majeurs du moment en replaçant la question de la nature en ville dans une perspective large, qui en aborde les dimensions historique, sociale, culturelle, botanique autant qu’écologique. L’exposition, composée de deux séquences, propose une immersion dans le monde végétal et urbain, en même temps qu’elle donne à voir les différents éléments qui le traversent : l’horizon, l’eau, le vent, le paysage urbain, les sons…

Précisons que la première séquence de l’exposition, intitulée « L’Objet du désir », a été confiée, pour le commissariat et la scénographie, à l'architecte de paysages Nicolas Gilsoul, également professeur à l'Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles, École Supérieure des Arts.

09 avril 2011

Domenico Paladino, sculpture de sel

Un homme passe devant "Il muro di sale" (Le mur de sel; 10 mètres de haut, 35 mètres de diamètre), une création de l'artiste italien Domenico Paladino (dit Mimmo Paladino) ; cette installation (150 tonnes de sel recouvrent complètement une structure en bois) est placée sur la Piazza Duomo à Milan depuis le 8 avril; elle y sera visible jusqu'en juillet 2011 (AP Photo/Luca Bruno). Infos complémentaires : http://www.daringtodo.com/lang/it/2011/04/06/mimmo-paladino-una-mostra-storica-a-milano/ ; et aussi : http://www.flickr.com/photos/charlesbegniamino/2635466311/

Simultanément à cet événement, une exposition de l'artiste "Mostra Mimmo Paladino" au Palazzo Reale, du 22 mars au 19 juillet 2011.

L'installation a déjà été présentée à Naples en 1995 (?) et à Gibellina.
Plus d'informations à propos de l'artiste : http://it.wikipedia.org/wiki/Domenico_Paladino

Sculpture, nouvelles du front

L’œuvre de Jean-Claude Libert , implantée au collège d’Astrée, a été démolie en 1999. La famille de l’artiste réclame aujourd’hui des dommages et intérêts devant le tribunal administratif. Voir : http://www.leprogres.fr/loire/2011/04/08/boen-12-ans-apres-la-sculpture-detruite-refait-parler-d-elle

"Les pisse-vinaigre contre «Piss Christ»", un article de Catherine Coroller dans Libération. La photo par Andres Serrano d’un crucifix plongé dans l’urine refait scandale, cette fois à Avignon. Voir : http://next.liberation.fr/culture/01012330269-les-pisse-vinaigre-contre-piss-christ

L'oeuvre du sculpteur sur sable Sandkid, alias Mickaël Klein, détruite par la police était autorisée par la Ville. Même avec une autorisation pour occuper la plage, ses oeuvres sont invariablement rasées par un bulldozer municipal. Voir : http://www.cannes.maville.com/actu/actudet_-L-oeuvre-detruite-par-la-police-etait-autorisee-par-la-Ville_loc-1756707_actu.Htm

Arménie-Turquie
: une sculpture qui fait encore des vagues. L’éditorialiste du quotidien Hurriyet Gila Benmayor a affirmé que « l’incident de la monstrueuse sculpture » dans la province de Kars a récemment gagné une nouvelle dimension. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qualifiant l’objet artistique du célèbre sculpteur Mehmet Aksoy de « bizarre », avait demandé sa destruction. Le juge en chef de la 1e Cour Administrative d’Erzurum, Mehmet Haskalayci, a pris une décision ajournant la démolition. Voir : http://www.armenews.com/article.php3?id_article=68813

L'artiste Ai Weiwei, victime de la crise du « Jasmin ». L'un des artistes les plus connus de Chine, Ai Weiwei, a été arrêté dimanche alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour Hong Kong, et la police a saisi ses ordinateurs dans sa résidence de Caochangdi, dans la banlieue de Pékin. Voir parmi de nombreux articles : http://www.rue89.com/chinatown/2011/04/03/lartiste-ai-weiwei-victime-de-la-nervosite-chinoise-face-au-jasmin-198307

...

Antony Gormley, les Memes sculptures

"Construct IV" (2010). Acier (fonte d'acier). 189 x 40 x 35 cm;
"Construct V" (2010). Acier (barres d'acier inoxydable soudées). 193 x 40 x 33 cm.
Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac © Antony Gormley; Photo: Stephen White.
Montage JFD.

Antony Gormley présente un choix de Memes [Mêmes] témoignant de son travail actuel sur les corps simplifiés jusquʼà lʼabstraction, en jouant sur les dimensions et les volumes pour ouvrir un champ de perception où toutes sortes de dispositifs sculpturaux interrogent et redéterminent la position du spectateur dans lʼespace.

Lien vers la page de paris ART qui présente l'exposition (extrait ci-dessus; français) : http://www.paris-art.com/exposition-art-contemporain/for-the-time-being--pour-l-instant/antony-gormley/12213.html

Lien vers le dossier de presse (anglais) sur le site de la galerie : http://www.ropac.net/upcoming/ "For the time being / Pour l'instant", exposition du 30 avril au 04 juin 2011, à la Galerie Thaddaeus Ropac.7 rue Debelleyme, Paris.



"Cumulate", (2011) et "Cumulate II", (2011) 180 x 47 x 50 cm et 184 x 54 x 50 cm
Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac © Antony Gormley; Photo: Stephen White.
Montage JFD.


La meilleure des sources : http://www.antonygormley.com/#/now/news

04 avril 2011

Le battement d'ailes du sculpteur

Saison après saison, les sculptures de sable succèdent aux sculptures de glaces... Voici une vidéo spécialement dédiée aux sculpteurs, qui déclenchera quelques souvenirs chez certains d'entre nous qui ont vécu ces cataclysmes que seule la sculpture peut produire...

30 mars 2011

Sculpture vaudou


Sculptures vaudou Nago et Fon, Bénin.
Bois, corde, coquillages, métal, tissu, argile, plume, végétaux, os, patine sacrificielle.
Collection Anne et Jacques Kerchache. Photo © Yuji Ono



La Fondation Cartier pour l’art contemporain présentera pour la première fois au public un ensemble exceptionnel d’objets vaudou issus de la collection Anne et Jacques Kerchache dans une scénographie conçue par Enzo Mari, l’un des grands maîtres du design industriel italien. L’exposition est organisée avec la complicité d’Anne Kerchache – aujourd’hui Madame Kamal Douaoui – qui fut l’épouse de Jacques Kerchache jusqu’à son décès en 2001... ...Dès les années 1960, Jacques Kerchache a su reconnaître la puissance esthétique et l’originalité stupéfiante de la statuaire vaudou et de ses formes. C’est à cette époque, lors de ses premiers voyages dans l’actuelle République du Bénin, berceau du vaudou, qu’il commence à rassembler ce qui est devenu aujourd’hui la plus importante collection de sculptures vaudou africaines. L’exposition présentera une centaine de ces objets, dont certains appartiennent désormais à des collections privées... ...Les sculptures vaudou, assemblages anthropomorphiques de cordes, d’os, de coquillages ou de terre cuite, jouent un rôle primordial dans la pratique de ce culte religieux très ancien et toujours vivant, des côtes du Togo à l’ouest du Nigéria. Recouvertes d’une épaisse couche de matière faite de terre, d’huile de palme et de poudre, ces sculptures étranges et troublantes dégagent un sentiment de tension et d’appréhension. Leur esthétique ambiguë est intimement liée à leur rôle qui est à la fois de protéger leurs propriétaires du danger et de nuire aux personnes responsables de leurs problèmes...
Extraits de la présentation de l'exposition sur le site de la Fondation Cartier : http://fondation.cartier.com/ Suivre le lien "presse" sur la page d'accueil pour découvrir le très beau dossier de presse (imprimable) ainsi que de nombreuses photos. Du 5 avril au 25 septembre 2011, à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris

23 mars 2011

Venet à Versailles

Photo Christophe Chavignaud
Cet été, Bernar Venet est le prochain nominé pour exposer à Versailles, après Jeff Koons, Xavier Veilhan et Takashi Murakami; et ce ne sera donc pas Maurizio Catelan, jugé sans doute trop "risqué". L'exposition « Bernar Venet Versailles », est à voir dans les jardins du château, et du domaine de Marly, du 31 mai au 30 octobre 2011.



Jean-Jacques Aillagon vous a-t-il laissé carte blanche ? Non. Il m’a dit : «Tu fais des expos partout dans le monde, il ne faut pas faire à Versailles ce que tu fais ailleurs. Il faut faire un geste énorme. »


Quel va être ce geste ? Il est trop tôt pour le dévoiler, même si je l’ai montré quelques secondes, en interdisant les photos, lors de la conférence de presse de Jean-Jacques Aillagon. Disons juste que les visiteurs seront très surpris, dès l’entrée.


Combien et quels types d’œuvres allez-vous exposer ? Il y aura six ou sept pièces, dont deux de 22 mètres de haut (plus une pièce au domaine de Marly). Uniquement des arcs et des lignes indéterminées. Je n’ai pas souhaité exposer d’angles et de barres droites, car je pense que cela aurait été trop agressif pour le public du château.


Extraits de l'article du quotidien Nice Matin : http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/bernar-venet-a-versailles-revolution-au-chateau


Le blog de Jean-Jacques Aillagon pour connaître tous les projets pour Versailles (lien vers le dossier de presse) : http://jean-jacques-aillagon.typepad.fr/le_blog_de_jeanjacques_ai/2010/12/conférence-de-presse.html?cid=6a010536b474ad970c0147e21a5ce5970b


Voir aussi l'article sur le figaro.fr : http://www.lefigaro.fr/culture/2011/04/01/03004-20110401ARTFIG00640-l-art-abstrait-encercle-le-roi-soleil.php

16 mars 2011

Sarah Fauguet et David Cousinard, vestige de l'art

David Cousinard et Sarah Fauguet : "Time line" ( 2009), présenté à Tripode (Rezé).
Copyright Martin Argyroglo


Les sculptures de Sarah Fauguet et David Cousinard empruntent au mobilier, à l’architecture et à la construction. Leur travail se situe également au niveau de l’espace d’exposition dont leurs sculptures modifient éventuellement la composition et certainement la perception. L’assemblage et l’agencement de plusieurs de leurs œuvres constituent des environnements souvent étranges...
... Avec ces sculptures abstraites qui rappellent des objets incongrus, d’une époque ancienne ou liés à des fonctions spécifiques, et cette sculpture figurative qui représente un paysage, l’exposition prend la tournure d’un environnement entre architecture improbable et maquette de décor de cinéma. Ces œuvres fonctionnent comme des éléments embryonnaires d’un espace et d’un temps autres, constitutives d’un récit dont nous n’aurions que quelques bribes...

Extraits de la présentation de l'exposition sur le site de 40mCube : http://www.40mcube.org/www/index.php/expositions/9/we-can-never-go-back-to-manderley-sarah-fauguet-david-cousinard

Exposition "We Can Never Go Back to Manderley" de Sarah Fauguet & David Cousinard, du 23 avril au 16 juillet 2011 au 40mcube; 48, avenue Sergent Maginot à 35000 Rennes.

11 mars 2011

La sculpture dont on (c)rève...

Nous nous faisons parfois l'écho de concours de sculpture dans nos pages. En voici un particulièrement rémunérateur dont nous avons le plaisir de vous informer...
Le Groupe Agrati, comme il se défini lui-même, c’est : 264 millions d’euros de chiffre d’affaires. 11 usines et 3 centres logistiques. Plus de 1700 personnes. Une capacité de production de 150.000 tonnes. 500.000 mètres carrés dont 200.000 couverts. Un parc de 300 machines de frappe à froid et de reprise... Il lance un appel à projet pour la création d’une œuvre d’art destinée à être installée de façon pérenne sur le site de l’entreprise AGRATI à Vieux-Condé. L’entreprise AGRATI France souhaite, dans le cadre de son projet d’investissement à Vieux-Condé et de l’installation de son Siège Social, investir un des espaces extérieurs de l’entreprise au travers de la création d’une installation d’art contemporain.
Voir le lien sur la page http://www.cnap.fr/index.php?page=infos&idSujetPro=1119&contenu=appelsprojet-et-offres-demploi-appelsprojet-et-offres-demploi-appelscandidatures-rsidences-prix-bourses-festivals-appelprojet-pour-la-cration-dune-installation-dart-contemporain-vieux-cond-2011 ou vous découvrirez l'ensemble des recommandations et caractéristiques souhaitées par le commanditaire du genre
"doit être spécifiquement conçue pour le site", "pensée de façon à pouvoir dialoguer avec son environnement", "résister aux intempéries", "éléments conformes aux normes de sécurité", "résister aux tentatives de dégradation ou de vol de ses éléments", "nécessiter une maintenance faible sans qualification spéciale"... suivies de considérations sur la thématique qui doit être développée.
Et vous y apprendrez finalement que "L’apport maximum de l’entreprise AGRATI pour cette création sera de 5000 € TTC (honoraires, études, réalisation, première installation). La démarche d’achat des matériaux et de tous les éléments intervenants dans la production de l’oeuvre sont de la responsabilité de l’artiste".
PS : n'oubliez pas de justifier de votre statut d’artiste en produisant copie de votre affiliation à l’AGESSA ou à la Maison des artistes.

Anthony Caro, le mystère de la sculpture à pattes...

Anthony Caro "Lagoon" (1984). Acier. 2.16m x 5.21m x 1.6m. Version et mise en place d'origine, avant sa présentation dans le parc du Peterborough Sculpture Trust http://www.peterboroughsculpture.org/collection.php?sculptid=112.


La version altérée de "Lagoon", invendue chez Bonhams. Courtesy Annely Juda Fine Art


Une sculpture monumentale en acier, signée Sir Anthony Caro, est restée invendue hier, lors de la vente '20th Century British Art' chez Bonhams Londres. Ceci après que l’artiste s’est prononcé contre la vente, demandant que l’œuvre soit retirée et déniant la sculpture qu’il avait créé en 1976/1977, estimée entre 120 000 et 180 000 euros.
« Cette œuvres est mienne, mais mutilée », a déclaré Anthony Caro à ARTINFO UK.
La sculpture Lagoon a été créé pour être posée sur le sol, fidèle à la griffe du sculpteur de 86 ans, qui omet le socle pour éviter la médiation entre ses œuvres et les spectateurs. Lagoon a néanmoins reçu des pieds en métal, soudés à la base, après son achat par le Peterborough Sculpture Trust en 1984.
Au départ, Bonhams n’avait fait aucune mention de ce plus important dans le catalogue de la vente ou dans son rapport sur l’état de l’œuvre, qui décrivait seulement des défauts de peinture. La Maison a, depuis, ajouté une notification au lot, mais la déclaration ne satisfait pas Anthony Caro. « Dans le catalogue, le tout est déclaré être mon œuvre, ce qu’il n’est pas. C’est comme ajouter une queue à un animal peint par Picasso. C’est ridicule », a-t-il déclaré.
Dans une lettre envoyée à l'artiste, Bonhams déclare que les ajouts n’ont aucune portée sur « l’intégrité artistique de le sculpture » et que les pieds « sont incapables de changer l’œuvre en une qui n’est pas la votre ». La Maison soutient aussi que les pieds ont été ajoutées pour l’installation de l’œuvre et que cela avait été fait sous la direction de l’artiste - une version des faits niée par Anthony Caro, qui dit : « je n’ai jamais été à Peterborough de ma vie ».
Bonhams a déclaré à ARTINFO UK que « l’œuvre a été commandée pour un emplacement extérieur et a des pieds en support ». Anthony Caro dit cependant que la sculpture n’était pas sur commande mais achetée chez son marchand. Une photographie, publiée en 1987 dans un catalogue de la Peterborough Sculpture Trust, montre l’œuvre installée comme prévu sur une terrasse en brique, sans pieds. Plus tard, Lagoon avait été installée sur l’eau, sans la permission de l’artiste, et puis vandalisée.
« Pendant une longue période de présentation en plein air, la sculpture est devenue altérée et malheureusement aussi peinte à la bombe par des vandales », déclare Bonhams. « La peinture a été enlevée et il n’en reste que des petites traces. Sir Anthony soutient que les pieds de la sculpture ne font pas partie de son œuvres, mais ceci n’est pas le souvenir du personnel de la Trust qui a assisté à l’installation de l’œuvre sur leur site ».
Aucune loi en Angleterre n'empêche les collectionneurs d'altérer ou détruire les œuvres dont ils sont propriétaires. « Il est très mauvais pour un artiste de savoir que son œuvre peut être détruite ou changée et qu’il n’a aucun recours, » déplore Anthony Caro. « L’artiste devrait avoir le droit de dire : ‘ceci n’est plus mon œuvre’ ».

L'article en français (10/03) qui est ici reproduit : http://fr.artinfo.com/%C2%AB-mon-%C5%93uvre-mutil%C3%A9e-%C2%BB-anthony-caro-renie-une-sculpture-qui-est-rest%C3%A9e-invendue-chez-bonhams

La page de la galerie de vente Bonhams où l'oeuvre est présentée (et où il est précisé que les oeuvres de Caro reposent habituellement directement sur le sol...) : http://www.bonhams.com/eur/press/5475/

L'article du guardian (08/03): http://www.guardian.co.uk/artanddesign/2011/mar/08/sir-anthony-caro-bonhams-auction-sculpture-row

Une explication : l'oeuvre à été déplacée de l'emplacement d'origine (voir photo ci-dessus) au Peterborough Sculpture Trust qui l'avait acquise, pour être présentée en "extérieur nature" (pelouse ou plan d'eau), ce qui aurait nécessité techniquement l'installation des "pattes", non visibles pour le spectateur car sous la terre ou sous l'eau; tout ceci à l'insu de l'artiste...

Le site de l'artiste : http://www.anthonycaro.org/

Nous vous avons déjà parlé de Anthony Caro : http://acasculpture.blogspot.com/2009/01/anthony-caro-sculptures-au-laac.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/10/sculptures-danthony-caro-suite.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/10/sculpture-galvanise-anthony-caro.html

10 mars 2011

Voyage dans les « îles jamais trouvées »...

" Iles jamais trouvées" : Clear Glass Stack © Tony Cragg


L’exposition "Îles jamais trouvées" souhaite montrer, au travers des œuvres de 35 artistes internationaux (Japon, États-Unis, Allemagne, Italie, France, Grèce, Chypre, Maroc…) une sensibilité commune et partagée, tournée vers la quête de l’authenticité, au sein d’un contexte sociologique et anthropologique complexe...
...Les "Iles jamais trouvées" sont ces zones de création particulières, uniques et individuelles dans lesquelles chaque artiste définit et communique clairement sa propre approche, son propre langage et système de symboles, sa propre vision idéologique, philosophique, esthétique et historique du monde. La vie et le travail des artistes peuvent également se comprendre par la quête métaphorique de "leur île", de "leur place", de "leur terre". Toutes les inventions d’organisation des formes, de langages, de signaux visuels et de nouveaux récits personnels constituent ces terres d’empathies et d’imagination qui se présentent elles‐mêmes comme des îles.En ce sens, le travail artistique ressemble à un long et éternel voyage grâce auquel les artistes, suivant leur propre étoile, découvrent continuellement de nouvelles îles, de nouveaux continents et de nouveaux mondes – conquièrent de nouveaux territoires, élaborent et occupent de nouvelles aires par leurs méthodes et leurs aptitudes. Ce voyage éternel est un compte à la fois dramatique, poétique, conflictuel et pittoresque rempli d’espoir et de déception, de perte et de trouvailles, de labeur, de plaisir et de joie, mais aussi de destruction, de déchéance, de colère, de tristesse, de solitude et de renoncement, de raison et d’irrationalité, de folie et d’obsession.
Extraits de la présentation de l'exposition sur le site du musée : http://www.mam-st-etienne.fr/index.php?rubrique=30&exposition_id=154
Découvrir également l'excellent dossier pédagogique : http://www.mam-st-etienne.fr/data/documents/20110106-DossierPeda-IJT-web.pdf

Liste des artistes exposés :
Marina ABRAMOVIC (Serbie), Alice AYCOCK (Etats-Unis), Marina BOLLA, (Italie) Louise BOURGEOIS, (Etats-Unis) Yves BRESSON (France), Tony CRAGG (Grande-Bretagne), Danica DAKIC, (Bosnie) Latifa ECHAKCH (Maroc), Jan FABRE (Belgique), Hans Peter FELDMANN (Allemagne), Gloria FRIEDMANN, (Allemagne/France), Carlos GARAICOA (Cuba), GILBERT & GEORGE, (Grande-Bretagne) Siobhan HAPASKA, (Grande-Bretagne) Rebecca HORN (Allemagne), Ilya KABAKOV (Russie), Anselm KIEFER (Allemagne), KIMSOOJA (Corée/Etats-Unis), Jannis KOUNELLIS (Grèce/Italie), Maria LOIZIDOU (Chypre), Richard LONG (Grande-Bretagne), Natsuyuki NAKANISHI (Japon), Maurizio NANNUCCI (Italie), Luigi ONTANI (Italie), Dennis OPPENHEIM (Etats-Unis), ORLAN (France), Michelangelo PISTOLETTO (Italie), Lucas SAMARAS (Grèce/Etats-Unis), Barthélémy TOGUO (Cameroun/France), Stefanos TSIVOPOULOS (Grèce), Costas TSOCLIS (Grèce), Mamoru TSUKADA (Japon, vit à Berlin), Günther UECKER (Allemagne), Lois WEINBERGER (Autriche) et Dimitirs XONOGLOU (Grèce).

"Iles jamais trouvées", exposition thématique collective, du 17 décembre 2010 au 17 avril 2011.
Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, La Terrasse - BP 80241 - 42006 Saint-Etienne.

"Tout, sauf une sculpture"...

« Nous avons appris qu'un projet d'oeuvre d'art contemporain au milieu du rond-point, à la place du mimosa, était à l'étude en mairie », s'indigne Claude Lubrano, président du comité de quartier Cimiez - Rimiez - Brancolar - Scuderi et Commandant Gérôme. « Nous n'avons même pas été consultés. Nous ne voulons pas de ce projet, car nous voulons préserver la verdure du quartier pour nos générations futures. Et si on peut éviter un morceau de fer... »
Gérard Baudoux, conseiller municipal délégué à l'art moderne et contemporain, explique : « Je ne vous cache pas que votre choix serait beaucoup plus économique. Mais le président du comité de quartier Hauciri m'a proposé ce projet et je n'y étais pas hostile, d'autant que ça paraissait correspondre à la volonté des gens du quartier - d'après ce qui m'a été présenté comme un sondage auprès de 300 personnes... De plus, une oeuvre d'art contemporain est compatible avec un écrin de verdure. »
La salle ne semble pas de cet avis. Dans l'assemblée, Jacques Peyrat, ancien maire de Nice et riverain, fait une proposition : celle d'un « arbre aux caractéristiques romaines et antiques qui est en lui-même une oeuvre d'art : l'olivier, surtout s'il est centenaire. » Une proposition applaudie. « S'il n'y a que ça pour vous satisfaire, nous allons le faire », se sont accordés Gérard Baudoux et Bernard Baudin... tout en précisant que le débat restait ouvert.
Exrait d'un article de Yann Delanoë pour Nice-Matin à propos de débats d'un comité de quartier de Nice, paru sur le site : http://www.nice.maville.com/actu/actudet_--Tout-sauf-une-sculpture-_loc-1720145_actu.Htm
Lire également la suite : http://www.nicematin.com/article/nice/commandant-gerome-sosno-renonce-a-son-projet

05 mars 2011

Roger Remacle, la plastique des plastiques


Roger Remacle, ce jeune sculpteur de 70 printemps, expose à la Galerie 105 Besme. Un parcours artistique très personnel, nourri au sein de la pétrochimie, le conduit à mettre en œuvre les matériaux plastiques : un regard de chercheur impénitent où il "aborde des plastiques aux propriétés complexes, développe des outils spécifiques et invente des processus de transformation propres au matériau et conçus à l'échelle artisanale". (citation de l'artiste dans son catalogue publié en 2010 à l'occasion de son exposition à la Galerie KOMA à Mons).
Roger Remacle est aussi un plasticien, au sens contemporain du terme, qui s'exprime au travers de média variés comme la vidéo et le son, la performance et le landart; précisons encore qu'il partage ses compétences avec les étudiants de l'option sculpture de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles dans le cadre de son cours consacré aux matériaux nouveaux.
L'exposition Skin-Deep sera encore visible quelques jours sur rendez-vous à la Galerie 105 Besme (Avenue Besme 105 à 1190 Bruxelles; téléphone : 0475 299 873).

La page consacrée à l'artiste sur le site du Musée en Plein Air du Sart Tilman : http://www.museepla.ulg.ac.be/expos/remacle/index.html

04 mars 2011

"Jean-Michel Othoniel en verre et contre tous"


"Le Noeud de Lacan" (2009). Verre miroité, métal; 150 x 135 x 50 cm.


C'est sous ce titre que le journal Le Figaro présente un article consacré à Jean-Michel Othoniel, à l'occasion de son exposition au Centre Pompidou, sous le titre "Jean-Michel Othoniel, My Way", au Centre Pompidou, jusqu'au 23 mai 2011 : http://www.lefigaro.fr/culture/2011/03/03/03004-20110303ARTFIG00668-jean-michel-othoniel-en-verre-et-contre-tous.php


My Bed (2002-2003). Museum of Contemporary Art, North Miami. Verre et métal, 290 x 190 x 241 cm. Collection de l'artiste. Photographie Patrick Gries / Fondation Cartier pour l'art contemporain - Paris


Voir pour compléter votre information la page du Centre consacrée à l'exposition : http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/9683E6A6EB3C14C5C12577E5003937D3?OpenDocument&sessionM=2.2.1&L=1&form=Actualite ; et le dossier de presse en pdf http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Communication.nsf/docs/ID6FF31290AE0A2702C12577F50054FEE0/$File/20101210_dp_Othoniel.pdf

Le site de la galerie Perrotin : http://www.galerieperrotin.com/artiste-Jean-Michel_Othoniel-9.html ; et celui de l'artiste : http://www.othoniel.fr/

01 mars 2011

Bob Van der Auwera, cubes et carrés

"Cause première" (1969). Fer peint. 35 x 31 x 31 cm


L’œuvre de Bob Van der Auwera est centrée sur la notion d’espace. En partant non pas de la matière mais du vide, l’artiste se sert principalement de l’acier oxydé pour construire des «boîtes de vide» agencées selon le carré, le cube et leurs déclinaisons; structures qui «rythment l’espace en proposant des vues choisies». Visions effectivement, puisque la perception du vide, et du volume qui le contient, change au moindre déplacement, et confère ainsi toute son importance au parcours du spectateur. L’artiste s’apparente - généralement - à la mouvance construite.

Le sculpteur expose en dialogue avec le peintre Luc Mondry. A voir du 17 février au 20 mars 2011 à la Galerie Albert Dumont ( http://www.galeriedumont.be/ ; ce lien ne fonctionnait pas au moment de la parution) Rue Léon Lepage 43 à Bruxelles.


Nous vous avons déjà de Bob Van der Auwera dans le cadre des expositions "Du cube au Carré" : http://acasculpture.blogspot.com/2009/01/le-cube-au-carr-au-muse-ianchelevici.html et http://acasculpture.blogspot.com/2008/02/sculpture-au-cube.html