27 février 2010
Céleste Boursier-Mougenot, sculpture sidérale
Vous avez peut-être vu et entendu son travail "from here to ear" à Estuaire 2009 (des oiseaux se promenant sur des guitares électriques : http://www.nantes.fr/celeste-boursier , le voici à la Maison Rouge dans une installation transdisciplinaire très "planante".
"La maison rouge présente une oeuvre inédite de Céleste Boursier-Mougenot (né en 1961 à Nice, vit et travaille à Sète). Présentés depuis plus de douze ans exclusivement dans les lieux d’art contemporain, les travaux de Céleste Boursier-Mougenot sont à considérer avant tout comme ceux d’un musicien. Après avoir été, de 1985 à 1994, le compositeur de la compagnie « Side One Posthume Théâtre » de l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. A partir de situations ou d’objets les plus divers, dont il parvient à extraire un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu’il emploie, pour générer – le plus souvent en direct – des formes sonores qu’il qualifie de vivantes." Extrait du dossier de presse : http://www.lamaisonrouge.org/IMG/pdf/DP_expo_fevrier_2010-2.pdf
Voir l'article enthousiaste de "Lunettes Rouges" : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2010/02/25/celeste/
Maison Rouge, jusqu’au 16 mai 2010 : http://www.lamaisonrouge.org/
Découvrir pour le plaisir ces "dérives variées" dans son installation Untitled (series V) à l'exposition Variation Variacao, Pinacotheque Sao Paolo (Bresil) en 2009.
Yvan Navarro, l'envers du néon

"Les artistes chiliens sont aujourd’hui soutenus dans leur propre pays par les sphères publique et privée, tout en exposant leurs oeuvres à l’étranger par le biais de projets d’initiative gouvernementale ou commandités par des galeries d’art privées. A travers cette exposition, l’Espace culturel Louis Vuitton a voulu rapporter des projets qui témoignent d’une création à « fleur de peau » de l’autre côté des Andes. De nombreuses productions seront par ailleurs réalisées spécialement pour l’occasion. L’exposition « Chili, l’envers du décor » montrera des artistes qui, à travers des pratiques multidisciplinaires, évoquent un héritage politique et culturel où se mélangent fiction et réalité. L’identité chilienne sera la question centrale de cette exposition." Extrait de la présentation de l"exposition sur le site : http://www.louisvuitton.com/espaceculturel/index_FR.html
Artistes : Mónica Bengoa / Claudia del fierro / Francisca García / Ignacio Gumuncio / Mario et Iván Navarro / Álvaro Oyarzún / Enrique Ramírez / Tomas Rivás / Nicolás Rupcich / Carolina Saquel / Camilo Yáñez; commissaire de l’exposition : Hervé Mikaeloff.
"Chili, l'envers du décor", du 19 février au 9 mai 2010. Entrée par le magasin Louis Vuitton :101, avenue des Champs Elysées à Paris.
Voir article et documents : http://culture.france2.fr/mode/expos/chili-l-envers-du-decor-60206979.html
Iván Navarro, "Die"(2009) bois, néon, miroirs; 121.9 x 121.9 x 121.9 cmIvan Navarro sur le site de la "Paul Kasmin Gallery" : http://www.paulkasmingallery.com/artists/ivan-navarro/
Nous avions déjà parlé de l'Espace culturel Louis Vuitton à l'occasion de l'exposition "Métamorphoses : Trajectoires coréennes" en 2008 : http://acasculpture.blogspot.com/2008/12/sculpture-corenne-lespace-louis-vuitton.html
23 février 2010
Gustave Moreau, "L'Homme aux figures de cire"
Monumenta : Anselm Kiefer, Richard Serra, Anish Kapoor, Daniel Buren...
Le site internet monumenta.com a connu une très forte fréquentation avec plus de 733.000 pages vues.
Depuis son lancement, Monumenta rencontre un succès croissant. La première édition réalisée par l'Allemand Anselm Kiefer en 2007 avait attiré 135.000 visiteurs. La seconde confiée au sculpteur Anselm Kiefer en 2008 avait accueilli 142.000 visiteurs.
Le sculpteur d'origine indienne Anish Kapoor sera l'invité de Monumenta en mai-juin 2011. Il sera suivi par le Français Daniel Buren en 2012.
Architecture-sculpture : Shanghaï 2010

La construction du spectaculaire pavillon du Royaume-Uni se termine sur le site de l'exposition universelle de Shanghaï : une structure cubique percée de quelques 60.000 tiges transparentes en acrylique. L'élément central en est la "cathédrale de semences", où les visiteurs peuvent découvrir une grande variété de graines et de plantes. Le surnom du pavillon est "Le Pissenlit" et il est conçu autour du thème «Construire sur le passé, façonner notre avenir."
"Depuis la semaine dernière, le Pavillon France a inauguré ses premiers essais d'éclairage pour célébrer la fête du printemps. La résille de béton scintille de mille feux et l'élégance de l'architecture du bâtiment est désormais mise en lumière.
Suspendu à la surface de l'eau, le Pavillon France offrira aux visiteurs un parcours sur trois étages traversant un auditorium, un restaurant gastronomique et un jardin."
Si vous voulez découvrir les dessous (ça vole très haut) du "neurone" belge, rendez-vous sur : http://www1.lesoir.be/culture/air_du_temps/architecture-un-pavillon-2009-05-19-707294.shtml ; et surtout : http://www.medium4you.be/Shanghai-2010-le-Coup-de-Gueule-d.html . Aux dernières nouvelles, il y aura des diamants et du chocolat...
21 février 2010
Bruno Gironcoli, machines infernales
"Objet" , 1965, polyester coloré, 173 x 57 x 60 cmBruno Gironcoli est né le 27 septembre 1936 à Villach. Il a suivi une formation d'orfèvre. Il a d'abord travaillé des matériaux fins avant d'utiliser le plastique, le polyester, le papier et le métal pour réaliser des montages vastes et complexes. Ses dernières œuvres reflètent son intérêt pour l'énergie, la sexualité et la fécondité.
Bruno Gironcoli, qui a remplacé Fritz Wotruba en tant que professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1977, était le détenteur du Grand Prix de l'Etat autrichien et de la médaille autrichienne pour la science et art. (Belga)
Michel Blazy, sculpture vivante
"Michel Blazy travaille avec le vivant. Il le place au centre de son travail d’artiste et le laisse "faire son œuvre". Dispositifs évolutifs et installations éphémères lui permettent d’explorer la prolifération incontrôlée de micro-organismes dont les métamorphoses, transformations et changements d’état sont autant de moments nécessaires à l’activation de l’œuvre et à son développement, au sens le plus concret du terme."
Nous vous avions déjà parlé de cet artiste dans nos colonnes (une superbe photo avec des oranges "en pleine évolution"...): http://acasculpture.blogspot.com/2008/11/sculpture-un-peu-de-tout.html
Vito Acconci, "Le Corps comme sculpture"
Dans le cadre de sa programmation d'art contemporain, le musée Rodin initie, en collaboration avec le Centre Pompidou, un cycle de présentation sur trois ans consacré à la vidéo d'artistes qui, dans les années 1960-1970, ont mis le rapport au corps au centre de leur pratique artistique, notamment à travers la performance. Dans une volonté d'exploration de l'espace, du temps ou encore des réseaux sociaux et culturels, l'artiste américain Vito Acconci a réalisé, au début des années 1970, une série de vidéos dans lesquelles il filme son propre corps : qu'il se batte contre son ombre ou son reflet, qu'il imite les actions simples d'autrui, ou qu'il se caresse le ventre avec un cafard, Vito Acconci repousse les limites de la perception du corps.
Du 2 au 28 février, au Musée Rodin à Paris : http://www.musee-rodin.fr/accueil.htm
Nous avions déjà évoqué ce cycle : http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/rodin-face-ses-modeles-rodin-face-lart.html
Une conférence donnée par l'artiste au Centre Pompidou en janvier 2010. Une heure et demie (!) pour découvrir le cheminement de ce créateur exceptionnel aux multiples facettes, chez qui tout commença par les mots; il revient sur ses expériences et sa pratique du langage, en vue de décrire les enjeux théoriques, esthétiques et politiques de son écriture : http://www.dailymotion.com/video/xc2wnr_vito-acconci-exp%C3%A9riences-de-langage_creation
Si vous cherchez par exemple dans un moteur de recherche "Vito Acconci", vous trouverez sans doute ce site "Acconci Studio" http://www.acconci.com/ , qui n'a rien à voir -à première vue- avec l'artiste des vidéos : c'est un bureau d'étude architecture/design de New-York. En réalité, il s'agit du même personnage très polyvalent qui, après une carrière de poète, performer et artiste plasticien, s'oriente alors vers la réalisation d'installations et d'environnements; il fonde en 1988 "Acconci Studio", véritable cellule de travail réunissant des architectes et des artistes.
...l'espace public devrait fonctionner comme un forum, être un lieu de débats et de discussions...
11 février 2010
Vincent Leroy: moucharabiehs, bubbles et autres particules...
"Bubbles".Altuglas, acier, moteurs électriques, accumulateurs, caméra, émetteur, dimensions : diamètre 40 cm, configurations variables. Galerie Store 52 13, Berlin"Je considère le mouvement comme une dimension à part entière tout comme un peintre va jouer des perspectives et des couleurs. Je pense à quel mouvement je vais pouvoir créer et je cherche ensuite les solutions pour y parvenir." résume t-il pour décrire ses créations.
Extrait d'un article de "alternatif-art.com" : http://www.alternatif-art.com/index.php/les-expositions/Exposition-Mecanique-elementaire-par-Vincent-Leroy.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+alternatif-art+%28Alternatif-art.com%29
Vincent Leroy, "Mécanique élémentaire". Exposition du 13 févier au 21 mars 2010 à Mayenne (F), au Centre d’art Chapelle des Calvairiennes.
Le site de l'artiste à découvrir, en n'oubliant pas les vidéos, pour prendre pleinement la mesure de son inventivité : http://www.vincentleroy.com/
La galerie : http://www.chapelledescalvairiennes-mayenne.com/
08 février 2010
Carsten Höller, le repos du sculpteur
L'installation est composée de quatre plateaux circulaires en verre qui tournent sur eux-mêmes. Ils supportent un lit, une table, deux chaises, un mini-bar et une penderie. Le plateau du lit, le plus rapide, effectue un tour complet en une heure.
"Les clients pourront se promener dans le musée pendant toute la nuit s'ils le veulent", explique à l'AFP Sandra van Dongen, porte-parole du musée Boijmans van Beuningen. La page du musée : http://www.boijmans.nl/nl/7/kalender/calendaritem/266
Carsten Höller, Turbine Hall, Tate Modern, London 2006. Attilio Maranzano © VG Bild Kunst, Bonn
Le site de l'artiste : http://www.airdeparis.com/holler.htm
05 février 2010
L'art, entre la vie et la mort...
Après "Deadline", il y a peu au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (http://acasculpture.blogspot.com/2009/11/deadline-last-minute.html ), on continue dans la bonne humeur, avec "C‘est la vie! Vanités de Caravage à Damien Hirst" . Exposition du 3 février au 28 juin 2010, à la Fondation Dina Vierny - Musée Maillol , 59-61 rue de Grenelle à Paris.
Franck Loret aux racines de la matière
A voir pour la technique : http://www.ducotedechezvous.com/mpng2-front/pre?zone=dcdcv&idLSPub=1236348110
04 février 2010
Nike Savvas, sculpture d'atomes

Cher Giacometti...
"L'Homme qui marche I", sculpture d'Alberto Giacometti,exposée chez Sotheby's le 20 janvier 2010, à New York.
Le record mondial toutes catégories battu par une sculpture de Giacometti aux enchères à Londres mercredi confirme un regain de confiance du marché de l'art, durement touché par la crise financière, du moins pour les oeuvres considérées comme des valeurs sûres, estiment les experts.
"L'Homme qui marche I", un bronze à taille humaine d'Alberto Giacometti, a été adjugé à Londres 65 millions de livres (74,2 millions d'euros, 104,3 millions de dollars) après huit minutes d'enchères acharnées. Le montant surprise établit un nouveau record en vente publique.
Il détrône un tableau de Pablo Picasso, "Garçon à la pipe", vendu 104,2 millions de dollars (58 millions de livres) par Sotheby's à New York en mai 2004.
Extrait de la dépêche AFP : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gpKDnHdJ3Mztl_XxHJH2ttDOCicw
On vous en parle, bien qu'à ce stade cela relève plutôt de la finance que de la sculpture...
03 février 2010
Bob Verschueren, la sculpture à l'école
Les Amis de l’École des Arts et le Centre culturel présentent, dans le cadre du cycle Maîtrise, l’exposition de l'artiste plasticien Bob Verschueren.
« Dans mon travail, je ne nomme pas souvent une installation. En fait, je leur donne un numéro. Celle qui sera exposée à Braine l'Alleud est l'Installation I/10 car c'est la première que je fais en 2010 . Installation I/10 est faite à partir d'un hêtre abattu à la Place de la Cure de Braine l'Alleud. Abattu parce que ses racines étaient mangées par des champignons, ce qui le rendait très dangereux .
Mes installations ne contiennent pas de messages. Elles évoquent bien plus mes questionnements sur les rapports antinomiques entre la vie et la mort, la création et la destruction, sur la place de l'homme dans la nature et les relations entre éthique et esthétique. Elles tentent aussi de changer notre regard vis-à-vis des déchets et de nous faire réfléchir sur les problèmes qui en découlent »
Réponses de Bob Verschueren extraites d'un article de actu24 : http://www.actu24.be/article/brainelalleud_1420_bob_verschueren_presente_installation_i10/401180.aspx
Précisons que l'installation de l'artiste a été réalisée en collaboration avec les élèves de l'atelier de sculpture de l'école, encadrés par leur professeur Didier Leemans.
A découvrir à l'École des arts, 47 rue du Châteauà Braine-l’Alleud (B). Du 21 janvier au 6 mars 2010. Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h, le samedi de 10h à 13h.
Le site de l'école : http://ecole-des-arts.braine-lalleud.be/
Et si vous avez raté l'exposition "Jardins improbables" que l'artiste présentait au château de Seneffe (B) cet été, voici la photo d'un détail d'une de ses installations.
Nous avons déjà souvent parlé de Bob Verschueren :
http://www.bobverschueren.net/Intro.html%3C/a%3E%3Cbr%3E%3Cp%3ENous%20avons%20d%C3%A9j%C3%A0%20parl%C3%A9%20souvent%20de%20lui%20:%3Cbr%3E%3Ca%20href=
http://acasculpture.blogspot.com/2008/05/sculptures-vgtales.html
http://acasculpture.blogspot.com/2006/09/nature-humainesites-dartistes-bob.html
Le site de l'artiste : http://www.bobverschueren.net/
Kaspar David Ephraim Harmacher : le bois, tout simplement
Ce jeune designer belge a jeté son dévolu sur le bois et fait un travail remarquable, qui tient d'une certaine sculpture minimaliste; il expose en ce moment dans une galerie spécialisée "Creative Space Kreon-Pro Materia", 19 rue de la Chancellerie à Bruxelles, du 29 janvier au 13 mars 2010. (http://www.kreon.com/cms/home.html et http://www.promateria.be/)
Le site de l'artiste : http://www.kasparhamacher.be/
30 janvier 2010
Anish Kapoor, l'art des jeux
Une sculpture en spirale de 120 mètres de haut, conçue par le gagnant du Turner Prize Anish Kapoor est en passe de remporter la compétition pour un monument commémorant les Jeux de Londres de 2012.
Boris Johnson, le maire de Londres, prépare l'arrivée de l'oeuvre d'art de 15 millions de Livres, et espère qu'elle pourrait devenir une attraction touristique populaire.
La sculpture, qui sera construite dans le parc olympique, doit être financée par Lakshmi Mittal, le magnat de l'acier et homme le plus riche de Grande-Bretagne.
Bien que le projet exact soit tenu secret, la structure d'acier asymétrique est supposée ressembler à une grappe d'anneaux fracturés entrelacés. La forme est complémentaire des courbes du centre aquatique créé à proximité par Zaha Hadid, faisant allusion à la forme des cinq anneaux olympiques.
La sculpture incorporera des ascenseurs pour les visiteurs et offrira une vue plongeante sur Londres. Un restaurant est également prévu, mais son inclusion dépendra de la capacité de Cecil Balmond, ingénieur du projet, à surmonter des difficultés structurelles importantes.
Comme le Skylon, la sculpture futuriste construite pour le Festival of Britain de 1951, montrant une nation victorieuse, on espère que l' oeuvre d'art deviendra un symbole d'optimisme de l'Angleterre émergeant de la récession.
Assurer le financement du projet est un "coup" pour Johnson, qui a exhorté les super-riches de Londres à donner quelque chose en retour à la société. Une source proche de Mittal a déclaré qu'il a décidé de financer le projet comme un "don à la ville qu'il aime", après que Johnson aie suggéré l'idée l'an dernier.
Même si le gagnant n'a pas encore été proclamé, il est entendu que le projet de Kapoor a devancé une proposition concurrente d'Antony Gormley, célèbre pour ses personnages en acier.
"C'est une conception extrêmement exubérante", a déclaré Barbara Gladstone, la galeriste de Kapoor à New York. "Je pense que c'est un travail incroyablement approprié à cette période car il utilise toutes les dernières technologies"
"Si vous pensez de la Tour Eiffel en 1889, que c'était quelque chose qui n'aurait jamais pu être construit avant. Regardez ce que cela voulait dire à la fin - ce genre de symbolisme est ce qui est ici, dans ce travail. C'est une déclaration d'optimisme et de tout ce qui est bon d'être en vie aujourd'hui. "
Kapoor a acquis une réputation de "Mr Big" de l'art contemporain, produisant des sculptures qui "écrasent" le spectateur. Une nouvelle oeuvre en cours d'assemblage à Teesside, appelée Temenos, ressemble à une grosse paire de collants tendu entre deux anneaux, oscillant étrangement dans le paysage post-industriel. Cette œuvre olympique sera la plus haute d'Europe, en battant une statue de 100 mètres de Pierre le Grand à Moscou, édifiée pour célébrer le 300ème anniversaire de la marine russe en 1998. C'est deux-tiers de la hauteur du gratte-ciel Gherkin à Londres, six fois plus grand que l'Ange du Nord, et deux fois plus élevé que la sculpture représentant un cheval blanc de Mark Wallinger, prévue pour le nord du Kent.
La sculpture olympique serait allumée la nuit et on attend qu'elle attirera les touristes dans l'Est de Londres après 2012. Son châssis en acier reflète les affaires de Mittal, qui ont valu à lui et sa famille une fortune de 10.8 billion de Livres.
Le porte-parole de Johnson et celui de Mittal ont refusé de faire des commentaires à ce sujet. Le projet gagnant devrait être révélé dans un délai de six semaines.
Traduction "maison" d'un article de Chris Gourlay and Cristina Ruiz dans le Sunday Times : http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/visual_arts/article6999880.ece

"Temenos", (2006); Middlesborough, en collaboration avec Cecil Balmond. Images de synthèse du projet.
Le site de l'artiste à visiter absolument (on y découvrira parmi d'autres certains projets non réalisés, ainsi son "intérêt" déjà ancien pour la capitale avec des projets pour le Millennium Bridge ou le Millennium Dome ) : http://www.anishkapoor.com/
Le Skylon dont il est question dans l'article a été détruit; c'était une structure verticale très effilée, érigée pendant le festival of Britain en 1951; elle pourrait peut être revoir le jour; voir : http://www.skyscrapernews.com/news.php?ref=1619 ;et aussi : http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/london/7492913.stm
Nous avons déjà parlé de certaines "créations olympiques" dans nos articles : http://acasculpture.blogspot.com/2008/05/strebelle-pkin-la-sculpture-est.html
28 janvier 2010
Guillaume Leblon, l'art de la récupération

« Cette oeuvre, baptisée Face contre terre, a été produite pour le Grand Café, commente Isabelle Tellier. Guillaume Leblon avait ce projet depuis longtemps. Il a trouvé ici l'équipe et le lieu pour le concrétiser. Nous avons collecté ces éléments un peu partout. Ils ont été fixés sur un plancher lui-même posé sur le sol, par des étudiants des Beaux-Arts d'Angers. C'est un puzzle, comme un ensemble de plusieurs histoires différentes ». Un dispositif qui semble récurrent chez l'artiste. « Ses oeuvres fonctionnent beaucoup sur des indices, qui créent une atmosphère, une histoire à partir d'objets récupérés à droite et à gauche et qui ont déjà un vécu ».
26 janvier 2010
Raphaël Zarka, le constat du curieux
Un article concernant cette exposition "Raphaël Zarka, vous avez dit rhombicuboctaèdre ? " : http://www.lepetitjournal.com/content/view/52513/1267/

Raphaël Zarka travaille comme le « curieux » qui rassemble à l’intérieur de son cabinet les bases d’un véritable monde en miniature. Nostalgique d’un temps où créer et découvrir étaient encore synonymes, l’artiste place en exergue de sa pratique une phrase qu’il emprunte à Borges : « C’est presque insulter les formes du monde de penser que nous pouvons inventer quelque chose ou que nous ayons même besoin d’inventer quoi que ce soit. »
25 janvier 2010
François Morellet, "l'esprit d'escalier"
« Je me suis amusé à fragmenter et déstabiliser ces vitrages aux ferrailles un peu frustes, en les confrontant à leur propre image réalisée grâce à une technique ancienne et précieuse des maîtres verriers. Mes lignes seront donc matérialisées par les fines baguettes de plombs qui, traditionnellement, servent à enchâsser les fragments de verre. Pour accentuer la déstabilisation, les verres de l’image basculée seront réalisés avec un verre très légèrement différent du reste du vitrage».
L'escalier Lefuel, cette structure monumentale de pierre blanche, dotée d’une double volée de marches, richement décorée de sculptures et éclairée par de multiples baies, fut édifié entre 1852 et 1858 dans l’aile nord des bâtiments du Nouveau Louvre. Aujourd’hui dans l’aile Richelieu, il conduit, depuis le rez-de-chaussée, du département des Sculptures au département des Objets d’art au premier étage, puis à celui des peintures des écoles du Nord au deuxième.
Avec légèreté et élégance, François Morellet en a redessiné les baies et oculi, créant ainsi L’Esprit d’escalier. Il s’est « amusé à fragmenter et déstabiliser ces vitrages aux ferrailles un peu frustes, en les confrontant à leur propre image réalisée grâce à une technique ancienne et précieuse des maîtres verriers».
L’exercice était délicat, car il lui fallait respecter un certain nombre de contraintes liées au bâtiment - comme le format et les ferrures anciennes des vitrages - tout en veillant à ce qu'ils restent néanmoins visibles. La création de François Morellet repose sur la superposition du dessin inversé de la grille existante, associé à l’ancien découpage. Afin de rendre perceptible l’ancienne forme dans la nouvelle, François Morellet a différencié les verres, et les a assemblés de façon traditionnelle avec des plombs.
Si cette installation éclaire d'une lumière nouvelle la structure, le démontage des verres anciens de l'oculus central a permis de retrouver l'ancienne perspective traversant les salles des Objets d'art. L'artiste a souhaité la laisser libre, quitte à modifier le choix du verre, ne tenant pas "à faire un décor symétrique et identique sur tout l'escalier", mais préférant "s'adapter à chaque contexte et profiter du hasard".
Commande du musée du Louvre réalisée en partenariat avec le Centre national des arts plastiques - ministère de la Culture et de la Communication, grâce au mécénat de GDF SUEZ, avec le soutien du Cercle des Jeunes Mécènes du Louvre. En partenariat média avec France Culture, Paris Première et Beaux-Arts Magazine."
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