Extraits de la présentation de l'exposition sur le site de la Fondation Cartier : http://fondation.cartier.com/ Suivre le lien "presse" sur la page d'accueil pour découvrir le très beau dossier de presse (imprimable) ainsi que de nombreuses photos. Du 5 avril au 25 septembre 2011, à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris
30 mars 2011
Sculpture vaudou
Extraits de la présentation de l'exposition sur le site de la Fondation Cartier : http://fondation.cartier.com/ Suivre le lien "presse" sur la page d'accueil pour découvrir le très beau dossier de presse (imprimable) ainsi que de nombreuses photos. Du 5 avril au 25 septembre 2011, à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris
23 mars 2011
Venet à Versailles
Jean-Jacques Aillagon vous a-t-il laissé carte blanche ? Non. Il m’a dit : «Tu fais des expos partout dans le monde, il ne faut pas faire à Versailles ce que tu fais ailleurs. Il faut faire un geste énorme. »
Quel va être ce geste ? Il est trop tôt pour le dévoiler, même si je l’ai montré quelques secondes, en interdisant les photos, lors de la conférence de presse de Jean-Jacques Aillagon. Disons juste que les visiteurs seront très surpris, dès l’entrée.
Combien et quels types d’œuvres allez-vous exposer ? Il y aura six ou sept pièces, dont deux de 22 mètres de haut (plus une pièce au domaine de Marly). Uniquement des arcs et des lignes indéterminées. Je n’ai pas souhaité exposer d’angles et de barres droites, car je pense que cela aurait été trop agressif pour le public du château.
Extraits de l'article du quotidien Nice Matin : http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/bernar-venet-a-versailles-revolution-au-chateau
Le blog de Jean-Jacques Aillagon pour connaître tous les projets pour Versailles (lien vers le dossier de presse) : http://jean-jacques-aillagon.typepad.fr/le_blog_de_jeanjacques_ai/2010/12/conférence-de-presse.html?cid=6a010536b474ad970c0147e21a5ce5970b
Voir aussi l'article sur le figaro.fr : http://www.lefigaro.fr/culture/2011/04/01/03004-20110401ARTFIG00640-l-art-abstrait-encercle-le-roi-soleil.php
16 mars 2011
Sarah Fauguet et David Cousinard, vestige de l'art
David Cousinard et Sarah Fauguet : "Time line" ( 2009), présenté à Tripode (Rezé).Copyright Martin Argyroglo
Les sculptures de Sarah Fauguet et David Cousinard empruntent au mobilier, à l’architecture et à la construction. Leur travail se situe également au niveau de l’espace d’exposition dont leurs sculptures modifient éventuellement la composition et certainement la perception. L’assemblage et l’agencement de plusieurs de leurs œuvres constituent des environnements souvent étranges...
... Avec ces sculptures abstraites qui rappellent des objets incongrus, d’une époque ancienne ou liés à des fonctions spécifiques, et cette sculpture figurative qui représente un paysage, l’exposition prend la tournure d’un environnement entre architecture improbable et maquette de décor de cinéma. Ces œuvres fonctionnent comme des éléments embryonnaires d’un espace et d’un temps autres, constitutives d’un récit dont nous n’aurions que quelques bribes...
Extraits de la présentation de l'exposition sur le site de 40mCube : http://www.40mcube.org/www/index.php/expositions/9/we-can-never-go-back-to-manderley-sarah-fauguet-david-cousinard
Exposition "We Can Never Go Back to Manderley" de Sarah Fauguet & David Cousinard, du 23 avril au 16 juillet 2011 au 40mcube; 48, avenue Sergent Maginot à 35000 Rennes.
11 mars 2011
La sculpture dont on (c)rève...
Nous nous faisons parfois l'écho de concours de sculpture dans nos pages. En voici un particulièrement rémunérateur dont nous avons le plaisir de vous informer...
Le Groupe Agrati, comme il se défini lui-même, c’est : 264 millions d’euros de chiffre d’affaires. 11 usines et 3 centres logistiques. Plus de 1700 personnes. Une capacité de production de 150.000 tonnes. 500.000 mètres carrés dont 200.000 couverts. Un parc de 300 machines de frappe à froid et de reprise... Il lance un appel à projet pour la création d’une œuvre d’art destinée à être installée de façon pérenne sur le site de l’entreprise AGRATI à Vieux-Condé. L’entreprise AGRATI France souhaite, dans le cadre de son projet d’investissement à Vieux-Condé et de l’installation de son Siège Social, investir un des espaces extérieurs de l’entreprise au travers de la création d’une installation d’art contemporain.
Voir le lien sur la page http://www.cnap.fr/index.php?page=infos&idSujetPro=1119&contenu=appelsprojet-et-offres-demploi-appelsprojet-et-offres-demploi-appelscandidatures-rsidences-prix-bourses-festivals-appelprojet-pour-la-cration-dune-installation-dart-contemporain-vieux-cond-2011 ou vous découvrirez l'ensemble des recommandations et caractéristiques souhaitées par le commanditaire du genre
"doit être spécifiquement conçue pour le site", "pensée de façon à pouvoir dialoguer avec son environnement", "résister aux intempéries", "éléments conformes aux normes de sécurité", "résister aux tentatives de dégradation ou de vol de ses éléments", "nécessiter une maintenance faible sans qualification spéciale"... suivies de considérations sur la thématique qui doit être développée.
Et vous y apprendrez finalement que "L’apport maximum de l’entreprise AGRATI pour cette création sera de 5000 € TTC (honoraires, études, réalisation, première installation). La démarche d’achat des matériaux et de tous les éléments intervenants dans la production de l’oeuvre sont de la responsabilité de l’artiste".
PS : n'oubliez pas de justifier de votre statut d’artiste en produisant copie de votre affiliation à l’AGESSA ou à la Maison des artistes.
Anthony Caro, le mystère de la sculpture à pattes...
Anthony Caro "Lagoon" (1984). Acier. 2.16m x 5.21m x 1.6m. Version et mise en place d'origine, avant sa présentation dans le parc du Peterborough Sculpture Trust http://www.peterboroughsculpture.org/collection.php?sculptid=112.Une sculpture monumentale en acier, signée Sir Anthony Caro, est restée invendue hier, lors de la vente '20th Century British Art' chez Bonhams Londres. Ceci après que l’artiste s’est prononcé contre la vente, demandant que l’œuvre soit retirée et déniant la sculpture qu’il avait créé en 1976/1977, estimée entre 120 000 et 180 000 euros.
« Cette œuvres est mienne, mais mutilée », a déclaré Anthony Caro à ARTINFO UK.
La sculpture Lagoon a été créé pour être posée sur le sol, fidèle à la griffe du sculpteur de 86 ans, qui omet le socle pour éviter la médiation entre ses œuvres et les spectateurs. Lagoon a néanmoins reçu des pieds en métal, soudés à la base, après son achat par le Peterborough Sculpture Trust en 1984.
Au départ, Bonhams n’avait fait aucune mention de ce plus important dans le catalogue de la vente ou dans son rapport sur l’état de l’œuvre, qui décrivait seulement des défauts de peinture. La Maison a, depuis, ajouté une notification au lot, mais la déclaration ne satisfait pas Anthony Caro. « Dans le catalogue, le tout est déclaré être mon œuvre, ce qu’il n’est pas. C’est comme ajouter une queue à un animal peint par Picasso. C’est ridicule », a-t-il déclaré.
Dans une lettre envoyée à l'artiste, Bonhams déclare que les ajouts n’ont aucune portée sur « l’intégrité artistique de le sculpture » et que les pieds « sont incapables de changer l’œuvre en une qui n’est pas la votre ». La Maison soutient aussi que les pieds ont été ajoutées pour l’installation de l’œuvre et que cela avait été fait sous la direction de l’artiste - une version des faits niée par Anthony Caro, qui dit : « je n’ai jamais été à Peterborough de ma vie ».
Bonhams a déclaré à ARTINFO UK que « l’œuvre a été commandée pour un emplacement extérieur et a des pieds en support ». Anthony Caro dit cependant que la sculpture n’était pas sur commande mais achetée chez son marchand. Une photographie, publiée en 1987 dans un catalogue de la Peterborough Sculpture Trust, montre l’œuvre installée comme prévu sur une terrasse en brique, sans pieds. Plus tard, Lagoon avait été installée sur l’eau, sans la permission de l’artiste, et puis vandalisée.
« Pendant une longue période de présentation en plein air, la sculpture est devenue altérée et malheureusement aussi peinte à la bombe par des vandales », déclare Bonhams. « La peinture a été enlevée et il n’en reste que des petites traces. Sir Anthony soutient que les pieds de la sculpture ne font pas partie de son œuvres, mais ceci n’est pas le souvenir du personnel de la Trust qui a assisté à l’installation de l’œuvre sur leur site ».
Aucune loi en Angleterre n'empêche les collectionneurs d'altérer ou détruire les œuvres dont ils sont propriétaires. « Il est très mauvais pour un artiste de savoir que son œuvre peut être détruite ou changée et qu’il n’a aucun recours, » déplore Anthony Caro. « L’artiste devrait avoir le droit de dire : ‘ceci n’est plus mon œuvre’ ».
L'article en français (10/03) qui est ici reproduit : http://fr.artinfo.com/%C2%AB-mon-%C5%93uvre-mutil%C3%A9e-%C2%BB-anthony-caro-renie-une-sculpture-qui-est-rest%C3%A9e-invendue-chez-bonhams
La page de la galerie de vente Bonhams où l'oeuvre est présentée (et où il est précisé que les oeuvres de Caro reposent habituellement directement sur le sol...) : http://www.bonhams.com/eur/press/5475/
L'article du guardian (08/03): http://www.guardian.co.uk/artanddesign/2011/mar/08/sir-anthony-caro-bonhams-auction-sculpture-row
Une explication : l'oeuvre à été déplacée de l'emplacement d'origine (voir photo ci-dessus) au Peterborough Sculpture Trust qui l'avait acquise, pour être présentée en "extérieur nature" (pelouse ou plan d'eau), ce qui aurait nécessité techniquement l'installation des "pattes", non visibles pour le spectateur car sous la terre ou sous l'eau; tout ceci à l'insu de l'artiste...
Le site de l'artiste : http://www.anthonycaro.org/
Nous vous avons déjà parlé de Anthony Caro : http://acasculpture.blogspot.com/2009/01/anthony-caro-sculptures-au-laac.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/10/sculptures-danthony-caro-suite.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/10/sculpture-galvanise-anthony-caro.html
10 mars 2011
Voyage dans les « îles jamais trouvées »...
L’exposition "Îles jamais trouvées" souhaite montrer, au travers des œuvres de 35 artistes internationaux (Japon, États-Unis, Allemagne, Italie, France, Grèce, Chypre, Maroc…) une sensibilité commune et partagée, tournée vers la quête de l’authenticité, au sein d’un contexte sociologique et anthropologique complexe...
...Les "Iles jamais trouvées" sont ces zones de création particulières, uniques et individuelles dans lesquelles chaque artiste définit et communique clairement sa propre approche, son propre langage et système de symboles, sa propre vision idéologique, philosophique, esthétique et historique du monde. La vie et le travail des artistes peuvent également se comprendre par la quête métaphorique de "leur île", de "leur place", de "leur terre". Toutes les inventions d’organisation des formes, de langages, de signaux visuels et de nouveaux récits personnels constituent ces terres d’empathies et d’imagination qui se présentent elles‐mêmes comme des îles.En ce sens, le travail artistique ressemble à un long et éternel voyage grâce auquel les artistes, suivant leur propre étoile, découvrent continuellement de nouvelles îles, de nouveaux continents et de nouveaux mondes – conquièrent de nouveaux territoires, élaborent et occupent de nouvelles aires par leurs méthodes et leurs aptitudes. Ce voyage éternel est un compte à la fois dramatique, poétique, conflictuel et pittoresque rempli d’espoir et de déception, de perte et de trouvailles, de labeur, de plaisir et de joie, mais aussi de destruction, de déchéance, de colère, de tristesse, de solitude et de renoncement, de raison et d’irrationalité, de folie et d’obsession.
Extraits de la présentation de l'exposition sur le site du musée : http://www.mam-st-etienne.fr/index.php?rubrique=30&exposition_id=154
Découvrir également l'excellent dossier pédagogique : http://www.mam-st-etienne.fr/data/documents/20110106-DossierPeda-IJT-web.pdf
Liste des artistes exposés :
Marina ABRAMOVIC (Serbie), Alice AYCOCK (Etats-Unis), Marina BOLLA, (Italie) Louise BOURGEOIS, (Etats-Unis) Yves BRESSON (France), Tony CRAGG (Grande-Bretagne), Danica DAKIC, (Bosnie) Latifa ECHAKCH (Maroc), Jan FABRE (Belgique), Hans Peter FELDMANN (Allemagne), Gloria FRIEDMANN, (Allemagne/France), Carlos GARAICOA (Cuba), GILBERT & GEORGE, (Grande-Bretagne) Siobhan HAPASKA, (Grande-Bretagne) Rebecca HORN (Allemagne), Ilya KABAKOV (Russie), Anselm KIEFER (Allemagne), KIMSOOJA (Corée/Etats-Unis), Jannis KOUNELLIS (Grèce/Italie), Maria LOIZIDOU (Chypre), Richard LONG (Grande-Bretagne), Natsuyuki NAKANISHI (Japon), Maurizio NANNUCCI (Italie), Luigi ONTANI (Italie), Dennis OPPENHEIM (Etats-Unis), ORLAN (France), Michelangelo PISTOLETTO (Italie), Lucas SAMARAS (Grèce/Etats-Unis), Barthélémy TOGUO (Cameroun/France), Stefanos TSIVOPOULOS (Grèce), Costas TSOCLIS (Grèce), Mamoru TSUKADA (Japon, vit à Berlin), Günther UECKER (Allemagne), Lois WEINBERGER (Autriche) et Dimitirs XONOGLOU (Grèce).
"Iles jamais trouvées", exposition thématique collective, du 17 décembre 2010 au 17 avril 2011.
Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, La Terrasse - BP 80241 - 42006 Saint-Etienne.
"Tout, sauf une sculpture"...
« Nous avons appris qu'un projet d'oeuvre d'art contemporain au milieu du rond-point, à la place du mimosa, était à l'étude en mairie », s'indigne Claude Lubrano, président du comité de quartier Cimiez - Rimiez - Brancolar - Scuderi et Commandant Gérôme. « Nous n'avons même pas été consultés. Nous ne voulons pas de ce projet, car nous voulons préserver la verdure du quartier pour nos générations futures. Et si on peut éviter un morceau de fer... »
Gérard Baudoux, conseiller municipal délégué à l'art moderne et contemporain, explique : « Je ne vous cache pas que votre choix serait beaucoup plus économique. Mais le président du comité de quartier Hauciri m'a proposé ce projet et je n'y étais pas hostile, d'autant que ça paraissait correspondre à la volonté des gens du quartier - d'après ce qui m'a été présenté comme un sondage auprès de 300 personnes... De plus, une oeuvre d'art contemporain est compatible avec un écrin de verdure. »
La salle ne semble pas de cet avis. Dans l'assemblée, Jacques Peyrat, ancien maire de Nice et riverain, fait une proposition : celle d'un « arbre aux caractéristiques romaines et antiques qui est en lui-même une oeuvre d'art : l'olivier, surtout s'il est centenaire. » Une proposition applaudie. « S'il n'y a que ça pour vous satisfaire, nous allons le faire », se sont accordés Gérard Baudoux et Bernard Baudin... tout en précisant que le débat restait ouvert.
Exrait d'un article de Yann Delanoë pour Nice-Matin à propos de débats d'un comité de quartier de Nice, paru sur le site : http://www.nice.maville.com/actu/actudet_--Tout-sauf-une-sculpture-_loc-1720145_actu.Htm
Lire également la suite : http://www.nicematin.com/article/nice/commandant-gerome-sosno-renonce-a-son-projet
05 mars 2011
Roger Remacle, la plastique des plastiques
Roger Remacle, ce jeune sculpteur de 70 printemps, expose à la Galerie 105 Besme. Un parcours artistique très personnel, nourri au sein de la pétrochimie, le conduit à mettre en œuvre les matériaux plastiques : un regard de chercheur impénitent où il "aborde des plastiques aux propriétés complexes, développe des outils spécifiques et invente des processus de transformation propres au matériau et conçus à l'échelle artisanale". (citation de l'artiste dans son catalogue publié en 2010 à l'occasion de son exposition à la Galerie KOMA à Mons).
Roger Remacle est aussi un plasticien, au sens contemporain du terme, qui s'exprime au travers de média variés comme la vidéo et le son, la performance et le landart; précisons encore qu'il partage ses compétences avec les étudiants de l'option sculpture de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles dans le cadre de son cours consacré aux matériaux nouveaux.
L'exposition Skin-Deep sera encore visible quelques jours sur rendez-vous à la Galerie 105 Besme (Avenue Besme 105 à 1190 Bruxelles; téléphone : 0475 299 873).
04 mars 2011
"Jean-Michel Othoniel en verre et contre tous"
C'est sous ce titre que le journal Le Figaro présente un article consacré à Jean-Michel Othoniel, à l'occasion de son exposition au Centre Pompidou, sous le titre "Jean-Michel Othoniel, My Way", au Centre Pompidou, jusqu'au 23 mai 2011 : http://www.lefigaro.fr/culture/2011/03/03/03004-20110303ARTFIG00668-jean-michel-othoniel-en-verre-et-contre-tous.php

My Bed (2002-2003). Museum of Contemporary Art, North Miami. Verre et métal, 290 x 190 x 241 cm. Collection de l'artiste. Photographie Patrick Gries / Fondation Cartier pour l'art contemporain - Paris
Le site de la galerie Perrotin : http://www.galerieperrotin.com/artiste-Jean-Michel_Othoniel-9.html ; et celui de l'artiste : http://www.othoniel.fr/
01 mars 2011
Bob Van der Auwera, cubes et carrés
25 février 2011
François Morellet réinstalle

Invité au Centre Pompidou, François Morellet a préféré montrer un aspect particulier de son art: les installations. Il s'agit pour lui d'œuvres éphémères, réalisées dans ses expositions personnelles ou dans les manifestations auxquelles il participe.
Elles sont conçues pour un endroit précis et exécutées sur place, avec des moyens légers. Destinées à disparaître ou à être démontées à l'issue de la manifestation, elles sont très peu ou pas connues, sauf à avoir été vues à chaque occasion, comme lors de la Nuit blanche à Paris, en 2005, pour quelques heures à la tombée de la nuit sur les quais de la Seine. L'exposition qui rassemble et réinstalle vingt-six d'entre elles au Centre Pompidou est une proposition tout à fait inédite.
Extrait de la page sur le site du Centre Pompidou consacrée à l'exposition :
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/79D12BE7B900936CC12577E50038C91D?OpenDocument&sessionM=2.2.2&L=1
Exposition "François Morellet, réinstallations", du 2 mars au 4 juillet 2011, Centre Pompidou, Paris.

Nous avons déjà parlé de cet artiste :
http://acasculpture.blogspot.com/2010/06/le-domaine-de-kerguehennec-en-petition.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/francois-morellet-lesprit-descalier.html
Et toujours au Centre : "Accrochage, histoire de l'atelier Brancusi", jusqu'au 7 novembre 2011.
Sylvie Pic, espaces minés...
Dans le cadre des manifestations organisées autour des 30 ans de l'atelier de dessin de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, une remarquable exposition des dessins de Sylvie Pic (détails sur le site de l'atelier : http://dessindrawing.blogspot.com/2011/01/30-ans-de-latelier-de-dessin.html.
Du 25 février au 31 mars 2011 à l'ARBA-ESA, 144 rue du midi à Bruxelles.
A propos de l'artiste :
http://dessindrawing.blogspot.com/2009/05/sylvie-pic-des-espaces-qualitatifs.html
Son site : http://documentsdartistes.org/artistes/pic/page1.html ; incluant un dossier en pdf : http://documentsdartistes.org/artistes/pic/Pic-web.pdf
Simultanément à l'exposition, colloque international “Le dessin”, ces 25, 26 et 27 février 2011. Dans le cadre de l’exposition“Drawing in an Expanded Field”300 ans de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et 30 ans de l’atelier de dessin à De Markten, 5 Oude Graanmarkt / Place du Vieux Marché aux Grains, 1000 Brussels (voir: http://dessindrawing.blogspot.com/2010/12/colloque-international-le-dessin.html )
Pour le plaisir, vue d'une oeuvre réalisée en extérieur : "Libido videndi" (1995). Anamorphose, acrylique sur béton, environ 500 x 800 cm. Photographie Claude Almodovar. Ne manquez pas dans l'exposition de l'ARBA-ESA, deux "boîtes noires" ...
21 février 2011
Les pénétrations d'Ernesto Neto
Tom McCarthy met en mots l'histoire montrée par Ernesto Neto : celle d’une passion pour une femme à l'intérieur de laquelle l’artiste aimerait pénétrer, non pas par la seule pénétration sexuelle, mais par toute sa peau, tous ses pores, tous ses interstices, pénétrer ses secrets, mus par un désir fou d'intériorité et par une passion si particulière que l’on se pose d’emblée la question : cette femme existe-t-elle ou est-elle une production mentale ? Les deux probablement. Tom McCarthy l'écrit très bien le désir et l'impossibilité - “inventorise what I was loosing” : cette impossibilité toujours, de savoir ce qu’il y a “dedans”, à l’intérieur de l’autre, et comment faire pour pénétrer dans les tréfonds de l’âme et du corps confondus.

Le boîtier dessiné par Ernesto Neto souligne encore cette folie du désir : une gaufre, un coussin, des coutures... C’est plastique et littéraire, purple et cousu, architectural et corporel. On n’en finit pas de désirer ouvrir la boîte de Pandore et de se mirer à l’intérieur dans les espaces sensoriels d’Ernesto Neto, dont le directeur de la Hayward Gallery à Londres, Ralph Rugoff, dit avec justesse que “Son travail est multisensoriel, il en appelle à votre sens du toucher et à votre odorat. Neto crée des installations de nature abstraite et biomorphique – des installations qui évoquent la peau et l’intérieur du corps humain...
Extraits de l'article paru sur le site "les quotidiennes" : http://www.lesquotidiennes.com/book-chastity
A l'intérieur de ce coffret, 8 tirages originaux sur papier photo et 8 autres sur papier coton qui montrent des vues de son installation créée en 2009 au Toyota Municipal Museum of Art (Japon). Paru aux éditions Editions Take5 (http://www.take5editions.com/) spécialisées en livres d'artistes.
20 février 2011
Un Google Doodle pour commémorer Brancusi
16 février 2011
Montréal, l'art souterrain
Débarqué à Montréal il y a de cela quinze ans, Frédéric Loury s’attendait, comme bien des Français, à découvrir une véritable ville souterraine, avec ses rues, ses boutiques et sa vie culturelle. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que ce que l’on nomme le «Montréal souterrain» n’est qu’un réseau tentaculaire d’une grande banalité, reliant centres commerciaux et édifices à bureaux. C’est pourtant malgré sa déception qu’il a fait du réseau souterrain de la ville un espace de diffusion de l’art contemporain qui s’étale sur près de vingt-huit kilomètres et rassemble cent huit projets avec environ cent quarante artistes de toutes les disciplines. Art Souterrain lancera ainsi sa 3e édition lors de la prochaine Nuit Blanche, le 26 février, avec une programmation plus riche que jamais.
Extrait d'un article Déterrer l’art contemporain trouvé sur le site canadien "Délit francais" (Le Délit est le journal francophone de l'université McGill au Canada).
07 février 2011
Motoi Yamamoto, labyrinthes de sel
Cette exposition accueille huit artistes pour partie d’origine étrangère qui s’emparent de matériaux alimentaires dans la réalisation de leurs oeuvres. Sel, sucre, thé, épices, lait, riz… deviennent les ingrédients d’un vocabulaire formel décliné par le geste. Au-delà de leur dimension nutritive, ils constituent une syntaxe imagée, outrepassant les frontières et interrogeant l’histoire et la culture de leurs pays. Vastes paysages, minutieux labyrinthes, ravines et rivières : la nourriture est ici envisagée d’un point de vue géo-graphique et traduit, dans une langue sensible et picturale, le territoire.
"Labyrinth" (2011); sel; 3.2 x 11m. Espace Ecureuil
Ruisselant d’une montagne sacrée, le sel de Motoi Yamamoto forme des milliers de ravines et crée un labyrinthe monumental. Autant de chemins de vie, doux, irritants, que le sel, dessine à même le sol. Avec une patience infinie (une semaine pour la création de cette oeuvre), Motoi réalise des installations in situ et éphémères, d’une grande fragilité. Le choix du matériau (le sel, purificateur, est utilisé, notamment, dans les funérailles au Japon), le geste et le temps nécessaire rappellent, telle une vanité, notre présence passagère sur Terre.

Le site de Motoi Yamamoto : http://www.motoi.biz/english/e_top/e_top.html
Découvrir le dossier de presse de l'exposition (d'où proviennent les extraits ci-dessus), avec la présentation des autres artistes participants (Cécile Benoiton, Michel Blazy, La Cellule (Becquemin&Sagot), Myung-Ok Han, Laurent Mareschal, Marina Pirot et Armén Rotch) ; lien sur la page http://www.caisseepargne-art-contemporain.fr/ ; voir aussi le blog : http://www.lesfeesetlecureuil.org/
Exposition "Reliefs" jusqu'au 26 février 2011 à la Fondation Ecureuil pour l’art contemporain, 3 place du capitole à Toulouse
04 février 2011
Joan Miró sculpteur
Voir article sur : http://www.sortiraparis.com/art-culture/joan-mir-sculpteur-au-musee-maillol-38065.html
Joan Miró, "Sculpteur", au Musée Maillol (61 rue de Grenelle à Paris), du 16 mars au 31 juillet 2011. Le site du Musée Maillol (pas d'infos à ce jour) : http://www.museemaillol.com/
02 février 2011
Vies de Michel-Ange
"Pietà Rondanini", la dernière sculpture, inachevée (1564). Museo d'arte antica, Sforza Castle, MilanDésormais accessible dans une version bilingue, intelligemment commentée, la nouvelle édition de la correspondance de Michel-Ange fait événement. À lire ce passionnant document on découvre un homme aussi rugueux que le non finito de ses sculptures, exclusivement préoccupé par son art. Son seul luxe ? Quelques poires et de temps en temps une bouteille de trebbiano, un blanc de Toscane dont il raffole et que lui conseille son médecin, Baccio Rontini. Cette vie austère et laborieuse ne l'a pourtant pas mis à l'abri des ennuis de santé. Michel-Ange souffre de la maladie de la pierre...
...Pour disposer de la meilleure part dans la falaise de marbre, il campe tel un ermite dans la montagne, à Carrare, rudoyant les carriers, ayant même failli à plusieurs reprises être écrasé par l'un de ces énormes blocs que des attelages de cinq paires de boeufs charriaient vers l'atelier qu'il s'était fait installer Via Mozza à Florence...
...Cependant, ces précautions n'ont pas toujours été suffisantes : l'artiste a été contraint à maintes reprises de retailler certaines de ses effigies, notamment celle du Christ de Santa Maria sopra Minerva, une veine noire ayant brusquement surgi dans le marbre immaculé, comme l'explique Cristina Acidini Luchinat, dans l'excellent ouvrage qu'elle lui consacre, Michel-Ange sculpteur. De fait, les trois livres montrent l'acharnement du génie à insuffler ses idées tant dans la fresque que dans le marbre, le matériau favori, celui qui lui résiste le plus. La finition et le détail ne l'intéressent pas. C'est d'ailleurs à des comparses que le sculpteur laisse le soin d'achever ses statues, lesquels, parfois, par leur maladresse, les ruinent définitivement.
Ce qui passionne d'abord le monstre épris de beauté, c'est transcrire sa pensée, ses idées et sa conception du monde. S'il aime tant le marbre, qu'il attaque avec une précision époustouflante, au millimètre près, c'est d'abord pour sa dureté. Modeler ne l'intéresse guère ; déjà dans sa jeunesse, il se colletait à la pierre. On imagine aisément le mépris qu'il devait éprouver pour les bronziers du genre de Cellini ; il n'a d'ailleurs fait fondre qu'une seule statue, un portrait de Jules II, aujourd'hui disparu...
...Sa vie tout entière a été rythmée par le cliquetis du ciseau et du maillet ; quelques jours avant de mourir, il cogne encore comme un sourd sur la "Pietà Rondanini", l'illustrissime dernière oeuvre dont on ne sait pas très bien si elle représente une pietà ou une Mise au tombeau. L'ambiguïté demeurant quant à la figure qui soutient le corps du Christ. Est-ce un homme - Nicomède ou un autre personnage ? - ou est-ce la mère du Sauveur ? Dans sa rageuse brutalité, dans ses contrastes de textures entre parties lisses et non finito, dans son esthétique du fragment, la "Pietà Rondanini" ouvre la voie aux sculptures les plus audacieuses de la modernité, plus proches en cela de Henry Moore que du maniérisme...
Extraits; à découvrir dans l'article très intéressant "Dans les petits papiers de Michel-Ange" de Jean Pierrard, dans l'hebdomadaire Le Point : http://www.lepoint.fr/culture/dans-les-petits-papiers-de-michel-ange-31-01-2011-132522_3.php
Les trois livres évoqués par le point dans l'article :
"Michel-Ange. Carteggio/Correspondance", sous la direction d'Adelin-Charles Fiorato (Les Belles Lettres, deux volumes, 4184 p., 75 euros).
"Michel-Ange face aux murs", d'Armand Farrachi (Gallimard, 120 p., 14,90 euros).
"Michel-Ange sculpteur", de Cristina Acidini Luchinat. Photographies d'Aurelio Amendola (Actes Sud, 320 p., 44 euros).
Pour commencer à se documenter : http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel-Ange
31 janvier 2011
Tony Cragg, "Figure out / Figure in"
À l’occasion de la première rétrospective du sculpteur allemand Franz Xaver Messerschmidt, le musée du Louvre présente un ensemble de sculptures de l’artiste anglais Tony Cragg dans les cours Marly et Puget, ainsi que sous la pyramide, consacrées à la sculpture monumentale française.La confrontation de l’oeuvre de Tony Cragg avec les « têtes de caractère » de Messerschmidt concerne plus particulièrement une sculpture en bronze représentant également, sous un certain angle de vue, par ses déformations et superpositions de strates, un profil humain particulièrement expressif.
Les cinq sculptures choisies par Tony Cragg pour dialoguer avec celles des cours Marly et Puget sont de tailles, de formes et de natures variées, reflétant ainsi la diversité de sa pratique de sculpteur tant au niveau des matériaux (bronze, marbre, fibre de verre, bois), des couleurs (blanc, rouge, noir), que des méthodes utilisées (circonvolutions autour d’un axe central, déplacement latéral des volumes en oblique et en surplomb, accumulation de fines strates, percement de la surface).
Extrait de la présentation sur le site du Musée du Louvre : http://www.louvre.fr/llv/pratique/presentation_alaune.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673298843&CURRENT_LLV_FICHE%3C%3Ecnt_id=10134198673298843&FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500879
Voir article sur Artinfo (pour une raison mystérieuse le texte n'apparaît pas; le truc : sélectionner le texte par un clic droit!) : http://fr.artinfo.com/tony-cragg-ou-la-dynamique-int%C3%A9rieure-des-formes
Exposition Tony Cragg - Figure out / Figure in, Musée du Louvre, Cours Marly et Puget du 28 janvier au 25 avril 2011.
Le site (documents de qualité mais parcours fastidieux) du sculpteur : http://www.tony-cragg.com/ et http://www.skulpturenpark-waldfrieden.de/ , le très beau parc de sculptures qui est consacré à l'artiste à Wuppertal (D).
Découvrir également la page de "The Cass Sculpture Foundation" qui lui est consacrée http://www.sculpture.org.uk/artists/TonyCragg/
Voir l'article consacré à l'exposition : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2011/01/28/extension-du-domaine-de-la-figure-tony-cragg-au-louvre/ et à son "complément" au sculpteur Messerschmidt : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2011/02/01/messerschmidt-doloroso/













