29 novembre 2011

art/terre et Entre-lacs, remuer ciel et terre

" Drawing on the water" (2010), Fred Martin

art/terre et Entre-lacs sont deux événements bisannuels d’arts plastiques contemporains organisés in situ et au cours desquels, durant une semaine, dix créateurs (ou équipes) internationaux sont invités à réaliser une œuvre artistique originale dans laquelle la terre (à BE-Comines-Warneton) et l’eau (à FR-Villeneuve d’Ascq) sont essentiels.
Les deux manifestations s’appuient sur des spécificités locales nées de ressources naturelles : les lacs pour Villeneuve d’Ascq et les briqueteries pour Comines-Warneton. (extrait de la présentation sur la page conduisant aux sites des manifestations).

Attention : J -30 pour les appels à projets des concours  ART/TERRE et ENTRE-LACS 2012
Règlement de participation : www.art-terre.be ou www.entre-lacs.eu

 
 
"Home, sweet home" (2010), Armande Jammes, Aurélien Zoia, Sylvain Morin

12 novembre 2011

Mariele Neudecker, paysages atmosphériques


"Heaven, Sky" (2008)

"My work is attempting to challenge conventional ways of seeing and re-considers the dichotomy between nature and culture. The ideas underpinning my work grew out of a process of collecting images and concepts of predominantly Northern European Romantic Ideas - mingled with a desire to undermine and dissect those concepts. The use of technology in the work enables and destroys records of fiction and fact - in return science and technology become vehicles for the Sublime."

« Unrecallable Now » (1998); mixed media incl. 18 000 l of water solution, fiberglass
850 x 1950 x 120 cm. Henry Moore Fellowship commission installation at Spike Island, Bristol, UK; 
installation Melbourne International Biennial, Melbourne, Australia (1999); 
installation Yokohama International Triennale of Contemporary Art, Japan (2001).

Mariele Neudecker, une artiste allemande installée au Royaume-Uni, est connue pour ses installations de "paysages atmosphériques"; une technique personnelle qui combine résine polyester, chimie et aquariophilie... dans des échelles qui vont de la maquette en vitrine à la grandeur nature. Un romantisme teinté de Caspar David Friedrich... 

Certaines de ses œuvres seront visibles à partir du 9 décembre 2011 dans le cadre de "Surnaturel", une exposition présentée à Ottawa (Canada) au cours des prochains mois : Musée canadien de la nature (jusqu’au 12 février 2012), le St. Brigid’s Centre for the Arts et la Patrick Mikhail Gallery. Voir : http://punctumbooks.com/titles/preternatural/


"The Internal Slipping Out Into The World At Large"(2000). fluorescent fishing line, wood, mixed media,
230 x 180 x 190 cm. Une œuvre qui a fait parler d'elle en son temps, à cause de rumeurs de plagiat par le  Lead Pencil Studio intégrant des "éclairages" utilisant ce principe technique dans son projet pour le Frank Gehry’s Guggenheim Abu Dhabi... Plus d'infos : http://www.thestranger.com/seattle/Content?oid=511123
(Nous vous avons déjà parlé de ce studio dans le cadre d'un autre projet : http://acasculpture.blogspot.com/2010/11/lead-pencil-border-sign.html )

Le site de l'artiste (documents de petit format) : http://www.marieleneudecker.co.uk/

" I Don't Know How I Resisted The Urge To Run"  (1998)

Découvrir le dossier de presse (extrait ci-dessous) lors de l'exposition à la Tate St. Ives :  http://www.marieleneudecker.co.uk/Resources/Tate%20St.Ives%20-%20exhibition%20c.pdf
The fabricated worlds presented by Mariele Neudecker with their careful construction and simulated weather, seem to encapsulate the atmosphere and promise of the sublime imaginary moment in our memory. The landscapes created for her tank works, although not large, are representations and reproductions of the Romantic landscape by such iconic artists as Caspar David Friedrich, whose paintings allowed us to look down and across sublime vistas. Her tank pieces envelope our gaze, prickle our imagination and lure us in to see beyond the obvious – albeit enchanted – illusion, we know that this is no representation of reality.


Un aperçu photographique de ses œuvres sur le site de la Galerie Barbara Thumm :  http://www.bthumm.de/www/artists/neudecker/exhibitions.php 
A propos de son travail de scénographe : http://www.youtube.com/watch?v=Z3P0RbMHJtk

10 novembre 2011

Chu Enoki, tour de ville


Vue détaillée de la sculpture; gauche : © yuto hirakakiuchi, 
courtesy of chu enoki; droite :  © yoshisato komaki, via shift

Image © haruo kaneko courtesy of hyogo museum of art 
L'artiste japonais Chu Enoki a créé "RPM-1200", une ville futuriste bâtie à partir de ferraille récupérée et  retravaillée dans son usine . "RPM-1200" est l'œuvre centrale d'une rétrospective du travail de l'artiste intitulée  "unleashing the museum" (littéralement : "libérer le musée") et exposée au musée de Hyogo (Japon) en novembre 2011. (http://www.artm.pref.hyogo.jp/eng/home.html )

images © keizo kioku
 
La disposition des éléments ne répond pas à un plan prédéterminé mais répond plutôt à l'inspiration de l'artiste. La sculpture, fortement éclairée, est présentée dans une salle d'exposition plongée dans l'obscurité.



Image par y.i.; image courtesy of chu enoki
Découvrir d'autres travaux sur le site de l'artiste : http://chuenoki.com/index.html ; et son blog : http://chuenoki.chicappa.jp/documents/

A voir sur : http://www.flickr.com/photos/danwinckler/tags/chrisharvey/

Et pour compléter un lien qui montre d'autres villes "futuristes" tout aussi délirantes : http://amazingdata.com/amazing-cityscape-art-made-from-unusual-objects/

Découvrir également les villes très colorées d'Isek Kingelez (RDC) : http://www.caacart.com/html/bodys-isek-kingelez.htm
 


Info de base trouvée sur Designboom.

05 novembre 2011

Dubuffet, (le sculpteur et) l'architecte

DUBUFFET architecte. Titre surprenant, voire provocant car si chacun s’accorde à reconnaître en Jean Dubuffet l’un des peintres majeurs de la seconde moitié du XXe siècle, la dimension architecturale de son œuvre est moins connue. Elle lui valut pourtant en 1982 la médaille de The American Institute of Architects, seul honneur qu’il ne refusa pas au cours de sa vie.
La page du Musée d'Ixelles (extrait de la présentation de l'expo) :

Dubuffet à la Closerie Falbala. Photo : © Fondation Dubuffet

"DUBUFFET architecte", du 20 octobre 2011 au 22 janvier 2012 au Musée d'Ixelles, rue Jean Van Volsem 71 à B-1050 Bruxelles. Une exposition, mais aussi un catalogue officiel publié en coproduction dans le décours de cette suite d'étapes : la Fondation Henie Onstad Hovikodden-Oslo (Norvège) - du 10 mars au 20 mai 2011, puis le Skissernas Museum, Lund (Suède) de juin à septembre 2011 et enfin le Musée d’Ixelles. C'est le seul ouvrage actuellement disponible sur l’œuvre monumentale de Dubuffet.
Vidéo de présentation à découvrir sur le site de Télé Bruxelleshttp://www.telebruxelles.be/portail/info/info-culturelle/16341-dubuffet-larchitecte

 "Le Mur bleu" (1967); Photo Bharfot.

Les maquettes naissent d'abord d'un bloc de polystyrène expansé que Dubuffet sculpte au fil chaud avec autant de " liberté et d'immédiateté qu'avec un crayon courant sur le papier ". Léger, se manipulant aisément, le polystyrène expansé fait partie des nombreuses découvertes techniques qui ont souvent entraîné l'artiste vers des développements et renouvellements de son œuvre. L'étape suivante consistera à mettre au point des techniques de transfert ou moulage en résine époxy des œuvres taillées dans le polystyrène. Extrait de la page de la Fondation Dubuffet consacrée aux sculptures de l'artiste : http://www.dubuffetfondation.com/sculptures.htm

Dubuffet sculptant un bloc de polystyrène.(1970)

Sa réalisation la plus grande reste la "Closerie Falbala", construite entre 1971 et 1973 (remaniée jusqu'en 1976) et réalisée en epoxy et béton projeté peints au polyuréthane; superficie : 1610 m2, 8 mètres au point le plus haut . Classée Monument historique en 1998, simulacre d'un jardin clos de murs au centre duquel se dresse la Villa Falbala construite pour abriter le Cabinet logologique, sa " chambre d'exercice philosophique ".


Pour mieux cerner le personnage, lire par exemple cet article : http://www.lexpress.fr/informations/3-jean-dubuffet_643104.html 
Lire également ce dossier conséquent, consacré à l'art public, où l’œuvre de Dubuffet trouve une place de choix, et notamment le fameux projet non réalisé "Le Site Scripturaire" (1974) pour la Piazza de la Défense:  http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000281/0000.pdf

26 octobre 2011

Bruno Weber, le facteur suisse


Le peintre et sculpteur zurichois Bruno Weber est décédé lundi 24 octobre 2011 à Dietikon (CH) à 80 ans, a indiqué ce mardi la Fondation Bruno Weber.
Bruno Weber a réalisé ses jardins de sculptures à Spreitenbach (Suisse, canton d'Argovieet) depuis 1962, et on y admire entre autres choses, sa maison, avec une tour de 25m de haut. Le parc de sculptures (20.000 m²) rassemble l'ensemble des œuvres de l'artiste. (photos 1 et 2 : Paebi et Günter Borgemeister

La page consacrée à l'artiste sur le site de la Tate : http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/outsiderart/environments/switzerland_large.htm
Le site de la fondation Bruno Weber : http://www.bruno-weber.com/

25 octobre 2011

Allard van Hoorn : "Songlines", musiques "topographiques"


Il y a des créations où médias et techniques se fondent pour ouvrir de nouvelles voies... comme chez l'artiste néerlandais Allard van Hoorn au travers de ses "Songlines"

To enable the architecture to be listened to whenever needed, the site-specific structure of the Communities Section of the 2011 Gwangju Design Biennale, the On-Site Hub, was interpreted during a live performance as a musical score derived from its shape. Sound is generated using local elements of tradition, myth and folklore, in this case contemporary Korean dance creating an Urban Songline that will remain in the space.

A performance in which the seating blocks in front of the stage form a representation of the mountain Mudeungsan that functions as a refuge for the citizens of Gwangju from the trauma of the bloody student riots of May 18th 1980. Dancers improvise based on pictures taken on the mountain. Their field of operation is the mountain (outside) and the representation of the city (inside), keeping in mind the origins (5000 years ago) of Korean dance as a Shamanic practice.

Le site de l'artiste : http://www.allardvanhoorn.com/biography_005.asp
Ne manquez pas de découvrir les autres expériences "topossoniques" de l'artiste : http://vimeo.com/29556098

Merci à Troi Boglesseoure pour le lien.

Hélène Mugot, perles de lumière

Morceaux choisis pour présenter une œuvre polymorphe : celle d’Hélène Mugot, artiste de la lumière, qu’elle questionne dans tous ses sens : physique, scientifique, symbolique et mythique. Et c’est pour mieux la révéler qu’elle s’empare de techniques aussi diverses que la photographie, l’holographie, la vidéo et de matériaux tels que le verre, le cristal, les prismes optiques ou encore l’or, le bronze, l’inox…(extrait du texte de présentation de l'exposition).

"Mundus, mundus est" (2006); Chapelle de la Trinité à Lyon. Installation / performance lumineuse et sonore réalisée dans le cadre de la Fête des Lumières le 8 décembre 2006, et du Festival de Musique Ancienne de Lyon. 51 boules à facettes de miroir ( de 120 cm à 15 cm de diamètre ), fermoir d’acier géant, projecteurs de cadrage, modulateur de lumière, 5 performeurs et bande-son enregistrée.


Hélène Mugot expose actuellement cette œuvre parmi d'autres dans le cadre de so exposition "ICARE ENCORE -HÉLÈNE MUGOT ŒUVRE, Morceaux choisis", au Musée Mandet, 14 rue de l’Hôtel de Ville à 63200 RIOM (F), du 22 octobre 2011 au 22 janvier 2012.

Découvrir les autres créations de l'artiste sur son site : http://www.helene.mugot.com/

11 octobre 2011

Georg Baselitz, la taille du peintre

 Baselitz dans son atelier
travaillant sur Dunklung Nachtung  Amung Ding (2009) © Elke Baselitz

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris organise une exposition consacrée aux sculptures de Georg Baselitz. Cette manifestation proposera une lecture rétrospective d’un des aspects de l’œuvre de cet artiste allemand, d’abord peintre et graveur, en présentant, la quasi-totalité d’une production peu montrée en France qui s’étend sur plus de trente ans. Désormais autonome par rapport à la peinture, la sculpture de Baselitz, qui occupe une place privilégiée au sein de son œuvre, a gagné en monumentalité.

Une quarantaine de sculptures en bois peint exécutées entre 1979 et 2010 montreront le cheminement d’un artiste qui a contribué au renouvellement du langage de la sculpture d’aujourd’hui.
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Baselitz dans son atelier près du lac d’Ammer (Bavière), travaillant sur Volk Ding Zero / Peuple Chose Zéro (2009) © Elke Baselitz
... Souvent, la peinture - car Baselitz est un grand peintre - vient rattraper le coup en masquant les erreurs. Mais elle ne les corrige pas - les problèmes posés par la sculpture ne pouvant être résolus que par des solutions sculptées. Restent l'énergie plus présente dans les scarifications que le geste laisse à la surface que dans la forme elle-même, quelques touches de peinture animant un regard et, comme les deux autoportraits assis (2009) montrés à la fin de l'exposition, quelques belles pièces monumentales - enfin pour un peintre.
Extrait de la critique d'Olivier Cena dans le Télérama 3222 du 12 octobre 2011.

Exposition du 30 septembre 2011 au 26 janvier 2012.

08 octobre 2011

De l'autre côté du miroir : Kapoor, Eliasson, Dan Graham, Nils Udo...

Sculptures ou installations incorporant des miroirs de diverses natures.


"Tall Tree and the Eye" (2010 ?), Anish Kapoor Sculpture installée à l'extérieur de la Royal Academy of Art à London à l'occasion de l'exposition de l'artiste. Photos via Steffen Michel. Les sphères miroir, déjà mises en scène dans les "sphérades", fontaines cinétiques de l'artiste belge Pol Bury (notamment au Palais Royal à Paris).
 
Du même Anish Kapoor, le célèbre "Cloud Gate" à Chicago, aussi appelé "The Bean" (2006). 20 x 13 x 10 mètres. Photo : Yinghai. Voir la page très détaillée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_Gate 
Et encore de nombreux autres projets utilisant l'acier inoxydable poli comme miroir; voir le site de l'artiste : http://www.anishkapoor.com/


"Superficial" (2004), Michel de Broin; miroir, colle, ciment appliqué sur un rocher; Vosges, Alsace (F).
Autre installation de l'artiste : "La belle Éphémère"(2009), énorme boule disco suspendue à une grue. D'autres projets sur le site de l'artiste : http://www.micheldebroin.org/projects/super/index.html


"Fun House for Münster"(1997), Dan Graham. Photo: Rudolf Frieling /© Dan Graham.
Cet artiste a utilisé le miroir à travers de multiples techniques dans des installations stationnaires à base de vitres et miroirs sans tain dans des ossatures d'acier ou aluminium.
Démocratiquement ancrés dans le quotidien de la vie urbaine et son activité, les pavillons de Graham sont des structures fonctionnelles et hybrides, entre sculpture et architecture. Les pavillons puisent leur origine dans l'architecture et l'urbanisme : les gratte-ciels, les miroirs sans tain des immeubles de bureaux, le Paysage anglais du XVIIIe siècle, les « Folies » et le style pittoresque mais aussi les espaces en forme d'ellipse du Néo-Baroque et du Rococo.
Extrait d'une page consacrée à l'artiste sur le site : http://www.mariangoodman.com/exhibitions/2009-04-25_dan-graham/
 Il a également développé ces questions de "réflexion" au travers de dispositifs vidéos, comme dans
"Present, Continuous, Past(s)" (1974).


 Autre "magicien" du miroir, Olafur Eliasson en a souvent intégré dans ses installations, comme dans le "Double sunset" (1999), ou le désormais mythique coucher de soleil de son "Weather project" (2003); dans le Turbine Hall de la Tate Modern à Londres; le plafond était réalisé dans un film miroir qui reflètait le lieu à la mi hauteur du soleil.(Phot :Rob Gardiner). Ce principe a également été appliqué dans "
"Frost activity" (2003).
L'artiste a développé de très nombreux dispositifs faisant appel à des miroirs, notamment à l'aide de surfaces concaves ou de facettes comme dans "Your spiral view"(2002) . Vue d'installation à la Fondation Beyeler. Basel (CH). Voir son site très complet : http://www.olafureliasson.net/index.html



Sous forme de performance, les destructions de miroir par Michelangelo Pistoletto; lire un article descriptif : http://archeologue.over-blog.com/article-pistoletto-20-miroirs-brises-et-un-blesse-au-104-a-paris-63159402.html


Plus"technologiques", les "broken mirror" de Lee Yongbaek, combinant des projections vidéos, dans le pavillon de la Corée du Sud à la Biennale de Venise de cette année. (photo laborieuse JFD) En vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=byzTKJ0Ard8
 


Citons encore le sculpteur français Pierre Marie Lejeune qui recouvre de manière plus classique des volumes géométriques à l'aide de miroirs; nous en avons déjà parlé sur ce site : http://acasculpture.blogspot.com/2008/11/miroir-de-la-sculpture-pierre-marie.html
Autre technique de couverture et d'assemblage de miroirs : David Altmejd et son exposition au "Magasin" de Grenoble en 2009 : http://www.ac-grenoble.fr/action.culturelle/DAAC/champs/actuartsplat/DPartsplastiques/files/DP%20Altmejd.pdf

Beaucoup d'installations font appel à des mises en abîme à l'aide de miroirs, comme celles de Matej Kren, comme ici à Bratislava avec son installation "passage". (http://www.matejkren.cz/en/matej-kren/biography.php ). Voir également les créations de Pascal Bernier.


Sous une forme exploitée depuis des siècles dans les villes et jardins, les miroirs d'eau; ici par Nils Udo dans l'installation "Water house".

05 octobre 2011

Centre de la Tapisserie à Tournai, "Recherches 2011"


Comme chaque année, le CENTRE DE LA TAPISSERIE, DES ARTS DU TISSU ET DES ARTS MURAUX DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES à Tournai expose les travaux des boursiers qu'il a accueilli depuis octobre 2010
; cette exposition s'inscrit dans le cadre de la manifestation “Art dans la ville”.
Le Centre de la Tapisserie accueille annuellement dans ses ateliers de recherche 8 créateurs sur présentation d'un programme motivé dont l'intérêt est lié au textile, cela compris dans sa plus large interprétation. Une bourse mensuelle est accordée aux artistes pour une période de 12 mois par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Province de Hainaut.
Avec la participation de : Cathy Alvarez Valle, Benoît Carpentier, Frédéric Denis, Pierre-Alexis Deschamps, Anna Katharina Tretter, Nicolas Clément, Nathalie Guilmot et Vanessa Vollmar.

Exposition du 8 octobre au 6 novembre 2011. Place Reine Astrid, 9 à 7500 Tournai. +32 (0)69 234 285 - www.centre-tapisserie.org

04 octobre 2011

Judith Scott, langage volé


Trisomique, sourde et muette, Judith Scott réalise des sculptures textiles qui constituent son unique moyen d’expression. Non satisfaite de ses essais artistiques sur papier, elle dérobe des objets (ventilateur, parapluie, magazines, etc.) au centre d’art dans lequel elle se trouve, puis les recouvre entièrement de fils de laine jusqu’à ce qu’ils disparaissent sous des cocons colorés. Découvrant la qualité et la force émanant de son travail, le centre accepte par la suite de lui fournir le matériel qu’elle désire afin qu’elle dissimule ses objets secrets.

Près d’une douzaine d’œuvres de l’artiste sont exposées pour la première fois à Paris et résonnent profondément avec les objets de la sculpture contemporaine, comme ceux de Louise Bourgeois ou de Tony Cragg par exemple. La liberté technique ainsi que la richesse psychologique et émotionnelle qui conduit la démarche de Judith Scott est exemplaire pour d’autres artistes de la scène actuelle, bien au-delà des questions troublantes du handicap. (Photo : Leon Borensztein)
Extraits de la présentation de l'exposition sur le site du Collège des Bernardins

Nous vous avons déjà parlé de ce lieu : Collège des Bernardins, de l'élévation dans l'art et  Anthony McCall, et la lumière fut...
Exposition du 12 octobre au 18 décembre 2011, dans l'ancienne sacristie.

Le site dédié à l'artiste : http://www.hidden-worlds.com/judithscott/
Plusieurs films, dont "Outsider, The Life and Art of Judith Scott " (2006), lui ont été consacrés ; voir un extrait : http://www.judithscottdocumentary.org/clips.htm


Merci à Lucien pour le lien.

02 octobre 2011

Mira Podmanicka, "White Place"




Dans son projet «White Place» Mira Podmanicka crée un lieu de détente, de repos et de contemplation. Un fauteuil confortable, avec des oreillers, est installé à côté d'une lampe dans une petite pièce ouverte, limitée par un sol, un plafond et des murs blancs. Les couches successives de matériaux souples approfondissent l'impression de douceur et de confort. Sur le fond blanc, cousu à partir de différents tissus et de matelassage polyester, Mira Podmanicka a brodé des images inspirées par le monde environnant et les événements du quotidien qui dépeignent des choses réelles et irréelles, des motifs, des histoires, des souvenirs et des rêves, unifiés dans une pièce complexe. Ils reflètent le monde autour de nous, fait de strates qui se superposent, les plus récentes couvrant les plus âgées : matières organiques, aléatoires qui croissent et s’accumulent. Calques se chevauchant, laissant deviner les couches antérieures, mais aussi toujours des blancs prêts pour écrire l’avenir…


Quelques photos de l'installation sur le site Neu/Now Festival qui reflète certains aspects de la jeune création contemporaine en droite ligne des écoles d'art supérieures européennes.


Cette oeuvre est actuellement exposée à la galerie HotDock (http://www.hotdock.sk/) de Bratislava (Slovaquie), dans le cadre du très dynamique BLAF (Bratislava Art Festival).


Cette présentation s'inscrivait également de manière plus personnelle dans le volet artistique de la défense de son doctorat "Soft Material in Sculpture", brillamment présenté ce 29 septembre 2011 : une réflexion fondamentale sur l'évolution de l'emploi des matériaux dans la sculpture contemporaine. D'autres créations de l'artiste à découvrir sur le site Saatchi Online : http://www.saatchionline.com/mirapodmanicka



Signalons enfin que nous connaissons bien cette jeune artiste en Belgique; elle y a présenté son Master spécialisé en sculpture à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles/École Supérieure des Arts, il y a quelques années. Elle a également été boursière au Centre de la Tapisserie, des Arts du Tissu et des Arts muraux de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Tournai. Ce passage sous nos latitudes n'est sans doute pas étranger au goût qu'elle a développé pour le chocolat, et qui se traduit par la création d'une collection de bijoux gourmands très réalistes...

31 août 2011

Images sans fin de Brancusi


Bande annonce de l'exposition par le Centre Pompidou


Au cours des années 1920, Constantin Brancusi instaure un dialogue fécond entre sa production sculptée, la photographie et le film. Sur les conseils de Man Ray, il entreprend de réaliser des photographies de ses sculptures et peu après, de les filmer.
À travers un ensemble exceptionnel d'une centaine de photographies et de films inédits, l'exposition montre, pour la première fois, sa production photographique et cinématographique en explorant les divers aspects de cette relation.
Jeux détonnants sur la lumière et les matériaux, sur le mouvement et sur le cadrage, essais innombrables sur les multiples états possibles d'un même cliché et d'une même œuvre, allers-retours incessants entre l'image animée et l'image arrêtée, contribuent à la construction d'un regard singulier sur ses productions sculptées.
Extraits de la présentation sur la page du Centre Pompidou :
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/83720C68DF23A65DC125782400345513?OpenDocument&sessionM=2.2.2&L=1

Exposition présentée jusqu'au 12 septembre 2011.

Un article de Luc Desbenoit dans Télérama : http://www.telerama.fr/art/images-sans-fin,72310.php
Accrochée dans une pénombre médiumnique, l'exposition met le spectateur en contact direct avec l'esprit de Brancusi. Remarquablement pensée, accompagnée de textes courts et précis qui recentrent l'attention à des moments clefs, elle gagne son pari : donner à voir cette œuvre aux prémices de l'art moderne à travers les yeux de son créateur.

30 août 2011

"Your Rainbow Panorama" d’Olafur Eliasson (ARoS Aarhus Kunstmuseum)



Photos by Ole Hein Pedersen & Studio Olafur Eliasson

La nouvelle installation gigantesque d'Olafur Eliasson, Your Rainbow Panorama à découvrir depuis mai 2011 au Danemark, à l’ARoS Aarhus Kunstmuseum. http://www.aros.dk/. Un couloir circulaire de 3 mètres de large et de 52 mètres de diamètre, grande promenade surplombant la ville, bordé par des panneaux transparents aux couleurs du cercle chromatique; un arc-en-ciel "en lévitation" sur le toit du musée, tant pour les visiteurs que les habitants d'Aarhus.

Lire la présentation de l'artiste : http://www.olafureliasson.net/pdf/Eliasson_Your_rainbow_panorama_statement.pdf
Le site de l'artiste à voir absolument : http://www.olafureliasson.net/

Le carton du Studio 21 bis



Romain Demongeot et Laurent Lacotte sont nés en 1980. Ils vivent et travaillent à Paris. Préoccupé par les problématiques artistiques et sociétales contemporaines, le Studio 21bis explore les territoires liés à l’espace public et institutionnel. Le binôme trouve écho à ses réflexions environnementales, culturelles et existentielles dans le carton, son matériau de prédilection. À partir de celui-ci, il fait apparaître, dans l’espace urbain, des objets fragiles, des dispositifs éphémères questionnant notre rapport à l’habitat, aux sphères publiques et privées. Imbriquant l’art et la vie, les processus de création participent également d’une envie de fédérer autour des enjeux inhérents aux territoires investis.
La démarche est artistique, se joue de codes et de symboles architecturaux, participe de l’imaginaire collectif et s’oppose au fétichisme contemporain. D’une philosophie de l’abandon naît une critique de l’oeuvre réifiée.
Texte repris de la présentation du collectif sur le site du MAC/VAL à l'occasion de leur participation à l'événement "Les Portes du Temps"

Une autre installation Où, quand, comment? réalisée à l'Espace Khiasma.

Le site des artistes : http://www.21bis.org/

29 août 2011

Jean Tinguely : « Luminator » à l'EuroAirport



La dernière oeuvre de l'artiste fribourgeois Jean Tinguely sera exposée à l'aéroport de Bâle-Mulhouse. "Luminator", une lampe sculpture de 24 mètres de long, est en cours d'installation dans les bâtiments de l'aérogare, côté suisse. A la mort de l'artiste, l’œuvre avait été acquise par la Société de banque suisse, devenue l'UBS. Elle a transité par l'aéroport allemand de Leipzig avant d'aboutir au Musée Tinguely de Bâle. L’œuvre avait été exposée à la gare de Bâle en 1992. L'inauguration doit avoir lieu le 3 septembre prochain en présence des autorités locales.


Photo reprise sur le site L'alsace.fr (pas de références indiquées).

Très mauvaises vidéos disponibles sur youtube (juste pour se faire une idée): http://www.youtube.com/watch?v=HnoKpjoMOzQ

Voir également note sur le site du muée Tinguely : http://www.tinguely.ch/fr/museum_sammlung/sammlung.1980-1991_011112.html

28 juillet 2011

Chiharu Shiota, mémoire des toiles (Venise II)

L'installation Memory of Books de Chiharu Shiota à Venise, un moment suspendu et magique, découvert presque par hasard dans l'intimité d'une petite galerie près de l'Arsenal; poésie, sens et économie de moyens : une alchimie exceptionnelle qui se démarque du barnum ambiant de la Biennale. (Photo JFD). Gervasutti Foundation, Castello, Venise. Découvrir une vidéo de l'installation sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=RelzYy23pb4

"Chiharu Shiota est une artiste japonaise établie à Berlin. Depuis le milieu des années 90, elle a fait des installations de fils entrelacés sa signature. Tendant des fils de laine noirs aux murs, sols et plafonds des espaces d’exposition, elle crée des réseaux graphiques impressionnants, au travers desquels le visiteur doit trouver son chemin et sa place. Ces toiles gigantesques enveloppent très souvent des objets de son quotidien : chaises, lits, pianos, vêtements, comme si l’artiste essayait, en les retenant prisonniers dans sa toile, de conserver la trace de ces objets qui menacent de disparaître de sa mémoire."


Extrait d'une présentation de l'artiste sur le site Rough Dreams (voir la vidéo) : http://roughdreams.fr/2011/03/chiharu-shiota/



Si à Venise Chiharu Shiota a joué sur la discrétion, elle est l'auteur depuis une dizaine d'années de nombreuses installations et scénographies très spectaculaires, mettant en scène des fils, des valises, des châssis... et des corps. Découvrir l'ensemble de son œuvre sur son site : http://www.chiharu-shiota.com/

"Matsukaze", un opéra de Toshio Hosokawa avec une scénographie de Chiharu Shiota, au Théâtre Royal de la Monnaie ("La Monnaie"), à Bruxelles en 2011. http://www.lamonnaie.be/fr/opera/56/

Copyright (C) 2003 Chiharu Shiota All Rights Reserved.

26 juillet 2011

J. Seward Johnson, under Marilyn...

Voir l'article "A Chicago, une sculpture de Marilyn les fesses à l'air fait polémique" sur fluctuat.net : http://arts.fluctuat.net/blog/49833-a-chicago-une-sculpture-de-marilyn-les-fesses-a-l-air-fait-polemique.html
Le site "kitchissime"de l'artiste : http://www.sewardjohnson.com/site/index.html

L’art autoroutier, Objets Sculptés Non Identifiés... (France)

Un petit air de vacances pour ce billet. C'est grand, c'est voyant, c'est le long d'une autoroute et ce n'est pas nécessairement une réussite; vous avez déjà vu cela quelque part, mais vous ne savez plus très bien à quel endroit : A7, A9, A34, A39, A61, A64, A72...


"Le poulet de Bresse" de Jean Brisé; le "plus grand poulet du monde"...


"Sur la trace des vikings". Sculpture de Georges Saulterre (1991) Photo Frederic Bisson.
Le site de l'artiste : http://www.saulterre.com/ (à vendre...)
Pour un complément  d'information, voir également la page wikipédia (qui informe le lecteur que "Le ton de cet article ou de cette section est trop promotionnel ou publicitaire")
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Saulterre

 
"La porte du soleil" de Ivan Avoscan. Le site de l'artiste : http://www.avoscan.eu/


"Les flèches des cathédrales", par Georges Saulterre


"Woinic", le sanglier, sculpture monumentale d'Éric Sléziak


"La colonne brisée"d'Anne et Patrick Poirier.


"Le Tour de France dans les Pyrenées" vu par le sculpteur Jean -Bernard Metais
© Christian Lionel-Dupont /Fedephoto.com


Et puis il y a celles qu'on attend, comme la fameuse "Femme Loire" (20 mètres de haut et 40 de long) qu'une pétition a définitivement écartée de l'Abbaye de Marmoutier (2013?) pour la coucher le long de la A10; voir : http://www.femmeloire.com/images/stories/dossier_presse_femme_loire.pdf







 

Lire aussi l'article "L'art autoroutier, cet obscur objet de distraction au volant" dans l'hebdomadaire Le Point (extraits).
 ... La plupart de ces statues et sculptures remontent aux années 1980-1990, quand l'art autoroutier a connu son heure de gloire à la faveur de la commande publique et de la règle du "1%" qui réservait, sur un chantier, une somme destinée à la réalisation d'une œuvre décorative. Pour les autoroutes, le taux avait été ramené à un pour mille.
Des œuvres "pas toujours du meilleur goût"
La littérature est rare sur le sujet, et plutôt critique.
En 1998, le Journal des Arts estimait que "les sommes dépensées par certaines sociétés d'autoroutes, en particulier celles du sud de la France, pour orner le bord des chaussées ou les aires de repos, n'ont pas toujours donné naissance à des œuvres du meilleur goût"...