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13 mai 2010

Collège des Bernardins, de l'élévation dans l'art

Georges Tony Stoll, "Constellation anonyme" (2010),
installation au Collège des Bernardins© Antoine Delage de Luget


L'exposition « La Pesanteur et la Grâce » présente le travail de cinq artistes internationaux : Marthe Wéry, Callum Innes, Georges Tony Stoll, Emmanuel Van der Meulen et Emanuele Becheri.
Tous ont choisi l'abstraction comme logique de non-représentation : leurs oeuvres ne sont pas déterminées par avance, mais naissent de la manipulation des matériaux bruts. Elles sont le résultat final d'une situation où l'artiste a abandonné ses savoir-faire, pour laisser aux matériaux eux-mêmes le premier rôle.
Peinture, construction, sculpture, chaque oeuvre proposée au public procède ainsi, selon ses modalités propres, de la conscience que la grâce ne s’atteint pas par une volonté héroïque mais par la soumission humble aux nécessités de la pesanteur. Pour le dire avec les mots de la philosophe Simone Weil - dont un ouvrage a inspiré le titre de l’exposition - «Monter en abaissant. Il ne nous est peut-être donné de monter qu’ainsi».

Présentation de l'exposition sur le site du Collège des Bernardins : http://www.collegedesbernardins.fr/index.php/art/expositions.html

"La pesanteur et la grâce", Abstractions et spiritualité; Commissariat : Eric de Chassey. Du 23 avril au 12 septembre 2010 au Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy à Paris.
Extrait d'un article en contrepoint de Christine Sourgins sur le site "Liberté politique" : http://www.libertepolitique.com/culture-et-societe/6025-labstraction-l-spiritualisante-r-au-college-des-bernardins
La politique artistique de ce centre catholique diocésain prestigieux s’illusionne avec la vieille antienne de « l’art témoin de son temps » : l’art contemporain, art d’une toute petite partie de nos contemporains, pourrait-il témoigner de son temps ? En revanche, il témoigne des siens : la spiritualité exposée ici est celle de la société de consommation qui réduit l’expérience spirituelle à la frustration, à une appétence jamais satisfaite, pour consommer encore.