Jury BAC Sculpture ARBA-ESA 2011

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Jury MASTER Sculpture ARBA-ESA 2011

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25 janvier 2012

Jean-Luc Vilmouth, édition spéciale

"Construire, 1, 2, 3" (1985/87). Collection Frac Bourgogne. 
Tabouret, palettes; dimensions: 2 m x 2 m x 1,80 m

L'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles - École Supérieure des Arts aura le plaisir d'accueillir le sculpteur Jean-Luc Vilmouth à l'occasion d'une résidence d'artiste en ce début février 2012. Celui-ci  travaillera à une "édition spéciale" dans l'atelier de sérigraphie de notre école; ce séjour sera l'occasion de rencontres et d'échanges attendus particulièrement par l'option sculpture; cet événement s'inscrit dans le cadre des manifestations prévues autour du 300ème anniversaire de l'ARBA-ESA.
Pour découvrir les œuvres de l'artiste, deux sites officiels sont proposés : http://www.jlvilmouth.com/  plus complet (photos de petites dimensions) et http://www.jlvilmouth.com/vilmouth.com/index.html , sans doute plus récent, mettant l'accent sur le visuel et l'ergonomie.
L’œuvre de Jean-Luc Vilmouth a longtemps été associée à la Nouvelle sculpture anglaise, à la fin des années soixante-dix et au début des années 1980. Il ne s’agissait pas à proprement parler d’un mouvement, mais plutôt d’un rapprochement effectué par la critique entre des artistes qui élaboraient leurs œuvres à partir d’objets du quotidien. Ainsi ont été réunis Tony Cragg, Bill Woodrow et David Mach, mais aussi Jean-Luc Vilmouth ou Daniel Tremblay, les deux artistes français ayant séjourné à Londres. 
Extrait de la présentation de l'artiste sur le site du FRAC Bourgogne où il a exposé à plusieurs reprises.

Quelques réalisations de cet artiste très prolixe; liste non exhaustive...


"Autour d'un Palmier 1", (1989), Villa Arson. 
Un escalier hélicoïdal s'enroule autour d'un palmier. Nice. 
Le premier des nombreux projets réalisés sur ce thème..


"Bar des Plantes" (1999-2005), Ligne B tram - Strasbourg 
(voir explications sur le site de Jean-Luc Vilmouth.


Jean-Luc Vilmouth photographe dans la série "My Dream Houses".
Myself as C.T, dans la région de Phnom Penh  (2004)
« Nous sommes heureux dans cette maison, avec ma femme et mes enfants. »
A découvrir ici sur le site du MUDAM - Luxembourg

Une commande publique parmi d'autres, le très poétique Belvédère des Ondes à Saint-Benoît-des-Ondes, Ille-et-Vilaine; fiche descriptive sur le site de Eternal Network.



"Comme une Cage de Lumière" (1985). Saint-Fons - France.


Le plasticien est également connu pour ses performances.
Asami Nishimura + Jean-Luc Vilmouth, "Psychic Fish 3" (juin 2011); performance réalisée dans le cadre de « COSMOGARDEN 7 », événements de la fondation franco-japonaise de Fère (à proximité de Reims). Découvrir le concept de ces rencontres sur le site.
Performance réalisée avec Asami Nishimura, Jean-Luc Vilmouth et un poisson Bêta bleu, les deux personnages sont intégrés dans la nappe comme si celle ci les habillait entièrement. Le poisson est placé dans un bocal au centre des deux personnages. Les regards fixent uniquement le poisson pour proposer une sorte de relation spychotélépathique par l’intermédiaire du poisson. (Le Bêta bleu est un poisson thaïlandais).

Les photos proviennent des sites de l'artiste.

22 janvier 2012

Conrad Shawcross et Nancy Rubins, Mondes inventés, Mondes habités


"The Nervous Systems, une installation imaginée pour le Grand Hall du Mudam, vient s’ajouter à une série de dispositifs semblables commencée en 2003 et dans laquelle l’artiste, par ailleurs adepte de voile, s’ingénie à faire et défaire des cordes. Par son aspect imposant, cette machine métaphorique en forme de tour rappelle à la fois un accélérateur de particules et un spinning jenny, la première machine à filer de l’ère industrielle. Sa forme hexagonale, la structure hélicoïdale de ses deux escaliers en colimaçon et les brins des cordes qui, tels des faisceaux de lumière, semblent jaillir d’un foyer commun s’agrègent en une évocation visuelle de récentes découvertes ou théories scientifiques, du décryptage du génome humain à la théorie des cordes développée en physique théorique. La lenteur des mouvements de la machine renvoie quant à elle au passage du temps, qu’elle rend de ce fait palpable. Le temps est présent dans ses deux formes fondamentales, cyclique et linéaire, incarnées respectivement par le tournoiement circulaire des 162 rouleaux de fil et l’allongement progressif de la corde ainsi produite.
The Nervous Systems propose une réflexion artistique sur des phénomènes aux confins de la physique et de la métaphysique. Énigmatique, la machine de Conrad Shawcross demeure à tout jamais mystérieuse, contradictoire et fascinante."
Extrait de la présentation de l'installation de Conrad Shawcross sur le site du Mudam
Vidéo d'une interview de l'artiste à propos de son installation; ne pas rater les vues d'une autre œuvre en fin de séquence : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KrrD_r8bPhc
Une autre vidéo (ne pas tenir compte du son) plus "artisanale mais qui rend mieux compte du mouvement des bobines et des cordages : http://www.youtube.com/watch?v=EGCpN-c1aX4&feature=related
"The Nervous Systems (Inverted)", du 08 octobre 2011 au 06 mai 2012 au Mudam Luxembourg - Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean.


Découvrir d'autres œuvres de Conrad Shawcross sur son site : http://conradshawcross.com/ comme "Space Tesselation (Triple Helix)", (2005). Chêne, acier inoxydable, 3m x 3m x 2m. Ou encore les très spectaculaires "Paradigm (Ode to the Difference Engine)", (2006). Chêne, cordages, système mécanique; dimensions variables, et "Counterpoint" (2006). Chêne, acier, système mécanique, lumières, 3m x 3m x 2.5m.


 Cette installation s'inscrivait dans l'exposition Mondes inventés, Mondes habités (terminée ce début janvier 2012) qui "aborde la question de la technique transcendée par le génie artistique. Elle met en avant des créateurs, des « poètes techniques », qui, plutôt que de se limiter à l’aspect utilitaire, basent leur recherche sur la compréhension de l’existence et la beauté des machines. Ainsi, à travers les œuvres d’une vingtaine d’artistes de différentes générations et aux horizons divers, transparaissent la capacité d’invention et d’émerveillement, l’audace et la curiosité qui caractérisent l’aventure humaine, artistique et technique."
Avec la participation de David Altmejd, Chris Burden, Vija Celmins, Björn Dahlem, León Ferrari, Vincent Ganivet, Paul Granjon, Theo Jansen, Bodys Isek Kingelez, Paul Laffoley, Isa Melsheimer, Miguel Palma, Panamarenko, Robert & Shana ParkeHarrison, Nancy Rubins, Conrad Shawcross, Roman Signer, Jan Švankmajer
Curateurs : Marie-Noëlle Farcy, Clément Minighetti

"Table And Airplane Parts" (1990). Morceaux d'avions assemblés sur une table. © - Cliché André Morin. Collection Frac Bourgogne, Dijon. (pour en savoir plus sur cette sculpture : http://www.frac-bourgogne.org/scripts/album.php?mode=data&id_lang=1&id_artiste=157#

Parmi les artistes exposés, Nancy Rubins présentait une de ses spectaculaires installations, conglomérat monumental de débris d'avions et d'appareils électroménagers; des superbes sculptures qui évoquent nos décharges modernes avec force et ingéniosité.
Découvrir d'autres œuvres de l'artiste : http://www.gagosian.com/exhibitions/july-16-2010--nancy-rubins/exhibition-images
Lire à propos des dessins de l'artiste : http://dessindrawing.blogspot.com/2009/11/nancy-rubins.html

21 janvier 2012

Miró, César, Calder, Moretti, Venet, la Défense de la sculpture


Le bassin de Takis (Il y a une autre sculpture de l'artiste sur le site "Arbres lumineux")

Un parcours fort éclectique de 68 sculptures à faire dans le quartier de la Défense à Paris. Et pour vous aider  à vous retrouver lors de votre parcours, repérez vous sur les bâtiments... et les sculptures, un conseil du site Evous.fr :
"... Sans vous préoccuper des différents noms de quartiers ou d’immeubles, les différentes sculptures, les monuments ou certaines tours distinctives peuvent vous aider à vous repérer. Premier exemple : la Grande Arche, facilement reconnaissable, est située à l’extrémité ouest du quartier (voir le Pdf "Plan de La Défense"), l’autre extrémité, est, étant matérialisée par les vignes du clos Chantecoq et par Le Bassin Takis (flèches métaliques aux bouts colorés disséminés dans un petit bassin). Autre repère, par exemple : la Fontaine Agam, dont le fond est recouvert de bandes multicolores. Celle-ci est au centre du quartier, près de la Place de la Défense, près du commissariat, près de l’Araignée rouge d’Alexander Calder (grande structure métallique rouge), laquelle fait face aux Deux Monstres de Miró, lesquels jouxtent une entrée des Quatre temps. Le Pouce de César est lui à l’arrière du Cnit, sur la Place Carpeaux, en face de la passerelle du faubourg de l’Arche... Entre autres exemples."

"Le Calder de la Défense", 15 mètres de haut , 65 tonnes; elle a été installée sur la place de La Défense en 1976. L'artiste Calder présente une version pour La Défense de son fameux "Stabile" qui est présent dans plusieurs grandes villes du monde tel que : Montréal, New York,...

Voir la liste des oeuvres proposée par Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_œuvres_d%27art_de_la_Défense?uselang=fr

Le Moretti (ou Cheminée Moretti) est une œuvre de l'artiste français Raymond Moretti. Il s'agit de l'habillage d'une cheminée d'aération de 32 m de haut par plusieurs centaines de tubes de fibre de verre de couleurs vives. Le Moretti est une installation composée 672 tubes de fibre de verre, d'un diamètre allant de 2 à 30 cm peints de 19 tons différents, vifs et froids, pour une longueur totale de 22 km et un poids total de 27,5 t. Ces tubes recouvrent la totalité de la surface externe d'une cheminée d'aération de 32 m de haut et de forme légèrement ovoïde. (Wikipedia)

Se tenir informé de "l'actualité" de la Défense sur le site "La Défense Seine Arche (EPADESA)" , ou le non officiel www.defense-92.fr/ (ouvrir l'onglet "oeuvres d'art")

La Défonce (parfois orthographiée La Défonse) est une œuvre de l'artiste français François Morellet, à proximité de la Grande Arche. Elle est composée d'un ensemble de barres d'acier qui composent une forme rectangulaire simple, inclinée et à moitié enfouie dans le sol. L'une des barres transperce un bâtiment situé à proximité. La Défonce est une installation composée de sept barres métalliques peintes de 25 m de long, 70 m de large et 3,3 m de haut au maximum. Ces barres composent une structure parallélépipédique inclinée et à moitié enfouie dans le sol. L'une des barres transperce le toit du bâtiment du Fonds national d'art contemporain, à côté duquel elle est installée.

Rodin, l'anatomiste


Dessins ou sculptures, les expositions d'Auguste Rodin ont toutes un point commun : comme les œuvres y sont irrésistibles et innombrables, elles font osciller le visiteur entre admiration et épuisement. Il en sort hébété et convaincu que Rodin est un créateur inépuisable dans le genre Picasso, un de ces rares artistes qui tentent tout et sortent vainqueur de toutes les difficultés qu'ils s'imposent sans cesse. Pour donner un aperçu de ce que Rodin a fait sur le papier, avec un crayon, de l'encre ou des couleurs pendant les deux dernières décennies de sa vie, des années 1890 à 1917, le Musée Rodin a donc sorti de ses collections trois cents œuvres.
Lire la suite de l'article  "Rodin, l'anatomiste incomparé" de Philippe Dagen sur Le Monde.fr

"La saisie du modèle",  Rodin 300 dessins 1890-1917
Musée Rodin, 79, rue de Varenne, Paris 7e


Quelques articles consacrés à Rodin :
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/rodin-face-ses-modeles-rodin-face-lart.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/10/matisse-rodin.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/03/rodin-erotique.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/03/la-sculpture-d-apres-rodin.html
...
http://dessindrawing.blogspot.com/2011/07/rodin-les-dessins.html
http://dessindrawing.blogspot.com/2011/07/rodin-assemblage.html

18 janvier 2012

Richard Purdy ou la sculpture "Écho-l'eau"


Cette vidéo (de Marcel Dubé) pour illustrer les dernières installations (4) de l'artiste canadien Richard Purdy, réunies autour du monde aquatique dans son exposition "L'Écho-l'eau", à l'Espace Shawinigan (Cité de l'énergie); sans doute la meilleure manière pour comprendre son travail, faute de se mouiller la chemise in situ...


Photo: Sylvain Mayer


«Je suis un spécialiste des installations in situ et j'exploite le côté multisensoriel pour offrir aux gens une expérience totale qui stimule plusieurs sens simultanément plutôt que la seule vue. Le bassin extérieur reprendra le principe du plancher d'eau mais les gens pourront simplement apprécier l'aspect visuel assuré par la réflexion du ciel et de la tour du stade à l'envers sur ce très grand miroir ou ils pourront aussi y barboter pour ajouter la sensation physique à l'expérience.»
Extrait d'une interview à découvrir sur le site Le Nouvelliste
Vous y découvrirez également les nouveaux projets de l'artiste.


(Photo Clément Morin)

Le site de l'artiste; différents pdf à ouvrir en fonction des époques visitées : http://richardpurdy.ca/

Lire également un article plus ancien :
« Richard Purdy ou l’écologie à la dérive », de Sylvie Ollivier dans la Vie des Arts, vol. 35, n° 141, 1990, p. 42-44.

Pour les pluies intérieures, on se rappellera le "Refuge" de Stéphane Thidet.
(image trouvée sur le site COAL)

Pour les arbres têtes en bas, on pensera immanquablement à la forêt suspendue de Lucie Lom qui avait marqué les esprits lors de Lille 2004.
(Photo nordmag)

15 janvier 2012

Bêtes Off sculpture

 
Après avoir, le temps de la manifestation nationale Monuments et Animaux, colonisé divers sites à travers la France, certaines bêtes hivernent à Paris. Elles viennent peupler une forêt mystérieuse implantée au sein de la Conciergerie.
En s'aventurant dans cet espace sauvage, le public fera d’étranges rencontres. Au gré de sentiers à thème – l’allée des chimères, la route du lac ou le chemin du bout du monde –, il découvrira des oeuvres surprenantes : objets de fantasme, miroirs réfléchissant nos travers et nos faiblesses ou témoins alarmants des grands enjeux environnementaux, les créatures ici rassemblées illustrent les diverses fonctions de l’animal dans l’imaginaire de nos contemporains.
Présentation de l'exposition sur le site du Centre des Monuments Nationaux


Claire Morgan, "Here is The End of All Things" (2011) .Photo copyright Claire Morgan 2011.

Les avis ne sont pas tous enthousiastes; ainsi, tout en reconnaissant la présence au sein de cette expo de "fort belles œuvres",  on peut lire sur le blog de référence "Amateur d'art par Lunettes Rouges" :
C'aurait pu être une exposition intéressante, avec un thème assez accrocheur, les animaux dans l’art contemporain. Malheureusement Bêtes Off (à la Conciergerie jusqu’au 11 mars) ne tient pas ses promesses, et cela dès l’affiche : une magnifique autruche prête à vous mordre, mais qu’on ne verra nulle part dans l’exposition ; en tout cas, je ne l’ai pas vue, car l’absence de cartels, même pas le nom des pièces montrées, et l’indigent livret remis à l’entrée, sans plan et avec de petites vignettes pas très ressemblantes, font que le visiteur est complètement perdu...  
Quelques images à découvrir : http://www.francetv.fr/info/betes-off-l-etonnant-zoo-de-la-conciergerie_36111.html ; dont celle-ci : "Lichaam" (2002-2006), de Berlinde de Bruyckere. Photo Elodie Drouard.


Avec la participation de :
Greta Alfaro, Art Orienté objet (Marion Laval Jeantet et Benoît Mangin), Renaud Auguste-Dormeuil, Guillaume Baychelier, Vincent Beaurin, Ghyslain Bertholon, Louise Bourgeois, Céleste Boursier-Mougenot, Berlinde de Bruyckere, Sheila Concari, Johan Creten, Nicolas Darrot, Agathe David, Guillaume Dégé, Anne Deleporte, Mark Dion, Goliath Dyèvre, Julie Faure-Brac, Philippe Favier, Maïder Fortuné, Gloria Friedmann, Delphine Gigoux-Martin, Christian Gonzenbach, Nicolas Guilbert, Markus Hansen, Huang Yong Ping, Rodolphe Huguet, Laurie Karp, Karen Knorr, Isabelle Lévénez, Ariane Michel, Claire Morgan, Tania Mouraud, Erik Nussbicker, Philémon, Françoise Pétrovitch, Eric Poitevin, Nikolay Polissky, Philippe Rahm, Samon Takahashi, Laure Tixier, Muriel Toulemonde, Elmar Trenkwalder, Dimitri Tsykalov, Quentin Vaulot, Arnaud Verley, Gavin Younge et Xue Sun.


Une exposition à voir (ou éviter?) à la Conciergerie, 2 boulevard du Palais à Paris, du 17 novembre 2011 au 11 mars 2012.

Rapellons la très belle (mais petite) exposition Wunderkammer, cabinet de curiosités contemporain qui se tient au Botanique à Bruxelles, et qui se termine ce 31 janvier 2012, incluant de nombreuses bestioles plus impressionnantes les unes que les autres... et dont nous avons parlé précédemment :
http://acasculpture.blogspot.com/2011/12/wunderkammer-et-cabinets-de-curiosites.html

 Jean-Luc Moerman, "Triceratops" (2007), peinture sur polyester. Photo JFD.

William Sweetlove, "Red Warthog on the Beach" (2010), plastiqe, epoxy. Photo JFD.

Rappelons également en son temps la superbe exposition "Bêtes et Hommes", en 2007, à la grande Halle de la Villette à Paris.
Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises des artistes inspirès par le monde animal :
Damien Hirst
Berlinde de Bruyckere
Liu Wei
...

27 décembre 2011

Henrique Oliveira, bois couché


Henrique Oliveira est un jeune artiste brésilien (São Paolo) qui s'est spécialisé dans la mise en oeuvre de bois tranché (utilisé pour les placages), et qui réalise de grandes structures pénétrables avec ce matériau en juxtaposant des couches de différentes essences de bois.

"The Origin of the Third World", vue intérieure (2010); 29ème Biennalel de São Paulo (installation).
Bois, PVC et métal. Dimensions : 4,9m x 45m x 5m

"Tapumes" (2008) Galerie Vallois, Paris
Bois et PVC  3,2m x 6,2m x 0,9m


"Tapumes" - Casa dos Leões - (2009) VII Biennale de Mercosul, Porto Alegre, Brésil.
Bois et PVC. Photo : Eduardo Ortega

Pour sa première exposition à la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois -également sa première exposition personnelle en Europe - l’artiste brésilien Henrique Oliveira (né en 1973) transpose au cœur de Paris la déliquescence dynamique des banlieues de São Paolo, sa ville natale. Que ce soit dans sa peinture, ses sculptures ou ses installations, Oliveira parvient à libérer une série de formes, de textures et de couleurs pleines de vie, dont l’aspect organique est à la limite du parasitique. Il associe la chair même de sa ville natale en utilisant du bois de « tapumes »,c’est à dire de palissades, à de nombreuses références à l’histoire de l’art et à la science.
.Lillian Davies, texte de présentation sur le site slash/paris à propos de l'exposition de l'artiste à la Galerie Philippe et Nathalie Valois
 
"Bololô"(2011), Smithsonian National Museum of African Art, Washington DC (installation).
Bois; dimensions : 4,3 x 9,2m x 7,6m
Le site de l'artiste pour découvrir l'ensemble des photos : http://www.henriqueoliveira.com/

Merci aux amis de facebook pour cette découverte.

13 décembre 2011

Maurizio Cattelan, la reconversion


Exposition rétrospective de Maurizio Cattelan au Guggenheim de NY, du 4 novembre 2011 au 22 janvier 2012. Voir la page d'accueil du musée et découvrez la vidéo du montage de l'installation : http://www.guggenheim.org/new-york/exhibitions/on-view/maurizio-cattelan-all


"Maurizio Cattelan: artiste de haut vol", un article à découvrir sur le site de PARIS MATCH :
 http://www.parismatch.com/Culture-Match/Art/Actu/Maurizio-Cattelan-artiste-de-haut-vol-363465/
Paris Match. Que ressentez-vous devant l’ensemble de vos 128 pièces, suspendues dans la rotonde du musée Guggenheim ?
Maurizio Cattelan. Je me sens comme un père qui a abandonné ses ­enfants et les retrouve. C’est ce que vous dé­couvririez si vous cassiez mon cerveau.
L’idée n’était pas de reproduire le travail tel qu’il a été conçu et présenté, mais de faire un commentaire. Tout est au même niveau, travaux connus et moins connus ; ils pendent comme des saucissons. Ce qui enlève le côté tragique de certaines œuvres. Je l’intitulerais “Le pire de Maurizio Cattelan”. C’est une rétrospective sans nouvelle pièce, mais qui constitue en soit une nouvelle œuvre ! J’ai essayé de trouver le bon équilibre entre le compromis et sauver mes fesses.
Découvrir un ensemble d'oeuvres de l'artiste sur le site de la Galerie Perrotin :
http://www.perrotin.com/artiste-Maurizio_Cattelan-2.html

L'artiste s'est déclare "fatigué" et à annoncé qu'il souhaitait "changer d'occupation", pour mieux se concentrer sur ce qui semble sa nouvelle activité : le magazine au nom engageant de TOILETPAPER...
Voir un ensemble de vidéos sur YouTube

09 décembre 2011

La visite au musée...

BRUXELLES - Virez l'art contemporain du dedans, il renaitra au dehors! Une dizaine d'étudiants de l’Académie des Beaux-Arts se sont changés en statues humaines pour protester contre la fermeture du Musée d’Art Moderne.
« Et nous alors ? », grognent-ils, les mains dans le plâtre. « Notre accessibilité à la création ? Notre visibilité au public ? ». C’est qu’effectivement l’un et l’autre sont menacés depuis le 1er février et la fermeture du Musée d’Art Moderne. Et ces étudiants de l’Académie des Beaux-Arts se sentent directement concernés. Alors c’est leur avenir, leur passion, leur métier qu’ils sont venus défendre, de manière très... artistique.
« Nous avons décidé de nous emplâtrer car nous sommes inquiets quant au devenir culturel », explique l’un d’eux. « En tant que jeune génération créative, nous nous trouvons figés face à cette décision ». Au sens propre : petit à petit, ce sont huit statues humaines qui s’élèvent sur les marches du musée. L’art contemporain n’a plus sa place à l’intérieur, il s’exporte et s’expose à l’extérieur. Une performance symbolique face à une fermeture problématique : Bruxelles, capitale de l’Europe, n’a plus du tout de musée d’art moderne...
  On pourrait contester, et avancer que la fermeture n’est que temporaire, qu’elle se fait dans l’attente de la construction d’un nouveau musée d’art contemporain, bien plus beau, bien plus grand. « Oui, mais dans combien de temps? », répondent ces étudiants. « 10 ans ? 20 ans ? C’est impensable de priver si longtemps le public et les jeunes artistes d’un accès à une collection d’art contemporain ».
Attirés par l’agitation, quelques membres du personnel viennent s’entasser sur les marches. Et contre toute attente, ils approuvent ! « Nous sommes également sensibles à la question », glisse rapidement un employé.
Plus les minutes passent, plus la foule s’amasse. Les passant sourient, lisent les tracts. Certains mettent même la main à la pâte ; la main dans le plâtre...

Et pour creuser le sujet, le site Musée sans Musée qui rassemble les opposants à la fermeture : http://museesansmusee.wordpress.com/
 Crédits photos V. Go.

08 décembre 2011

Wunderkammer et cabinets de curiosités

  Jan Fabre, "L'Oisillon de Dieu" (2000);
crâne, ailes de coléoptères, perruche empaillée, collection particulière


Pascal Bernier, "Funeral Fish" (1996); 
boîtes de poisson, croix métalliques.


 Ulrike Bolenz, "aquarium" (2006?)


Laurence Dervaux (2003), "A raison de 7000 litres de sang pompés par le cœur humain en vingt-quatre heures, cette pièce représente le nombre de litres pompés en une heure et vingt-huit minutes "
750 réceptacles en verre transparent, eau colorée; chaque réceptacle est recouvert d’une plaque de verre.
Dimensions : 160/110/340 cm.

Jacques Dujardin; création en charcuterie.



L'exposition Wunderkammer, cabinet de curiosités contemporain, rassemble plus de 20 artistes plasticiens travaillant en Belgique. Ils ont également ceci de commun qu'ils créent, à travers leur art, des mondes imaginaires. La réunion de leurs œuvres au sein du Botanique évoque l'ambiance singulière et mystérieuse, toujours à la frontière entre science et croyance, du cabinet de curiosité renaissant.
Pour l'occasion, le Museum du Botanique se transforme et se rend méconnaissable.
Dans ce parcours aux allures initiatiques, le visiteur aura l'occasion de découvrir une Wunderkammer - littéralement chambre des merveilles - aux accents résolument contemporains. Pour ce faire, les artistes se sont volontiers prêtés à l'exercice de style, laissant de côté les espaces épurés qui mettent traditionnellement leurs œuvres en valeur au profit d'une scénographie d'accumulation, inspirée des cabinets d'antan.
Extrait de la page de présentation du Botanique :  http://www.botanique.be/expo/wunderkammer-cabinet-de-curiosit%C3%A9s-contemporain


Avec la participation de : Pascal Bernier, Ulrike Bolenz, Charley Case, Eric Croes, Wim Delvoye, Laurence Dervaux, Yves Dethier et Olivia Droeshaut, Jacques Dujardin, Jan Fabre, Alessandro Filippini, Manu Geerinck, Roberto Kusterle, Alexandra Leyre Mein, Jean-Luc Moerman, Michel Mouffe, Vincent Solheid, William Sweetlove, Bénédicte van Caloen, Patrick van Roy et Sofi van Saltbommel.

Exposition ouverte du 8 décembre 2011 au 12 janvier 2012, au Botanique, Rue Royale 236 à
1210 Bruxelles.

NB : les illustrations proposées ne correspondent pas nécessairement au contenu de l'exposition.

Pour approfondir (un peu) le sujet des cabinets de curiosité, un petit tour sur Wikipedia , où l'on apprendra par exemple que :

"Dans les cabinets de curiosités, les collections peuvent s'organiser en quatre catégories (nommées en latin) :
  • artificialia, qui regroupe les objets créés ou modifiés par l'Homme (antiquités, œuvres d'art) ;
  • naturalia, qui regroupe les créatures et objets naturels (avec un intérêt particulier pour les monstres) ;
  • exotica, qui regroupe les plantes et animaux exotiques ;
  • scientifica, qui regroupe les instruments scientifiques."
Et "par curiosité", pourquoi ne pas faire un tour sur la page du groupe Wunderkammer de Flickr où vous trouverez près de 12.000 photos sur le thème. Ou faire un tour sur un blog consacré à ce thème : http://wunderkammermirabilia.tumblr.com/ . Au détour de vos pérégrinations, vous découvrirez aussi des collections très particulières, comme celle de Alex CF "conservateur et dépositaire de la collection Merrylin Cryptid" : http://alexcf.com/blog/; ici avec son "Fungi Research Receptacle"

29 novembre 2011

art/terre et Entre-lacs, remuer ciel et terre

" Drawing on the water" (2010), Fred Martin

art/terre et Entre-lacs sont deux événements bisannuels d’arts plastiques contemporains organisés in situ et au cours desquels, durant une semaine, dix créateurs (ou équipes) internationaux sont invités à réaliser une œuvre artistique originale dans laquelle la terre (à BE-Comines-Warneton) et l’eau (à FR-Villeneuve d’Ascq) sont essentiels.
Les deux manifestations s’appuient sur des spécificités locales nées de ressources naturelles : les lacs pour Villeneuve d’Ascq et les briqueteries pour Comines-Warneton. (extrait de la présentation sur la page conduisant aux sites des manifestations).

Attention : J -30 pour les appels à projets des concours  ART/TERRE et ENTRE-LACS 2012
Règlement de participation : www.art-terre.be ou www.entre-lacs.eu

 
 
"Home, sweet home" (2010), Armande Jammes, Aurélien Zoia, Sylvain Morin

12 novembre 2011

Mariele Neudecker, paysages atmosphériques


"Heaven, Sky" (2008)

"My work is attempting to challenge conventional ways of seeing and re-considers the dichotomy between nature and culture. The ideas underpinning my work grew out of a process of collecting images and concepts of predominantly Northern European Romantic Ideas - mingled with a desire to undermine and dissect those concepts. The use of technology in the work enables and destroys records of fiction and fact - in return science and technology become vehicles for the Sublime."

« Unrecallable Now » (1998); mixed media incl. 18 000 l of water solution, fiberglass
850 x 1950 x 120 cm. Henry Moore Fellowship commission installation at Spike Island, Bristol, UK; 
installation Melbourne International Biennial, Melbourne, Australia (1999); 
installation Yokohama International Triennale of Contemporary Art, Japan (2001).

Mariele Neudecker, une artiste allemande installée au Royaume-Uni, est connue pour ses installations de "paysages atmosphériques"; une technique personnelle qui combine résine polyester, chimie et aquariophilie... dans des échelles qui vont de la maquette en vitrine à la grandeur nature. Un romantisme teinté de Caspar David Friedrich... 

Certaines de ses œuvres seront visibles à partir du 9 décembre 2011 dans le cadre de "Surnaturel", une exposition présentée à Ottawa (Canada) au cours des prochains mois : Musée canadien de la nature (jusqu’au 12 février 2012), le St. Brigid’s Centre for the Arts et la Patrick Mikhail Gallery. Voir : http://punctumbooks.com/titles/preternatural/


"The Internal Slipping Out Into The World At Large"(2000). fluorescent fishing line, wood, mixed media,
230 x 180 x 190 cm. Une œuvre qui a fait parler d'elle en son temps, à cause de rumeurs de plagiat par le  Lead Pencil Studio intégrant des "éclairages" utilisant ce principe technique dans son projet pour le Frank Gehry’s Guggenheim Abu Dhabi... Plus d'infos : http://www.thestranger.com/seattle/Content?oid=511123
(Nous vous avons déjà parlé de ce studio dans le cadre d'un autre projet : http://acasculpture.blogspot.com/2010/11/lead-pencil-border-sign.html )

Le site de l'artiste (documents de petit format) : http://www.marieleneudecker.co.uk/

" I Don't Know How I Resisted The Urge To Run"  (1998)

Découvrir le dossier de presse (extrait ci-dessous) lors de l'exposition à la Tate St. Ives :  http://www.marieleneudecker.co.uk/Resources/Tate%20St.Ives%20-%20exhibition%20c.pdf
The fabricated worlds presented by Mariele Neudecker with their careful construction and simulated weather, seem to encapsulate the atmosphere and promise of the sublime imaginary moment in our memory. The landscapes created for her tank works, although not large, are representations and reproductions of the Romantic landscape by such iconic artists as Caspar David Friedrich, whose paintings allowed us to look down and across sublime vistas. Her tank pieces envelope our gaze, prickle our imagination and lure us in to see beyond the obvious – albeit enchanted – illusion, we know that this is no representation of reality.


Un aperçu photographique de ses œuvres sur le site de la Galerie Barbara Thumm :  http://www.bthumm.de/www/artists/neudecker/exhibitions.php 
A propos de son travail de scénographe : http://www.youtube.com/watch?v=Z3P0RbMHJtk