27 avril 2012

Beaufort04 : la côte de Magdalena Abakanowicz, Marco Casagrande, Jannis Kounellis, Hans Op de Beeck, Jaume Plensa, Arne Quinze, Bernar Venet, Erwin Wurm...


Magdalena Abakanowicz, "Two Corten Armours"

Après les trois éditions d'art contemporain précédentes, le littoral présentera une nouvelle édition baptisée Beaufort04.
La Triennale est devenue un événement artistique et culturel d'envergure à ne pas manquer. La côte flamande et l'art contemporain se retrouveront une fois de plus dans des installations monumentales et d'œuvres fascinantes implantées dans le biotope naturel des villes dynamiques du littoral.
Suite de la présentation sur le site de la manifestation : http://www.beaufort04.be/fr
Y revoir des documents sur les triennales antérieures et planifier votre visite du 31 mars au 30 septembre 2012.

Paolo Grassino, "Analgesia / Temi Perenni (Cani)"


Et en grande première (visible sur le site de l'artiste), le making of de l'oeuvre d'Arne Quinze "Rock Strangers", qui sera installée à Ostende sur la ‘Zeeheldenplein’ (la Place des Héros de la Mer) récemment rénovée, le 30 juin 2012.



Artistes participant à Beaufort04 (liens vers les sites personnels) :
Magdalena Abakanowicz (Pologne), Norbert Francis Attard (Malte), Marco Casagrande (Finlande), Les Frères Chapuisat (Suisse), Claire Fontaine (France), Isaac Cordal (Espagne), Melita Couta (Chypre), Folkert De Jong (Pays-Bas), Ivars Drulle (Lettonie), Nick Ervinck (Belgique), Martine Feipel ; Jean Bechameil (Luxembourg/France), Michal Gabriel (République tchèque), Adrian Ghenie (Romanie), Dalila Gonçalves (Portugal), Paolo Grassino (Italie), Jeppe Hein (Danemark), Michael Johansson (Suède), Flo Kasearu (Estonie), Zilvinas Kempinas (Lituanie), Jannis Kounellis (Grèce), Hans Op de Beeck (Belgique), Jaume Plensa (Espagne), Arne Quinze (Belgique), Nedko Solakov (Bulgarie), Stefan Sous (Allemagne), Bernar Venet (France) et Erwin Wurm (Autriche).

Les frères Chapuisat, "Erratique"

Petite précision : pour les non-initiés aux particularités du vocabulaire régional, la côte flamande est la côte belge; une appellation qui ne manque jamais d'interpeler les habitants des Ardennes wallonnes et de la capitale bruxelloise...

Nous avons déjà parlé (parfois à plusieurs reprises) de certains de ces artistes :
http://acasculpture.blogspot.com/search?q=Magdalena+Abakanowicz
http://acasculpture.blogspot.com/search?q=Les+Fr%C3%A8res+Chapuisat
http://acasculpture.blogspot.com/2009/03/slumberland-jaume-plensa.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/05/bernar-venet-nice-sculpture.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/arne-quinze-bruxelles-rouen.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/12/erwin-wurm-one-minute-sculpture.html

18 avril 2012

Sarkis, traceur de lumière


Parmi les nombreuses expositions et installations présentées à Chaumont-sur-Loire cette année, la présentation de 72 vitraux créés par Sarkis "AILEURS, ICI". Une commande spéciale de la Région Centre exposée dans le Château de Chaumont-sur-Loire, du 08 avril 2011 au 31 décembre 2014. Lumineux, somptueux, merveilleux...


Les vitraux ne racontent pas une histoire, ils sont ouverts à l’histoire de notre monde, à des milliers et à des milliards d’images. Sarkis


Plus de détails et plus d'images à propos de cette réalisation sur le site du domaine :  http://www.domaine-chaumont.fr/can/2012/fr/sarkis2.php
 

Et si vous êtes dans la région, Sarkis est également au château d'Angers dans le cadre de Songe d'une Nuit d’Été, un parcours art contemporain et patrimoine dans la Vallée de la Loire (juin à octobre).

Nous avons déjà parlé de cet artiste :

Voir aussi le site de l'artiste :  http://www.sarkis.fr/

16 avril 2012

Raphaël Zarka, la clef du géomètre

"Forme à clés", sculpture (Galerie Michel Rein)

Plusieurs questions centrales à la pratique de Raphaël Zarka se rejoignent dans son exposition Les Prismatiques : son intérêt pour la géométrie, la transposition d’éléments empruntés au champ de la peinture vers celui de la sculpture, la constitution d’un corpus de formes développé sur le modèle de la collection. Déjà présente dans plusieurs œuvres qu’a réalisées l’artiste ces dernières années, la forme autour de laquelle s’articule l’exposition – un prisme dont la base s’apparente à un triangle rectangle tronqué – est directement reprise d’un petit objet en bois, la clef de châssis, utilisé par les peintres au dos de leurs toiles pour en ajuster la tension. Elle est ici abordée comme un module à partir duquel se déploie, sur le mode la permutation, une série de sculptures et de dessins. 
Extrait de la présentation du sculpteur par Christophe Gallois sur le site de la galerie Michel Rein, 42 rue de Turenne à Paris.
Raphaël Zarka, "LES PRISMATIQUES", du 14 avril au 26 mai 2012. 

 "Forme à Clefs" (2009).  150(h) x 181 x 175 cm

Se réfèrant à Borgès (d'après le site Evene) :
"C'est presque insulter les formes du monde de penser que nous pouvons inventer quelque chose ou que nous ayons même besoin d'inventer quoi que ce soit."

 
 "Mystery Board #2" (2007)

A lire également, l'article amusant(?) : "N’achetez pas Raphaël Zarka"

"Les prismatiques" (2011) Série de six sculptures, chêne. Dimensions variables.
 Production le Grand Café. (Courtesy galerie Michel Rein). Crédit : Marc Domage.

Nous avons déjà parlé de ce sculpteur :  http://acasculpture.blogspot.com/2010/01/raphael-zarka-le-constat-du-curieux.html

Jean-Paul Laenen, le Fil d'Ariane

Le sculpteur Jean-Paul Laenen, à qui l'on doit notamment la dernière pièce de 5 francs belges, est décédé samedi à l'âge de 81 ans, a fait savoir dimanche sa famille.
De 1947 à 1953, Jean-Paul Laenen a suivi des cours à l'Institut supérieur d'architecture Saint-Luc à Bruxelles ainsi qu'à la Slade School of Fine Arts à Londres. L'artiste obtient ensuite des bourses d'études et se rend à Rome, Oslo et Carrare (Toscane).
En 1963, il reçoit le Prix de la "Jeune Sculpture Belge", après quoi il propose, en 1965, sa première exposition solo au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Durant sa carrière, le sculpteur a participé à deux reprises (1970 et 1976) à la Biennale de Venise. Dans les années 70, il fonde avec deux autres architectes, Bob Van Reeth et Marcel Smets, le groupe de travail "Krokus" qui se charge de revaloriser et restaurer des anciens quartiers du centre de Malines et d'autres villes de Belgique. En 2006, une exposition est organisée à Malines à l'occasion de son 75e anniversaire.
Jean-Paul Laenen est notamment connu pour avoir réalisé les statues du "Fil d'Ariane", postées sur la passerelle du Parlement européen rue Belliard à Bruxelles, mais il restera surtout dans nos mémoires comme le créateur de la dernière pièce de 5 francs.
Communiqué de Belga sur le site de la RTBF

 Photos de la fonderie De Kunstbronsgieterij.
Voir l'article d'Annick Henrotin sur le site du quotidien Le Soir (1991) à propos de l'installation du "Fil d'Ariane" . Extraits :
Fils dorés tenus par deux Ariane surplombant l'arc, symbole de l'union européenne. La passerelle de la rue Belliard s'enrichit d'or et de bronze... Elle symbolise Ariane qui dévide le fil destiné à Thésée, prisonnier du labyrinthe crétois, explique le sculpteur, Jean-Paul Laenen. Le labyrinthe, c'est la complexité du monde. Le fil d'Ariane, le symbole de l'Europe qui se cherche et doit rester vigilante pour sauver la démocratie face à une menace toujours présente...




Découvrir également son intervention dans le métro bruxellois (station Aumale) sur le site de la STIB (compagnie des transports bruxellois).


Et pour l'anecdote, les malheurs de sa sculpture en hommage à Ludwig Van Beethoven dans la ville de Mechelen(B), vandalisée pour la Nème fois; récit du journal Gazet van Antwerpen, en néerlandais, à déguster éventuellement dans une traduction google...

15 avril 2012

Urs Fischer et “Madame Fisscher” à Venise

Le sculpteur allumant son autoportrait (Photo Stringer/Italy/REUTERS)

Madame Fisscher retrace l’ensemble du parcours artistique de Urs Fischer des années 90 à aujourd’hui. Son œuvre, marquée tout à la fois par le sens de l’humour, le goût du paradoxe, la virtuosité d’exécution, fait appel à une extraordinaire diversité de média et de techniques pour mettre en question l’histoire de l’art et de la sculpture, le rapport au corps, la notion du temps, le statut de l’objet.
L’art de Fischer, qui privilégie la polysémie et la complexité, échappe à toute forme de pesanteur académique ou d’interprétation univoque.Son univers créatif, qui mélange illusion et réel, violence et humour, apparaît à la fois logique et absurde. L’artiste y établit des équilibres instables, dont le sens semble toujours mouvant. Le titre même de l’exposition, « Madame Fisscher », d’après l’œuvre qui investit l’atrium de Palazzo Grassi, témoigne de ce refus de figer toute interprétation. Renvoie-t’il à l’artiste, à sa compagne, à sa mère, ou bien peut-être à Madame Tussaud et à son célèbre musée de cire? Jouant tour à tour - et parfois simultanément - sur la surprise, le doute ou l’inquiétude, le parcours de l’exposition s’inscrit précisément dans cette logique de l’indétermination et du mouvement.
Présentation de l'exposition sur le site du Palazzo Grassi (à voir : visite de l'expo salle par salle).
Madame Fisscher”, Palazzo Grassi (Venise), du 15 Avril au 15 Juillet 2012.

AFP.com/Gabriel Bouys


Nombreux articles, qui se ressemblent bizarrement...
http://www.liberation.fr/depeches/2012/04/13/francois-pinault-invite-lartiste-urs-fischer-a-suspendre-son-vol-a-venise_811522
http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/l-artiste-urs-fischer-suspend-son-vol-a-venise_1104235.html

Vue de l'atelier de l'artiste reconstitué dans le cadre de l'exposition.

Nous avons déjà parlé de Urs Fischer à l'occasion de la dernière biennale :  http://acasculpture.blogspot.com/2011/07/voir-venise-etun-peu-de-tout-i.html
D'avantage de vues de cette installation :  http://www.designboom.com/weblog/cat/10/view/15021/urs-fisher-at-venice-art-biennale-2011.html

Le site de l'artiste : http://www.ursfischer.com/images/77137


Et pour le plaisir des yeux, une photo issue de la performance de l'artiste dans l'exposition du Palazzo Grassi, mettant en scène un modèle nu (Madame Fisscher?) reprenant des poses emblématiques de l'histoire de l'art.

12 avril 2012

Evan Penny, mégaréaliste

11 avril 2012

José Luis Torres, Autoconstrucciones

Le sculpteur José Luis Torres vient de compléter le montage de l’exposition Autoconstrucciones, une installation en trois temps présentée à la Thames Art Gallery, à Chatham en Ontario, jusqu’au 6 mai prochain.


Du 26 au 30 mars dernier, l’artiste a élaboré son imposante exposition devant le public, dans la galerie principale de la Thames. Le résultat propose trois expériences distinctes : à travers le parcours suggéré, les participants transitent des modules où, tour à tour, ils observent, se déplacent et se réfugient. Pour le sculpteur, ce sont là trois états liés au nomadisme, thème phare dans sa pratique.
D'après le site tintamarre.

Le site de l'artiste : http://www.joseluistorres.ca/installations/info.php?id=70 ; y découvrir d'intéressantes installations à base d'assemblages de bois qui invitent le spectateur dans des parcours de découverte.
Ne manquez pas de faire un détour par les "paysages portatifs". Un projet qui donne du contenu au contenant... en associant les techniques de moulage mettant en œuvre bois et pisé (mélange terre/paille).



"Les sculptures ont la forme de caisses-moules faites de panneaux ouverts de diverses manières et à divers degrés. Conçues comme des jeux de constructions, chacune des caisses-moules est une œuvre itinérante chargée des souvenirs personnels de l’artiste. En se déployant, elles dévoilent des paysages fictifs basés sur la réinterprétation d’espaces réels que l’artiste a fréquentés."
Extrait de la présentation sur le site du sculpteur.

06 avril 2012

Marcela Armas, viva Mexico

 

Marcela Armas, "I-Machinarius" (2008). Chaîne et engrenages, moteur, système de lubrification, huile,réservoir. Cette machine dessine la carte renversée de Mexico.


Découvrir d'intéressantes installations (complétées par des vidéos) sur le site de l'artiste :  http://marcelaarmas.blogspot.com/

Cette installation est visible dans le cadre de "Resisting the Present. Mexico 2000/2012", du 9 mars au 8 juillet 2012 au MAM
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente à l’ARC l’exposition « Resisting the Present. Mexico 2000/2012 », composée d’une cinquantaine d'œuvres (installations, vidéos, dessins, photos et films). Elle rassemble une génération fortement engagée dans l’évolution sociale et politique de son
pays. Nés pour la plupart après 1975, ces 24 artistes sont actifs au Mexique depuis les années 2000... ...Les artistes réunis dans cette exposition viennent d’horizons différents (arts visuels, cinéma, documentaire…). Ils utilisent diverses stratégies qui peuvent prendre le chemin de l’activisme poétique, du détournement de problématiques nationales (guerre des narcos, criminalité, corruption, identité, immigration, frontières). Chacune traduit plus ou moins explicitement la prise de conscience d’un modèle économique en crise et le climat d’inquiétude que traversent aujourd’hui les sociétés soumises aux enjeux de la globalisation...

Extraits du communiqué de presse.
La page sur le site du musée n'existe qu'en cache???

L'avis de Télérama (Laurent Boudier):
Programmée, puis déprogrammée pour cause de brouille diplomatique, l'exposition du musée d'Art moderne de la ville de Paris sur la jeune scène artistique contemporaine mexicaine, enfin révélée en ce moment, est au final une fort bonne surprise. D'installations en vidéos, de dessins formats XXL en sculptures éclatées, on découvre une vingtaine d'artistes nés après 1975 : le dessinateur Bayrol Jimenez, le cinéaste Carlos Reygadas ou encore Marcela Armas qui propose une étrange sculpture suintant le pétrole sans fin… De bonnes découvertes.

03 avril 2012

Élise Morin et Clémence Éliard, un océan de mémoire


 
600 m², 60 000 CD assemblés... Un projet visible durant l'été 2011 dans la Halle d'Aubervilliers (F), appelée "Le Centquatre". Waste Landscape, une installation d'Élise Morin et Clémence Éliard. Ces deux artistes avaient déjà collaboré dans le cadre de la Nuit Blanche 2009 avec Nuage Cinétique, à l'église orthodoxe des Saints Archanges : une même alchimie de rêve entre lumière et matériaux du quotidien...

Mark Handforth, l'éclairage du public

© Agence APC + AIA / ARTER

"Cette commande publique d’œuvres d’art est la plus importante d’Europe. Un projet énorme!", se félicite Christophe Girard (PS), adjoint au maire chargé de la Culture. Budget: 11,2 millions d’euros pour dix-neuf œuvres, dont deux transversales et deux éphémères. Toutes spécialement conçues pour le T3 par des artistes venus des quatre coins du monde. La première sculpture monumentale du programme sera installée dès la semaine prochaine, porte de Bagnolet (20e) : le lampadaire rose de l’Américain Mark Handforth (Twisted Lampost Star) ne devrait pas passer inaperçu. Imaginé comme un "signal d’entrée dans la ville", il illuminera le rond-point d’un halo rosé.
Extrait de l'article du JDD du 31 mars 2012 consacré au projet.

Le Twisted Lampost, de Mark Handforth, sera installé à la porte de Bagnolet. 
 (Copyright Agence Grumbach / APC + AIA ARTER


Un avant goût de la future création de Mark Handforth avec ce "Lamppost" (2003) (Gavin Brown's enterprise)


 
Tous les détails sur le prolongement du T3 et des autres projets grandioses... : http://www.tramway.paris.fr/e_upload/pdf/t3mag10.pdf
Et on attend avec curiosité la Grande Fontaine de Katinka Bock (Porte d' Aubervilliers; trémie ), ou "Les poings d’eau" de Pascale Marthine Tayou (Porte de Montreuil).
Sous la direction artistique de Christian Bernard, directeur du Musée d’art moderne et contemporain de Genève.
"Nous avons voulu, autant que possible, que les citadins s’approprient simplement les œuvres associées au tramway. Notre souhait est qu’elles s’installent dans la vie des riverains et des usagers du tramway par la justesse de leur présence, de leur rapport au territoire, et aussi par l’agrément qu’elles proposent. C’est pourquoi la plupart des œuvres ont une valeur d’usage (bancs, fontaines, grilles, etc.) qui devrait les rapprocher des usagers du tramway et des habitants."

30 mars 2012

Daniel Franke et Cedric Kiefer, tu es poussière...


Un travail de Daniel Franke et Cedric Kiefer associant danse, musique et informatique. Trois caméras enregistrent une performance en 3D, qui est recomposée dans une image de synthèse réagissant à la bande son...

Extrait de l'explication complète du travail sur vimeo
"The basic idea of the project is built upon the consideration of creating a moving sculpture from the recorded motion data of a real person. For our work we asked a dancer to visualize a musical piece (Kreukeltape by
Machinenfabriek) as closely as possible by movements of her body. She was recorded by three depth cameras (Kinect), in which the intersection of the images was later put together to a three-dimensional volume (3d point cloud), so we were able to use the collected data throughout the further process. The three-dimensional image allowed us a completely free handling of the digital camera, without limitations of the perspective. The camera also reacts to the sound and supports the physical imitation of the musical piece by the performer. She moves to a noise field, where a simple modification of the random seed can consistently create new versions of the video, each offering a different composition of the recorded performance. The multi-dimensionality of the sound sculpture is already contained in every movement of the dancer, as the camera footage allows any imaginable perspective.
"


Vue en HD sur le site de Daniel Franke (ainsi que d'autres recherches) :  
http://www.daniel-franke.com/unnamed_soundsculpture.mov

Li Wei monte à la Villette


Vidéo making-of "Il est libre, Li Wei" par Télérama; le photographe plane sur la Villette...
   

Exposition Li Wei, au Parc de la Villette, du 20 mars au 19 août 2012.
16 photographies géantes installées dans le parc (accès libre).
Article : http://www.lexpress.fr/culture/art/li-wei-au-parc-de-la-villette-c-est-planant_1090607.html
« Mon langage artistique est universel et traite de sujets comme la politique et la société en utilisant des symboles qui peuvent être compris par n’importe qui dans le monde ».
Le site officiel :  http://www.liweiart.com/

27 mars 2012

Allan McCollum, serial sculpteur : making of

 "Lost Objects" (1991). Émail sur fibre de verre; dimensions variables. 
Produit en collaboration avec le Carnegie Museum of Natural History. Vue de l'installation de Pittsburgh à la John Weber Gallery, New York. Photo : Fred Scruton © Allan McCollum


"I slowly came to the conclusion that dinosaur fossils are copies. They’re made by a molecule-by-molecule replacement of the actual bones with silica or other natural elements and they wind up having the same form as the dinosaur bone. This is the way fossils are generally created, so it occurred to me that if I make a copy of a dinosaur bone, it’s really just a copy of a copy."

Allan McCollum (page Art21)

Appliquant les stratégies de production de masse à des objets fabriqués à la main, la pratique d'Allan McCollum questionne la valeur intrinsèque de l'œuvre d'art unique. Les installations de McCollum -accumulations d'un grand nombre de petits objets systématiquement organisés- sont le produit de nombreux petits gestes, construits au fil du temps. Voir son travail produit souvent un effet sublime lorsque l'on réalise progressivement que l'ensemble vertigineux de milliers d'objets qui semblent identiques, sont en fait subtilement différents. Impliquant des assistants, des scientifiques, et des artisans locaux dans son processus, McCollum englobe une forme coopérative et démocratique de la créativité. (Présentation sur Art21. Traduction "maison")


 
 

Une série de vidéos très instructives sur les processus de création et de réalisation mis en œuvre par Allan McCollum. Elles sont produites par Art21, qui en est maintenant à sa sixième saison de sa passionnante série Art in the Twenty-First Century. Beaucoup d'anciens numéros sont visibles sur YouTube; et pour les européens, c'est la seule manière (un peu décousue) d'accéder à cette mine d'or très alléchante en raison de restrictions liées aux droits d'auteur.

Quelques noms pour vous mettre l'eau à la bouche : Marina Abramović, Ai Weiwei, Allora Calzadilla, David Altmejd, Laurie Anderson, Matthew Barney, Louise Bourgeois, Jenny Holzer, Mike Kelley, Jeff Koons, Paul McCarthy, Bruce Nauman, Gabriel Orozco, Martin Puryear, Doris Salcedo, Richard Serra, Cindy Sherman, Sarah Sze, James Turrell...


Pour les initiés, il existe cependant certains moyens pour masquer son adresse IP...

24 mars 2012

Beauté aseptisée

 François Pompon, "Tête d’Orang-outan" (1930) © RMN / A. Morin / Gallimard

Peintures, dessins, sculptures, photographies, célèbres ou insolites... La manifestation réunit environ 120 chefs-d’œuvre de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, avec un parti pris radical et inédit : ne montrer que des œuvres où l’animal est représenté seul et pour lui-même, hors de toute présence humaine. Cette merveilleuse ménagerie, scénarisée dans un souci de clarté et d’accessibilité à tous les publics, mêlera le sauvage et le domestique, l’étrange et le familier.
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site : "Beauté animale" ; visible au Grand Palais, du 21 mars au 16 juillet 2012
Quelques photos de l'exposition à découvrir sur  http://www.francetv.fr/info/beaute-animale-au-grand-palais_74933.html
Notons que l'exposition propose un e-album en sus du catalogue version papier.

Extrait d'un avis mitigé du Monde dans un article intitulé "Une exposition bête et gentille"
On ne peut s'empêcher de penser que "Beauté animale" a été conçu comme un spectacle tous publics, aseptisé, aimable, consensuel comme on dit. Et que, pour cela, un sujet très intéressant est réduit à de belles images.

D'autres bêtes sur SCULPTURE :  http://acasculpture.blogspot.com/2012/01/betes-off-sculpture.html


Et pour le plaisir, un dessin très sculptural (repris du Monde) d'Albrecht Dürer (1471-1528). "Rhinocéros" (1515). Gravure sur bois, 21,2 x 30 cm. Paris, BNF, département des estampes et de la photographie. © Paris, Bibliothèque nationale de France

20 mars 2012

David Nash, le rouge et le noir


Pour sa troisième exposition à la Galerie Lelong, David Nash a choisi le titre-manifeste : Noir et rouge, bronze et bois. Ces deux couleurs sont celles qu’il aime faire contraster dans la plupart de ses récentes sculptures en bois et ce sont celles qui dominent avec force ses nouveaux dessins et pochoirs. Le noir du bois carbonisé en surface était une sorte d’emblème de David Nash. Il est maintenant exalté par sa confrontation au rouge vif.
Extrait de la présentation du sculpteur sur le site de la Galerie Lelong à propos son exposition qui vient de se clôturer le 17 mars 2012.

"Black around Red" (détail) (2011) . Eucalyptus rouge.Galerie Lelong Paris - Art Brussels 2011

Nous avons parlé de David Nash à l'occasion de son exposition en 2010 au YSP ( Yorkshire Sculpture Park) : http://acasculpture.blogspot.com/2010/10/david-nash-au-ysp.html
NB : une exposition "Miró: Sculptor" vient de démarrer au YSP; à voir jusqu'au 6 janvier 2013.

"Mosaic Egg" (2004).Chêne; 46 x 90 x 47 cm 

Il (David Nash) a un jour déclaré s'être inspiré de la maxime bouddhique qui dit qu'il est préférable de collaborer avec la nature que de chercher à la dominer. Son travail est lié à la forêt et à l'infini de possibilité qu'elle peut offrir à l'artiste. Il est considéré comme un de ceux qui a réussi à sublimer la nature, à se l'approprier et à lui donner un sens. (http://fr.wikibooks.org/wiki/Art_et_%C3%A9cologie/David_Nash)

Dans la suite de l'exposition, le catalogue  Black and Red : Bronze and Wood par Thierry Dufrêne (2012); 77 pages; Texte en français et en anglais.

Pour prolonger votre découverte, lire par exemple une interview du sculpteur sur le site Sculpture.org
ou cet article : http://www.edit-revue.com/?Article=178 qui traite de trois aspects récurrents dans l'œuvre de Nash : les échelles, les travaux vivants et les cheminée.


"Willow Ladder"(1978). Cumbria, Angleterre.

"Ladder (Tikapuut)" (1989) . EMMA, Espoo Museum of Modern Art, Espoo, Finlande

Kotoku Sculptures, Nikko, Japan, (1984). Lithographie coloriée. 27 x 35 cm.



« Ash Dome a été conçu au milieu des années 70 comme un acte de foi dans le futur, comme une sculpture pour le XXIe siècle. Les haies me paraissent un bon exemple. En les étudiant, je me suis aperçu qu’elles étaient les plus malléables à la déformation et facile à éloigner de leurs propres racines. Vingt-deux jeunes frênes ont été plantés sur le périmètre d’un cercle de neuf mètres de diamètre sur un terrain plat de la vallée de Flestiniog, dans le nord du pays de Galles, dans le but de créer une coupole végétale. A présent je dirige la croissance des arbres à la manière des anciens potiers chinois qui, l’esprit concentré sur le volume de vide invisible à l’intérieur du vase, modelait l’argile autour de la forme de cet espace. Le fait que la marine britannique ait planté des chênes au XIXe siècle pour pouvoir construire une nouvelle flotte à la fin du XXe siècle m’a été aussi source d’inspiration. Mais les chèvres ont dévoré le premier anneau d’arbres et j’ai dû en planter un deuxième. Cette fois, je l’ai protégé par une palissade aussi contre les lapins qui voulaient grignoter l’écorce. J’ai également planté des bouleaux pour qu’ils abritent les frênes du vent et contribuent à stimuler leur croissance. » David Nash

19 mars 2012

Roll over Beethoven : nouvelles technologies de la sculpture

 
Et si on s'équipait un peu... Visitez par exemple le site de la firme américaine Robotic Solutions avec ses vidéos de démonstration. Un peu de tout pour travailler les mousses, les terres, les métaux, les résines et autres matériaux composites.
Découvrir le travail de différents matériaux:

18 mars 2012

Rodin, la patine à la française...

Restauration en cours du "Penseur". © Musée Rodin

Quelques extraits d'un article "Le gommage du "Penseur" paru sur le site du journal Le Point (17-03-2012), et qui évoque le travail des restaurateurs sur la célèbre sculpture de Rodin dans les jardins du musée parisien.

... Cette fois, les restaurateurs ont projeté à la surface, sous basse pression, une poudre de noyaux d'abricot pour la nettoyer, avant de la couvrir de nouveau de cire.
Mais l'opération va un peu plus loin. Ont également été atténués par endroits les contrastes entre les patines vertes et noires que les intempéries ont dessinés au fil des années. Le côté droit du Penseur, à cause de sa géométrie et de son exposition au nord, a pris une patine vert-de-gris unie. Le flanc et le dessus de la cuisse gauche, exposés au sud et protégés partiellement par le buste, n'ont pas subi partout l'effet de la pluie : ils ont gagné une patine noire, qui marbre le vert. Comme sur les mollets où des stries des deux couleurs viennent contredire le modelé des muscles...
...La restauration sera donc "à la française" : minimale. "Dans les pays anglo-saxons, on a tendance à nettoyer entièrement le vert-de-gris pour revenir au métal brut et le recouvrir d'une patine artificielle marron ou vert foncé pour retrouver l'aspect de l’œuvre originale, explique Nicolas Imbert. C'est un choix. Nous préférons en France maintenir ce type de sculpture au plus près de l'équilibre qu'a trouvé le bronze avec cette transformation progressive."...

L'Hôtel Biron qui abrite les collections permanentes du musée Rodin ferme ses portes jusqu'au 1er avril 2012 inclus, pour des travaux de muséographie et de rénovation. L'exposition et le jardin de sculptures restent ouverts.

Pour en savoir un peu plus sur les techniques de nettoyage de la pierre (MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION DIRECTION DE L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE OUVRAGES EN PIERRE DE TAILLE; voir chapitre 7) :  http://www.culture.gouv.fr/culture/organisation/dapa/pierre.pdf

Choi Jeong Hwa, happy sculpture

"Breathing Flower" (2012), l’œuvre de l'artiste/designer sud coréen Choi Jeong Hwa était exposée en Australie dans le cadre du Perth International Arts Festival. (photo anonyme). Cette sculpture gonflable en plastique recyclé sera prochainement visible sur la Civic Center Plaza de San Francisco.
Pour la voir respirer :  http://www.youtube.com/watch?v=U2Zdh7rMjUs

"Air, air",une autre réalisation de l'artiste dans le cadre du festival de Perth 2012 (photo site de l'artiste)

"happy happy" (2010), SHC, Shanghai (photo site de l'artiste)

"happy together" (2009), LACMA, Los angeles (photo site de l'artiste)

Et encore beaucoup de bonheur sur le site de cet artiste très prolifique : http://choijeonghwa.com/

13 mars 2012

Wim Delvoye, suppo de sculpture


"Suppo (scale model 1:2)" (2010). 620 x 75 cm. Acier inoxydable, découpe laser. 
Détail. (Photo : site de l'artiste)
Le Louvre invite Wim Delvoye à intervenir dans divers lieux du musée : sous la pyramide, dans le jardin des Tuileries, au sein des appartements Napoléon III et dans les salles gothiques du département des Objets d’art.
Après Tony Cragg, Wim Delvoye est le deuxième artiste à concevoir une nouvelle sculpture monumentale pour la colonne du belvédère. Une immense flèche gothique en acier Corten torsadée, intitulée Suppo, sera ainsi exposée jusqu’au 3 décembre 2012. Parallèlement, une imposante œuvre en acier Corten dentelé sera présentée dans le jardin des Tuileries, s’inscrivant à l’automne dans le parcours de sculptures de la Fiac.
Au sein du musée, une quinzaine de productions récentes en vitrail, en porcelaine, en bronze,  témoignant de ses recherches actuelles sur la sculpture du XIXe siècle et de l’exploration des techniques informatiques de reproduction, seront présentées en contrepoint des collections des Objets d’art.
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site louvre.fr
Exposition du 31 mai au 17 septembre 2012.

"Suppo (scale model 1:2)" (2010). 620 x 75 cm. Acier inoxydable, découpe laser. 
(Photo : site de l'artiste)

... Le gothique est un état d’esprit qui m’intéresse. Il n’est pas antinomique avec le contemporain. On peut, par exemple, être romantique et ne pas vouloir pour cela revenir au XIXe siècle et faire la guerre contre les Turcs avec Lord Byron. Le gothique, ce sont aussi les décors de Batman et beaucoup de musique d’aujourd’hui. J’ai commencé par étudier les formes gothiques et je les ai refaites au laser comme une tapisserie. Dans une seconde étape, j’ai recherché les principes du gothique pour étudier les voûtes, les coupoles, les arcs-boutants. Et, dans une troisième étape, je me suis attaqué aux tours, rêvant de faire un jour une vraie tour habitable gothique, en partant de l’état où était le gothique pour le faire avancer plus loin. Placer une tour à Venise, Paris ou Bruxelles perturbe les gens de manière intéressante. Car une œuvre d’art n’est intéressante que si elle perturbe celui qui la voit. Je ne m’arrête dans un musée ou je n’achète que des œuvres qui me perturbent. Je ne sais pas si je ferai encore grandir la tour. Je reprendrai peut-être le sommet qui jure un peu sur le plan stylistique...
Extrait d'une interview par Guy Duplat parue dans La libre.be en 2010 à l'occasion de l'exposition au Palais des Beaux-arts de Bruxelles.



"Cement truck (scale model 1:5,25)" (2011). L 181 x 41 x 72 cm. 
Acier inoxydable, découpe laser. (Photo : site de l'artiste)
Se promener en priorité sur le site de Wim Delvoye ( http://www.wimdelvoye.be/) pour y découvrir les créations de l'artiste au travers d'une sorte de "SimCity", où l'on visite différents pavillons/édifices thématiques : l'hôpital des X-RAYS, la maison 3D, le magasin de pneus TYRES, la FOUNDRY, l'usine CLOACA... et même la mosquée (vide à ce jour : les représentations du prophète sont-elles trop périlleuses?).
 "Untitled (Car Tyre)"(2009). H 122 x 38 cm. 
Pneu sculpté à la main. (Photo : site de l'artiste)

Et pour terminer sur une petite touche "communautaire" , nom donné à cette discipline belge qui s'occupe des relations entre les communautés francophone, flamande et allemande de Belgique, signalons que l’exposition dans le département des Objets d’Art et dans le jardin des Tuileries a été rendue possible grâce au soutien de la Délégation générale du gouvernement flamand en France. Cette exposition est donc financée, non pas par la Région Flamande, mais directement par le Gouvernement Flamand. Ne dites donc plus artiste belge, mais artiste flamand... Son collègue Jan Fabre qui avait exposé en 2008, n'avait bénéficié que du soutien de la ville d’Anvers et du ministère de la Culture de la Communauté flamande.

Ce n'est évidemment pas la première fois que nous parlons de ce sculpteur(?) :
http://acasculpture.blogspot.com/2010/04/wim-delvoye.html
http://acasculpture.blogspot.com/2010/06/wim-delvoye-le-discobolos-de-roubaix.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/01/sculpture-de-merdewim-delvoye.html

Un petit rafraichissement technique? : http://acasculpture.blogspot.com/2008/06/technologie-de-la-sculpture-selective.html