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11 juin 2010

LA DOLCE VITA, le catalogue

Les documents que nous vous invitons à découvrir sont les témoins de notre exposition "La Dolce Vita", projet d'année de notre atelier de sculpture de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles - École Supérieure des Arts (ARBA-ESA); d'une part les textes du catalogue rédigés par les étudiants, d'autre part les photos (officieuses et non définitives) de l'exposition. Aboutissement d'une année de recherche, "La Dolce Vita" s'est installée le temps du "PARCOURS D'ARTISTES 2010" de la commune de Saint Gilles, dans ce lieu en attente d'affectation que nous avons baptisé "Espace Théodore". Thèmes, techniques et démarches se sont déclinés individuellement avec force et émotion, voire humour et dérision, pour faire revivre ce lieu le temps d'un parcours... Certaines de ces oeuvres seront réinstallées dans nos locaux de l'école à l'occasion de notre exposition de fin d'année les 25, 26 et 27 juin; d'autres n'ont pu être conservées et seront présentées au travers de photos.
La conception et la mise sur pied d'une exposition telle que celle-ci rencontre différents objectifs que nous nous sommes fixés dans notre projet pédagogique; tant par la pratique de l’intégration environnementale que dans la recherche de l'authenticité du langage personnel, cette immersion dans le concret (au travers d'exigences les plus variées) convoque l’ensemble des compétences attendues chez un créateur professionnel.
L'équipe pédagogique de l'atelier de sculpture : Pierre Dessaer, Jean François Diord, Alain Manneback, Mario Ferretti et Guy Gilsoul


ANTHONY GRIERE " Le Piège "
" Le piège, thème récurent dans mes travaux, est par définition un dispositif destiné à tromper ou attraper quelqu'un ou quelque chose. Cette installation est une critique de notre monde qui, par l'ignorance et ses excès, porte en lui les germes de sa propre destruction; les doctrines, artistiques et politiques interagissent et nous manipulent."


VOSKANOV GEVORG " Le Cauchemar "
Le choix s'est porté sur un lieu fermé (environ cinq mètres sur deux mètres cinquante). Le spectateur qui y pénètre s'immerge dans un dispositif qui, utilisant un réservoir d'eau et un apport de lumière artificielle, projette sur les parois des reflets en mouvement; tous nos repères architecturaux sont ainsi "noyés". Le réservoir est réalisé à l'aide d'une bâche transparente installée au niveau du plafond. L'eau contenue est agitée à l'aide de plusieurs ventilateurs et des pompes à eau.


DAMIEN LE DEVEDEC " Deux Yeux "



DAMAMME SIMON : "Le Golem"
"Depuis plusieurs années, je travaille à la conception d'un corps articulé; je me projette personnellement à travers cette expérimentation. L'Espace Théodore représente l'occasion d'animer, de faire vivre et de mettre en scène ce personnage. Je propose de relater cette expérience par l'intermédiaire d'une vidéo. L'enjeu de ce projet correspond à une confrontation entre le réel et ma fiction."


MARCO DE SANCTIS " La Fosse "
"Je m’intéresse à des auteurs tels que Marcel Mauss et Georges Bataille, qui ont développé une réflexion autour de notions telles que le don, le sacrifice et le sexe. Je suis attiré par ces "thématiques circulaires" qui se répondent comme des mouvements d'horlogerie : les symboles du sexe, de la nourriture et de la création, la représentation de soi, la mise en abîme…Ce n'est pas la résolution d’énigmes qui m'intéresse mais la prise de conscience de celles-ci. Je concentre mon attention sur le processus créatif, mise à nu de moi-même, vécu comme une forme de rédemption au travers du geste égoïste de la mise en scène de ma mort. "


MARINE FRANCOIS " Au Suivant ! "
"Dans ce projet d'installation in situ, une membrane entrouverte souple et étirable de 2 mètres de haut, matérialise formellement l’appareil psychique et sexuel féminin. Ce "piège", un triangle isocèle tendu entre deux "cuisses" murales, définit, en outre, une frontière tangible entre le regardant et le regardé. Un orifice permet de glisser vers l’intime du "refoulé" féminin, mis en scène à travers une installation vidéo."


FOTOULA GEORGIOU " Partis sans laisser d'adresse "
"Un lieu, une histoire. "Le meurtre" se déroule à la rue Théodore Verhaegen. Le fait divers s'incline devant nous, pour laisser place à une image arrêtée. Telle une scène de cinéma où l'intrigue se meut dans l'esprit de chacun des spectateurs. Tout est possible."


OLIVIA MORTIER "Aphonie"
" "Aphonie" témoigne de mes peurs d'enfants réveillées cette année à travers les souvenirs d'images oubliées d'un fait divers qui appartient à l'Histoire de la Belgique. Serait-ce là, un fragment de "ma" Belgique? "



NADIA BERRICHE " Mur "
"Je m'intéresse depuis toujours aux médias et à leurs supports qui sont une grande source d'inspiration pour moi. Cette année mes recherches se concentrent autour du papier journal. Je collecte depuis un certain temps différents journaux tel que "De Morgen", "Le Soir" et particulièrement "Le Monde" pour ce travail : de par son nom, son format (berlinois) et sa portée internationale unique en tant que journal francophone. Dans ce travail, il y a l'information de ce début d'année où mon intérêt se porte sur l'écrit et les images fortes qui s'affichent à la une."



ADAM WEINER " La Fracture "
"Il fait sombre. Le regard est attiré vers le haut par une lumière parcellée. Au dessus de nos têtes, une masse de pierre fracturée menace de nous anéantir. On devine une lumière éblouissante passant par les fissures. Tout près, un escalier propose de nous amener vers une structure de câbles, rayonnant d'un point focal vers les fragments de pierre. Ici, en opposition, tout est géométrie, contrôle et raison. La dualité est créée par un changement de point de vue sur une même structure."



SOLER ALASTRUEY PATRICIA " L'Arbre "
"Le hasard. Lui seul, toujours, détermine l'œuvre, le matériau, la procédure, l'échelle et pour finir, le sens que chacun voudra donner à la sculpture. Elle ressemble à ma vie."