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17 février 2009

Comme trop souvent : "Ramonville. La place de la mairie privée de sculpture"

Comme trop souvent des artistes sont invités à présenter des projets d'art public et cela ne débouche sur rien; sauf un investissement de travail énorme de leur part, sans indemnités (ou presque) pour les frais de recherche. Ajoutons à cela une parodie de consultation populaire et un changement politique et vous aurez ce mauvais scénario mille fois répété.
A titre d'exemple cet article repris in extenso de la dépèche.fr : http://www.ladepeche.fr/article/2009/02/16/559828-Labege-La-place-de-la-mairie-privee-de-sculpture.html
Changement d'équipe municipale… changement de décor. Finalement, il n'y aura pas d'œuvre d'art sur la place Charles-De-Gaulle - ou du moins pas pour l'instant et, en tout cas, aucune des trois sculptures soumises à l'avis des Ramonvillois au printemps dernier.
« Les artistes candidats ont été informés par courrier. Le dossier est clos », explique Joëlle Boué, première adjointe au maire, chargée de la Culture.
La procédure avait pourtant suivi son cours pendant des mois. À l'automne 2007, alors que l'hôtel de ville était encore en chantier, un comité de sélection avait été mis en place pour choisir l'œuvre d'art qui donnerait la touche finale au réaménagement de la mairie et de sa place. Composé de trois élus de l'époque (André Clément, adjoint à l'Urbanisme ; Antoine Prieto, adjoint aux Travaux ; et Christine Arrighi à la Culture), de la directrice du secteur Culture, Sylvie Mollereau, et de deux artistes ramonvillois, Nicole Clastres et Michel Casas, ce comité avait lancé une consultation.
Sur huit plasticiens de Midi-Pyrénées candidats, trois avaient été retenus : Jean-Emile Jaurès, descendant du grand homme, vivant à Rabastens pour L'Homme en marche ; la Ramonvilloise Christine Jamet pour ses totems de Dans l'autan et le Frontonnais Sylvain Croisy pour sa Borne aux histoires. Dans « une démarche citoyenne, pour que les Ramonvillois s'approprient le projet », des maquettes avaient été réalisées et présentées en avril à la mairie pour que les habitants disent leur préférence en glissant un bulletin dans une urne.
« C'était une consultation et non pas un vote. D'une part, on pouvait mettre plusieurs bulletins dans l'urne ; d'autre part, il en est sorti beaucoup de bulletins blancs » précise Joëlle Boué. « Même insatisfaction lors de la réunion de la commission d'élus et d'artistes ramonvillois : aucun avis ne s'est nettement dégagé. En plus, les montants demandés par les artistes étaient largement supérieurs à ce qu'on aurait pu avoir dans le cadre du 1 % culture. Tous ces éléments nous ont décidés à modifier l'idée de départ et à clore le dossier. »
Alors, quid de la place de la mairie ? La volonté de la commune est-elle toujours d'encourager la création contemporaine ? « Pour l'instant, il n'y a pas d'autre projet », répond Joëlle Boué. « Avec l'École de musique et la deuxième salle de cinéma, nous avons d'autres priorités. »