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04 avril 2010

Abdoulaye Wade, le grand sculpteur sénégalais de la Renaissance africaine

Inauguration de la statue de "la Renaissance africaine" ce samedi 3 avril 2010 par le "président-sculpteur" Abdoulaye Wade.
Si la statue se veut fédératrice des peuples d’Afrique, l’opposition sénégalaise, elle, retient surtout de ce monument qu’il a coûté l‘équivalent de 15 millions d’euros. Pour la député Ndèye Fatou Touré, cette statue est “un monstre économique dans le contexte de crise que nous connaissons: crise financière précédée d’une crise alimentaire et une crise énergétique. Nous disons également que c’est un scandale financier”.
Extrait de l'article d'euronews sur le site; voir la vidéo de l'inauguration : http://fr.euronews.net/2010/04/04/senegal-la-statue-controversee-de-la-renaissance-africaine/

Le "monument de la Renaissance africaine", statue érigée à Dakar pour les 50 ans du pays © TF1 News


Mais la paternité du monument est également contestée. Voir article de Libération de décembre 2009 (http://www.liberation.fr/monde/0101608985-les-colosses-de-dakar) dont voici un extrait :
A cause de ce projet, Abdoulaye Wade et le grand sculpteur sénégalais Ousmane Sow se sont totalement brouillés. Selon les proches d’Ousmane Sow, l’idée du monument a germé voilà environ treize ans, lors d’une discussion informelle. Alors ministre d’État sans portefeuille, Wade avait suggéré l’édification d’une statue sur une colline. Ousmane Sow, déjà très célèbre, avait proposé de modeler un homme et une femme, rentrant au pays avec leur enfant. Allusion au retour des anciens esclaves sur la terre natale, dans une évocation, qui se voulait positive, de la traite négrière. Élu à la présidence en 2000, Abdoulaye Wade a demandé au sculpteur une maquette à échelle humaine. Ce qui fut fait, dans l’esprit des Peuls qui figuraient dans la rétrospective consacrée à Ousmane Sow en 1999, sur le pont des Arts à Paris. «Ousmane était toujours un peu perplexe sur le coût et l’ingénierie du projet, confie son amie, la réalisatrice française Béatrice Soulé. Il n’était pas sûr de la taille de l’œuvre ni de l’emplacement choisi. En fait, rien n’était défini.» En avril 2002, en arrivant à Dakar, le sculpteur apprend que la première pierre de l’édifice vient d’être posée. Quelques jours plus tôt, des photos de sa maquette lui ont été demandées de toute urgence par la présidence. Or, c’est une tout autre œuvre que la sienne qu’il découvre à la une des journaux. Un homme, une femme et un enfant, qu’il pense dessinés à l’ordinateur. «Une statue affreuse et sans aucun rapport avec l’original», affirme Béatrice Soulé. Depuis, l’artiste a mis sa maquette au placard, chez lui, et ne veut plus en entendre parler.

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